La cuisine de Bige

Essais culinaires pour tenter de combler un drôle de vice... La Gourmandise !

08 octobre 2011

Velouté de cocos de Paimpol froid et crème d'estragon

Il y a peu, tout en discutant avec l'un de mes primeurs préférés au marché, j'ai découvert qu'il cachait presque, dans un coin de son banc, un sac de cocos de Paimpol !

L'une de ses clientes lui en avait commandé 1kg et il ne savait que faire du reste...

Oh là là, moi, je savais bien quoi en faire : Jean Sulpice, notre chef savoyard doublement étoilé, dans son livre "Cuisine en Famille" propose :

Un velouté de cocos de Paimpol froid, crème d'estragon

Selon la recette originale légèrement modifiée pour plaire à tous 

P1080367

* Ingrédients :
- 500g de cocos de Paimpol 
- 1 petite carotte
- 1 échalotte 
- 3 branches de thym frais
- 1 morceau de poireau
- 1/4l de lait
- 1 càs d'huile à la truffe blanche
- fleur de sel de Guérande
- poivre blanc de Sarawak

- 20cl de crème fraîche
- 1/3 de botte d'estragon frais
- 1 pincée de sel de Guérande

* Réalisation :

- Dans une casserole remplie d'eau froide non salée, mettre les cocos, la carotte, l'échalotte, le poireau et le thym frais. 

- Faire cuire à petits bouillons et à couvert pendant environ 45 min.

- Réserver 3 càs de cocos pour la décoration et mixer le reste au blender avec le jus de cuisson et le lait pour obtenir un velouté.

- Vérifier et rectifier l'assaisonnement en ajoutant le sel.

- Passer le velouté au chinois afin d'obtenir un velouté absolument lisse et laisser refroidir.

- Porter 5cl de crème à ébullition et ajouter, hors du feu, l'estragon rincé. Laisser infuser 1/4 d'heure.

- Filtrer la crème infusée et ajouter le restant de crème froide.

- Réserver au frais.

- Au moment du service, fouetter la crème infusée. Verser le velouté dans des assiettes, ajouter quelques cocos, 1 cuillère à soupe de crème fouettée à l'estragon. Décorer de quelques gouttes d'huile à la truffe blanche, d'un tour de moulin de poivre.

P1080369

* Verdict : cette recette est absolument à inscrire dans vos tablettes :  la surprise du velouté froid, le contraste entre le velouté et les cocos entiers, la saveur du coco de Paimpol, la délicatesse de la crème fouettée à l'estragon... Une valeur sûre.

Posté par Bige à 21:32 - Soupes - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 septembre 2011

Le crumble de la rentrée

Aujourd'hui, (il parait que) c'est la rentrée.

J'aime les rentrées "été indien" : quand les enfants sont encore en sandales et jupes légères.

Quand les mamans prennent le temps de se raconter les derniers jours de vacances sur le pont qui jouxte la petite école primaire qui a accueilli, successivement, Fille1 puis Fille2.

Quand on lambine un peu, l'esprit léger d'avoir repris le rythme aussi facilement alors que tant de choses à faire nous attendent.

J'aime pas la rentrée sous un ciel tout gris qui pleure la pluie, le brouillard, la nuit.

C'est triste. Un peu comme cette dernière rentrée à l'école primaire... Pas d'appel dans la cour. Ni d'éclats de rire. Ni de claquements de mains de la directrice pour réclamer "un peu de silence, s'il vous plait"...

On  file directement dans la classe. Vite, un bisou et, zou, on s'envole vers les copines déjà installées et qui ont eu la bonne idée de garder une place...

