05 mars 2009
Un, voire deux petits jeux pour temps pluvieux
Tout d'abord un petit koikessedonc pour s'échauffer les neurones :

Les fleurs, c'est OK, tout le monde les connaît ! Mais le contenu de ma verrine ? Qui peut me dire de quoi il s'agit ?
Et, pour suivre, une petite devinette tirée d'un Cahier de Révision de Cuisine, écrit par Marie Joly, paru chez City-Editions :
Le mystère du macaron
1 homme (une femme, si vous préférez) prépare 5 types de macarons pour ses invités, en tenant compte de leurs goûts. L'1 d'eux aime la confiture, 1 autre l'anis, 1 autre la noix de coco, le 4ème le chocolat et le 5ème la crème.
Nous savons ceci de chacun des invités :
- Jemaa adore la crème,
- Marine et Pierre aiment la noix de coco, mais ils sont les seuls à l'aimer.
- Serge n'aime ni le chocolat ni la confiture.
- Jemaa et Cyril n'apprécient pas le chocolat.
Quel sera le macaron attribué à chacun des invités ?
Allez, vous avez bien fait travailler vos méninges, reposez-vous maintenant !
Demain viendra l'heure des réponses mais aussi d'une recette de quatre heures gourmand...
03 mars 2009
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
A la demande générale et aussi parce qu'il y a un certain temps qu'aucune recette n'a été postée sur ces pages, ce matin, j'ai décidé de ne pas m'égarer de ne pas vous faire plus attendre et de vous livrer, très vite, mais sous le sceau du secret (c'est si... hummm), mon dernier délice tout bête facile, réalisé deux fois en une semaine tellement c'était bon :
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
- Ingrédients pour 8 parts :
* pour le gâteau : 140 g de beurre 1/2 sel, 35 g de beurre doux, 175 g de sucre, 175 g de farine avec levure incorporée (ou 175 g de farine + 1/2 sachet de levure), 3 oeufs, 1 orange (jus + zeste).
(recette inspirée de la revue REGAL)
* pour le sirop : 200 g de jus d'orange (= 3 oranges) et 100 g de sucre.
* pour la crème : 1/2 l de lait entier, 20 g de crème fraîche, 30 g de maïzena, 60 g de sucre, 50 g de cacao et 30 g de Tanariva Lactée.
- Réalisation :
* Préchauffez le four à 150 ° c (th.5).
* Fouettez le beurre pommade avec le sucre jusqu'à l'obtention d'un mélange crémeux.
* Incorporez les oeufs un par un en fouettant longuement entre chaque ajout.
* Ajoutez la farine, le zeste d'orange puis terminez par le jus d'orange.
* Versez dans un moule en silicone et enfournez pour 40 min.
* Lorsque le gâteau est cuit, le démouler sur grille et l'arroser de la totalité du sirop d'orange chaud (jus d'orange et sucre portés à ébullition). Laissez refroidir à température ambiante.
* Mélangez le cacao, le sucre et la maïzena dans une casserole. Ajoutez le lait et chauffez, en fouettant, jusqu'à épaississement.
* Hors du feu, incorporez le chocolat, ajoutez la crème fraîche, filmez au contact et réservez au frais après refroidissement.
- Verdict : l'association orange/chocolat, même si elle est des plus classiques, se révèle toujours très efficace ! Le gâteau est tout juste imbibé (pas au point d'un baba, cependant) et la crème au chocolat se révèle délicate, légère, comme une touche indispensable pour sublimer les effluves d'oranges.
Cerise sur le gâteau : tout peut se faire la veille ! Il suffit de conserver la crème au frais et le gâteau dans un lieu frais mais pas au froid.
02 mars 2009
Vous me suivez pour un test chocolaté ?
Avant de commencer ce billet, dûment promis et un peu en retard, je tiens à préciser, si par hasard ils/elles repasseraient par ici :
- à mon visiteur suisse, à la recherche de cours de cuisine sur Chambéry et/ou dispensés par Yves Vincent, le chef fort sympathique du Restaurant Le Mont Carmel à BARBERAZ, que le restaurant est désormais fermé. Aux dernières nouvelles, Yves Vincent devait partir exercer ses talents au Portugal. A l'heure actuelle, je ne sais si son projet s'est réalisé, ce que je lui souhaite vivement et ne peut donc fournir plus de renseignement.
- à mes nombreux (bien que tout soit relatif...) visiteurs à la recherche de "paleron cuit au four" et qui arrivent sur ces pages grâce à cette recette, que jamais, au grand jamais, on ne trouvera une telle recette sur ce blog ! Pour moi, il est clair et évident que ce morçeau savoureux de boeuf ne peut être que longuement mijoté, en cocotte (de préférence, en fonte ou dans un mijoteur électrique). Il me semble, jusqu'à preuve du contraire, qu'une cuisson lente, douce et à basse température sera gage de tendreté, de moelleux et de fondant.
Ceci étant dit, je peux me consacrer à mon objet évidence du jour :
Le chocolat et moi, c'est pour la vie.
Déjà, avant... Avant de rencontrer Mercotte et de participer à divers stages à Tain, le chocolat, j'aimais. J'adorais.
Maintenant, comme pour le vin, mon goût s'est affiné et affirmé. Eduqué.
Alors, quand j'ai vu au Salon du Chocolat de Grenoble, chez Bouga CacaO, des poudres de perlimpinpin pour réaliser du chocolat chaud, ni une ni deux, hop, dans mon panier. :