Alors, moi, l'éternelle optimiste, pour motiver mon duo ce matin et requinquer mes troupes après cette difficile première journée, pour encourager, aussi, à la confidence...,  

J'ai préparé un joli goûter de saison aux accents de rentrée comme je les aime :

Crumble poires, pommes aux framboises et cassis

P1080280

- Ingrédients pour 4 à 6 pers :
* 4 poires et 2 pommes
* 1/2 bol de framboises
* 1/2 bol de cassis
* 1 zeste de citron bio

* 110g de beurre 1/2 sel
* 80g de sucre muscovado
* 90 g de farine ordinaire (ou de farine gluten-free)
* 30g
de farine de châtaigne
 50g de poudre d'amandes/noisettes
* 1 petite poignée de noix de pécan (ou noisettes, noix...) 
* de la cannelle, à profusion
* 1 larmichette de 4 épices

 P1080279

- Réalisation :

* Sabler tous les ingrédients du crumble et réserver au frais.

* Préchauffer le four à 180°C.

* Eplucher les pommes et les poires et les découper en lamelles assez fines.

* Dans un plat à gratin, déposer la moitié du mélange pommes-poires. Couvrir de framboises-cassis-zeste de citron. Verser la dernière moitié du mélange pommes-poires.

* Passer une fourchette dans le crumble froid afin de bien l'émietter et disposer sur le dessus des fruits.

*Enfourner pour 45 minutes environ.

Pour un goûter réconfortant comme on en a besoin le jour de la rentrée, servir à température ambiante avec un verre de jus (maison) de pommes-cassis-framboises, par exemple.

P1080278

Bonne rentrée à tous !

Posté par Bige à 10:53 - Gourmandises - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2011

Un air de la Montagne a soufflé dans ma cuisine

Comme chaque été depuis maintenant 3 ans, je m'échappe, en très bonne compagnie, vers les sommets savoyards pour rejoindre l'Oxalys et son chef, Jean Sulpice, à 2300 m d'altitude.

Quelquefois, comme cette année, le soleil est au rendez-vous.

Parfois, le brouillard et un froid certain vivifiant, comme un air de Toussaint, saluent notre lever, toujours matinal, pour profiter copieusement d'un petit déjeuner royal, avant d'envahir joyeusement les cuisines de Jean Sulpice :

 IMG_2179

Peu importe le temps extérieur et les difficultés pour arriver jusqu'à la "gare de Chambéry-Challes les Eaux-10 minutes d'arrêt", le déjeuner étoilé qui aurait mérité une pause plus sereine ou encore la montée - héroïque pour certain(e) - jusqu'à Val Thorens,  nous sommes ravis de nous retrouver entre gourmands passionnés, pour réaliser de savoureuses recettes :

IMG_2211
Légumes cuits en papillotes, quinoa, velouté de cresson et truite "en pastilla"

IMG_2203-1
Râble de lapin infusé au serpolet, moules et chorizo

Ou en déguster d'autres encore plus gourmandes :

IMG_2197

 Grâce à Jean, j'ai notamment découvert la reine des prés (ou le serpolet mais c'est une autre histoire à venir...) en cuisine.

filipendula-ulmaria-01Cette photo provient du site FAAXAAL qui offre des contenus gratuits et libres de droits pour vos sites

Après la crème réalisée en 2009, nous avons, cette année, préparé un entremets à l'abricot et à la reine des prés (servi, ici, avec un sorbet à l'abricot) :

IMG_2206
L'abricot à la Reine des Prés

J'adore l'association de l'abricot Bergeron, sucré et parfumé à souhait - la Rolls des abricots à mon goût - avec la reine des prés à la saveur délicate d'amande.

Bien entendu, en plaine, je n'ose même pas imaginer courir le macadam les espaces verts dûment entretenus par les Services Techniques à la recherche de la plante fraîche...

Mais à l'Oxalys, tout est prévu ! Y compris proposer aux clients gourmands, outre les couteaux Opinel et les confitures Alain Milliat, divers produits provenant de l'Herbier de la Clappe dont la reine des prés séchée.

Et voilà comment je suis redescendue de la Montagne avec une petite idée qui trottait et faisait son chemin : réaliser une panna cotta à la reine des prés escortée d'une compotée d'abricots Bergeron (parce que le Bergeron, c'est bon et picétou).

Entre le temps de la cogitation (qui est bien long chez moi penseront certains...) et le temps de trouver du temps pour réaliser la recette, puis, le temps de m'installer devant mon écran... Et bien, il s'est écoulé un mois...

Mercotte avait déjà sévit ici puis Stéphanie, par . Elles m'ont devancée et ont réalisé une sublime panna cotta...

Après les avoir lues,

J'ai oublié mes tentatives à la gélatine qui s'avèrent toujours soit "trop", soit "pas assez" et qui sont, au final, toujours critiquées.

J'ai cloué au pilori, mes essais de (fausse) panna cotta à l'agar-agar.

Encouragée par les hourras de Mercotte et les vivats de Stéphanie, je suis devenue fan de la véritable panna cotta (littéralement crème cuite) italienne :

Panna cotta à la reine des prés, compotée d'abricots Bergeron

P1080245

- Ingrédients pour 8 petites verrines (servies en pré-dessert) :
* 3 blancs d'oeufs
* 30 cl de crème fraîche entière
* 30 g de sucre
* 1 jolie pincée de reine des prés séchées (3 brins)
* 6 (gros) abricots Bergeron
* 3 jolies càs de miel de lavande
* 1 noix de beurre

P1080251

- Réalisation :

* Préchauffer le four à 110° C en plaçant la lèchefrite du four garnie d'eau pour cuire les verrines au bain-marie.

* Porter la crème à ébullition. Hors du feu, ajouter la reine des prés et laisser infuser à couvert.

* Dans un saladier, fouetter légèrement (sans faire mousser) les blancs d'oeufs avec le sucre.

* Incorporer alors la crème filtrée (débarassée des plantes).

* Verser dans les verrines et placer dans la lèchefrite pour 45 minutes environ.

* Au terme de ce temps, la crème doit être légèrement blo-blottante. La laisser refroidir à température ambiante puis la réfrigérer (jusqu'au lendemain, c'est mieux).

* Découper les abricots en morceaux. Faire fondre le beurre dans une poêle, déposer les dés d'abricots et ajouter le miel. Laisser confire environ 1/4 d'h (en fait, tout dépendra du stade de mûrissement des fruits).

* Déposer 1 càs de compotée froide sur la panna cotta et servir bien frais.

P1080252

- Verdict : mes goûteurs attitrés ont confirmé les "hourras" et "vivats" : cette crème a une texture réellement soyeuse, très crémeuse et onctueuse en bouche. Quant à l'association abricot/reine des prés, elle n'est plus à tester tellement elle est approuvée !

Posté par Bige à 18:58 - Dessert - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 août 2011

Guimauves Manjari-Passion

Par un très joli après-midi du mois d'août, Fille1 et Fille2, dûment mandatées par Mr Bige, s'en allèrent en ville pour une mission tenue, difficilement mais sûrement, secrète.

Le soir, après le repas, ces trois lascars m'ont demandé de 1/ne pas bouger de ma chaise, 2/ de fermer les yeux et 3/ d'attendre sans m'impatienter ("ça risquait d'être long...").

J'ai patienté, j'ai fermé les yeux et j'ai attendu sans m'impatienter.

Pour découvrir, à l'occasion de mon anniversaire : 1/ un superbe gâteau provenant de la meilleure pâtisserie de la ville (recouvert d'un bon certain nombre de bougies - autant que d'années ce qui expliquait la durée d'attente...), 2/ un magnifique bouquet et 3/ de nombreux cadeaux parmi lesquels :

P1080228

A ces surprises s'est ajoutée celle de découvrir que mes filles sont devenues Grandes. Autonomes... Elles se sont parfaitement débrouillées. Sans moi, elles ont fait le tour de la ville pour acheter des fleurs, un livre et d'autres cadeaux, un gâteau, sans oublier les bougies... Et moi, du coup, j'ai pris un sacré coup de vieux !

Pour tester ce nouveau pavé, je me suis retrouvée en cuisine pour des :

Guimauves Manjari-Passion
(inspirées des guimauves à la framboise leçon 187)

P1080213

- Ingrédients :
* 14g de gélatine (7 feuilles)
* 150g + 35g de pulpe de fruit (fruits de la passion Capfruit pour moi)
* 85g + 70g de sucre semoule
* 50g de fécule de maïzena (sans gluten ou pas) + 50g de sucre glace
* 100g de Manjari Valrhona (chocolat 64%)

- Réalisation :

* Faire ramollir les feuilles de gélatine dans une grande quantité d'eau froide.

* Dans une casserole, faire chauffer à feu doux les 150g de pulpe de fruit de la passion avec les 85g de sucre semoule jusqu'à atteindre 107°C (la recette réalisée avec Julie, lors d'un stage à l'Ecole du Grand Chocolat Valrhona, mentionnait une température de 110°C et celle de Pâtisserie ! indique 105°C. J'ai donc coupé la poire en 2... Même pas peur).

* Hors du feu, incorporer en fouettant les feuilles de gélatine ramollies et essorées, puis les 35g de pulpe de fruit et les 70g de sucre restant.

* Verser l'appareil dans un saladier ou dans le bol d'un robot et fouetter longuement à vitesse rapide.

* Pendant ce temps, préparer une feuille Silpat ou de papier siliconé en la saupoudrant, avec une petite passoire, du mélange maïzena/sucre glace puis y déposer un cadre huilé.

* Lorsque le mélange est mousseux et tiède, verser dans le cadre, égaliser, saupoudrer à nouveau la guimauve du mélange maïzena/sucre glace et laisser reposer à température ambiante au moins 10 heures (une nuit).

* Enlever le cadre et couper la guimauve en morceaux. Les déposer au fur et à mesure dans une boîte remplie du mélange maïzena/sucre glace et secouer régulièrement afin que les guimauves ne collent pas entre elles.

* Pendant ce temps, faire fondre le chocolat (l'idéal étant, bien sûr, de le tempérer afin d'obtenir une couverture brillante. Pour accomplir ce miracle, j'ai fait l'acquisition d'une petite chocolatière qui me garantit la bonne température).

* Oter le surplus de mélange maïzena/sucre glace et déposer les guimauves dans le chocolat. Les enrober, faire tomber l'excédent de couverture et déposer sur une feuille Silpat ou de papier siliconé (éviter la grille de pâtisserie : il sera bien plus difficile de décoller les guimauves une fois refroidies).

P1080209

- Verdict : à chaud, j'ai pensé que les guimauves seraient trop sucrées. Et bien non : le fruit de la passion est, certes, acidulé mais la quantité de sucre (à peine diminuée par rapport à la recette de Pâtisserie !) est parfaite. Une guimauve se doit d'être une douceur sucrée, non ?! Et la combinaison Manjari/passion fait de cette guimauve une gourmandise qui sera très souvent invitée par ici.

P1080202

Il est possible, également, de réaliser des guimauves rigolotes en utilisant des moules en silicone huilés (ce qui évite l'étape cadre/découpage) et, évidemment, de les déguster natures, en zappant l'étape enrobage (pourtant si gourmande).

Posté par Bige à 14:10 - Gourmandises - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2011

Echine de porc, quinoa aux petits légumes

Il était une fois l'histoire d'une envie...

Samedi matin, je suis encore toute imprégnée de mes deux jours passés en bien agréable compagnie, à 2300 m, chez Jean Sulpice, à Val Thorens.

Depuis maintenant 3 ans, ce rendez-vous estival est devenu une tradition gourmande bien établie et personne ne pense un instant à y déroger, n'est ce pas Stéphanie ? N'est ce pas Stéphane ?

Samedi matin, donc, j'ai bien envie de mettre en application, rapidement, les conseils glanés au détour d'une conversation ou attrapés au vol lors d'une explication du Chef de l'Oxalys ..., souvenirs précieux du cours de cuisine du vendredi matin.

Malgré le tour du marché de Chambéry, pourtant bien achalandé, je ne trouve ni cresson, ni betterave chioggia et encore moins de navet Boule d'Or.

Déçue, je me promets de ne pas oublier... et remets à plus tard le plaisir de faire découvrir aux miens les saveurs de ce séjour.

Mais voilà, la machine est en route : j'ai envie de cuisiner un plat gourmand, mâtiné des parfums de la montagne.

Et voilà qu'un joli rôti  me fait de l'oeil :

P1080194

On dirait bien qu'il a été oublié, là, par les nombreux clients de la matinée, juste pour me donner des idées, m'encourager à réinvestir ma cuisine...

Ce sera donc un plat "comfort food", le temps maussade s'y prêtant, mais largement inspiré par la cuisine de Jean Sulpice : pour la viande, voir la recette Chauds, les diots - pages 174-175 - Altitude 2300m et, pour les légumes, libre interprétation à ma sauce du plat préparé pour le déjeuner du personnel du restaurant vendredi :

P1080125


Echine de porc, quinoa aux petits légumes

P1080201

- Ingrédients (pour 4 pers) :

* 600 g d'échine de porc sans os, coupée en cubes
* 2 tomates épluchées et coupées en cubes
* 1 gousse d'ail écrasée
* 1 échalote émincée
* 270 g d'eau chaude
* sel, poivre, huile d'olive, 20 g de beurre

* 160 g de quinoa (source naturelle de protéines végétales),
* 3 carottes
* 2 petites courgettes
* sel, poivre, huile d'olive

- Réalisation :

* Dans une cocotte en fonte, faites fondre le beurre dans un peu d'huile d'olive. Faire revenir les morceaux de viande afin de leur faire prendre une jolie coloration. Ajoutez l'ail et l'échalote, salez, poivrez, puis ajoutez les tomates et, enfin, l'eau chaude.

P1080196P1080197

* Laissez la viande mijoter doucement pendant 2 heures, en conservant le couvercle légèrement entre-ouvert afin que l'eau s'évapore et que le jus devienne sirupeux et onctueux.

* Découpez les carottes en cubes et les faire blanchir dans une casserole d'eau légèrement salée.

* Découpez les courgettes en cubes et les poêler dans un peu d'huile d'olive.

P1080198

* Rincez le quinoa, le verser dans une casserole d'eau froide, portez à ébullition et faire cuire entre 12 à 15 min.

P1080199

* Egouttez les carottes, le quinoa et les verser dans la poêle avec les cubes de courgettes.

* Servez sans faire attendre les gourmands.

- Verdict : finalement, aucun parfum des montagnes n'est venu embaumer ma cuisine grâce à la reine des prés, au serpolet ... malgré celà, ce plat a fait l'unanimité à la maison : équilibré et gourmand, grâce à une viande fondante et moelleuse, escortée de graines parfumées et de légumes croquants.

Posté par Bige à 12:08 - Plats complets - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2011

Dr Jekyll et Mr Hyde*, it's me !

Hello, hello ! Bonjour la  compagnie !
Comment ça, j'ai oublié que je commettais, parfois (et de plus en plus rarement, c'est vrai), de petits billets par ici ?
D'accord, je n'ai souhaité un joyeux Noël ni présenté mes voeux d'excellente année 2011, bonne santé... toussa, toussa... à personne !
Mais là, c'est fait, hein ?! Et promis, je souhaiterai une joyeuse fête de Pâques ^_^
C'est pas tout mais on s'égare...
Donc, revenons à nos moutons (ou à notre veau, ce serait plus d'actualité...) : l'autre soir, je farfouillais mon congélateur à la recherche de mon repas du lendemain :

- du poisson peut-être ? les filles vont encore ronchonner.

- un pot-au-feu alors ? les filles vont encore r...

- pff... des côtes de porc ? les filles vont...

- et pourquoi pas un osso-bucco ? Ah ben voilà !

Et c'est parti pour un :

Osso-bucco du Congélo

P1060920

- Ingrédients (pour 4) :
* 1 kg de jarret de veau
* 500 g de carottes épluchées et coupées en rondelles (6)
* 160 g de blancs de poireaux émincés pas trop fin (2)
* 100 g de céleri branche
* 140 g de tomates cerises
* 2 cubes de bouillon dilués dans 400 ml d'eau
* QS de sel, poivre, farine, beurre et huile
* Persil, 2 gousses d'ail et le zeste d'un citron

- Réalisation :

* Fariner les morceaux de veau (je mets 2 càs de farine dans un sac spécial congélateur, je place ma viande à l'intérieur, je secoue et hop ! Pas de plat à laver et les doigts propres : j'suis trop forte !) et les faire revenir dans une cocotte en fonte dans laquelle vous aurez pris soin de placer 1 lichette de beurre (accompagnée, toujours ou presque, d'une lichette d'huile pour éviter le massacre genre beurre-qui-brûle-mauvais-pour-la-santé).

* Oter les morceaux de veau, réserver et remplacer dans la cocotte par les carottes, les poireaux et le céleri branche découpés en tronçons pas trop petits. Saler et laisser suer sans coloration.

P1060909

* Pendant ce temps, délayer les cubes de bouillon** dans l'eau chaude.

* Au bout de 5 min, débarrasser les légumes et replacer la viande dans le fond de la cocotte. Ajouter par dessus les légumes complétés des tomates cerises (le surplus d'un pique-nique de skieuse...) et le bouillon reconstitué.

P1060912

* Couvrir et laisser mijoter, doucement...gentiment...sans même s'inquiéter (on soulève le couvercle juste pour sentir le bon parfum s'insinuer dans la toute la maison...et se donner faim)... pendant 2h30 !

* Au moment du service, hacher le persil et les gousses d'ail. Ajouter le zeste d'un citron bio. Et verser ce mélange - ça s'appelle une gremolata - espèce de persillade italienne - sur le plat.

P1060918

Mamma mia... Que c'était bon ! A vous ?

Explications complémentaires :

* Pourquoi "Dr Jekyll et Mr Hyde, it's me !" Parce que, pour une fois, je délaisse le sucré et me suis laissée porter par le salé. Et aussi parce que ça me plaisait bien...

** De-ci de-là, on peut lire tout, et plus encore, au sujet des cubes de bouillon déshydraté : Maggi, Knorr, Ducros... il paraît que, pour notre santé (maissi, maissi : t'as pas lu les listes d'ingrédients ? plein de trucs en "...ate", de colorants et même de l'huile de palme ! Je te dis que c'est LE mal ...), il faut tout jeter et n'utiliser que du bouillon maison.

Ou, à défaut, le moins pire de ces aides culinaires : j'ai nommé les bouillons Ariaké (toutefois, le bouillon de légumes "peut contenir des traces de poisson, mollusque, crustacé"... Euh... Non, rien !)

Donc, on récapitule : si tu es une bonne épouse/mère/ménagère et que tu as du temps devant toi (vivivi, je sais : ça ne prend pas de temps), tu fais ton bouillon maison, point barre.

Si tu es une bonne mère/épouse/ménagère et que tu habites dans une ville où ton-Monop-connaît-les-bouillons-Ariaké (message subliminal inside), tu te délestes tout de suite d'1 main (parce que, forcément, le bon, ça coûte un peu plus cher ! CQFD) et tu utilises les bouillons 100% naturel d'après des recettes de Joël Robuchon himself.

Enfin, si tu es une mauvaise mère/épouse/ménagère, que tu bosses, que tu n'as le temps de rien et que tu habites Chambéry, ben...

1/ C'est triste pour toi ;

2/ Tu te rends compte que le temps passé à lire ces lignes aurait pu être judicieusement utilisé à réaliser un bon bouillon maison ? Enfin, je dis ça...

3/ Tu sais que tu as de la chance de me lire, toi ? Monop'Chambéry ne connaît pas Ariaké (enfin, il y a 15 jours) mais Carrefour, oui ! Elle est pas belle la vie, vue comme ça ?

Posté par Bige à 11:42 - Plats complets - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2010

Quelques infos pratiques

Aujourd'hui, je n'ai aucune recette à proposer (enfin, je mens : j'en ai plusieurs sous le coude, mais si peu de temps devant moi...) mais plusieurs informations à communiquer :

- Cours de cuisine dans l'agglo(mération... pas méré) :

Si tu vis à Chambéry, que tu n'as pas envie d'avaler des kilomètres pour te régaler mais que tu souhaites, malgré tout, prendre un cours de cuisine ou de pâtisserie auprès de professionnels, il te faut chercher, fouiller le net (et c'est comme ça que j'ai - encore - quelques visites sur ce blog) et ce n'est pas évident à trouver !

A quand, par exemple, l'ouverture d'un Atelier des Chefs ici aussi ?

Comme je suis plutôt sympa, j'ai, pour l'instant, deux solutions à te proposer :

*Au Restaurant Le Bistrot, en compagnie du jeune chef Maxime Sieyes.

En général, les cours se déroulent le dimanche matin, de 9 à 12 h. Chaque trimestre, le programme est mis à jour pour travailler autant que possible des produits de saison. Et je peux dire, pour avoir testé plusieurs fois, que ça dépote : en trois heures, Maxime propose la réalisation d'un menu complet ou bien, comme c'est le cas lors des ateliers macarons, la fabrication de macarons de divers parfums.

Cerise sur le gâteau : on repart à la maison avec son panier (que vous n'aurez pas oublié d'emporter avec vous) garni (et plus que généreusement, je vous l'assure).

* A l'Atelier Gastronomique, à Saint Alban Leysse, en compagnie du chef Yves Vincent, qui a longtemps oeuvré dans les cuisine du Restaurant Le Mont Carmel.

Alors là, c'est tout nouveau et je n'ai pas eu le temps de tester (on me souffle que Gentil Petit Papa Noël serait sur la piste...) mais mon petit doigt me dit que l'expérience et le sens du partage de Yves Vincent doivent sûrement rendre ces cours très instructifs.

- Salon Saveurs et Terroirs : à partir de ce vendredi 26 novembre 10 h jusqu'à dimanche 28 novembre 19 h se déroule, à Chambéry, Parc des Expositions, le traditionnel Salon Gourmand tant attendu des savoyards.

saveurs_terroirs_2010_light

Il sera possible de trouver des tas de produits gourmands (chocolats, thés, épices...) et festifs, de s'y restaurer mais également de participer à des cours de cuisine dispensés gratuitement par de grands chefs (dont Christophe Aribert, chef doublement étoilé à Uriage-les-Bains), avec la participation de Mercotte, qui en parle ici.

- Salon du Livre en Marches : samedi 27 novembre dès 14 h et dimanche 28 novembre dès 9 h aura lieu le non moins traditionnel salon du livre, avec bourse aux livres d'occasion, aux Marches (sud de Chambéry), salle Montgrabelle.

hautpage_droite

De nombreux auteurs savoyards dédicaceront leurs ouvrages et, pour ma part, je suis ravie d'y retrouver  notamment Sarah Molina, représentant les Editions Altal ainsi que Philippe Roman, auteur truculent de Flûte au bec, Verre en bouche ; Cochon, Rimailles et Ripailles ; Le Coup du Lapin ; le Verbe et la Chère ; Mets et Mots ; qui présentera son dernier opus les Mots de la Faim.

Comme vous le voyez, cette fin de semaine s'annonce chargée du côté de la Savoie... enneigée, il parait ?!

Posté par Bige à 19:25 - Cours de cuisine - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]