C'est que je suis devenue joueuse et audacieuse. Je m'amuse à tester prendre des risques.
J'avais une excuse : l'hiver approchant, je sentais qu'il me fallait emmagasiner de quoi nous réchauffer après les longues journées sur les pentes enneigées...
Résultat ?
A la fin février, nous n'avons toujours pas mis les pieds sur nos planches.
Une excuse peut-être ?
Mais bien entendu ! Pas une ! Plusieurs ! Et pas des moindres !
Il nous me faut de nombreuses conditions réunies : du soleil (pas de brouillard, je suis myope) + de la bonne neige (souvenir d'une chute dans l'escalier, j'ai une cheville sur qui je ne peux compter) + personne sur les pistes (pour le plaisir de tomber en toute tranquillité) !
Et depuis le début de la saison, chaque dimanche, soit le temps était po...i, soit c'était les vacances (= tout plein de vacanciers).
Mais je me console en me disant que, les vacances, c'est pas extensible, la neige, il y en a un max. pour un moment et, finalement, le ski de printemps c'est le soleil assuré !
Mais je m'égare là... Revenons au chocolat.
Mercredi, en allant travailler, je m'arrête à la boulangerie et je tombe sur ça :

Ben ça alors ! Je ne connaissais pas ! La boulangère non plus, d'ailleurs ! Son mari a goûté le café et l'a trouvé "corsé mais personne n'a testé la boisson chocolatée, vous me direz ?!"... Oh oh oh... Tiens donc ! Mais bien sûr...
Rentrée à la maison, je demande à mon ami Google s'il connaît : je trouve un site en construction pour la marque que j'ai en mains et quelques explications sur le système.
C'est simplement une canette de chocolat auto-chauffante.
Plus de précisions ?
En partant du fond, on a un étage d'eau, un étage d'oxyde de calcium et la boisson au-dessus. On retourne la canette, on décapsule, on appuie sur le fond (l'eau et l'oxyde entrent en contact ce qui produit de la chaleur - CQFD), on secoue 10 secondes et on retourne de nouveau, on décapsule et on déguste !
Pas si vite ! Je veux faire un test. Oui, un test s'impose à mon esprit torturé tortueux. Comparer, c'est ça ! Me rendre compte, par mes propres papilles, si le contenu vaut le contenant.
Parce que j'avoue, je suis un peu dubitative sur la qualité de ce que je vais trouver... De l'eau, du sucre, du lait écrémé, du cacao dégraissé (3,3 %), du lactosérum, du beurre et des arômes, soit un total de 162 Kcal pour 200 ml. Mais encore...
Devant la jeune génération retenue pour le jeu (qui, elle, n'attend qu'une chose : goûter la dernière découverte de leur mère - ah, l'attrait de l'inconnu...), j'exhibe, triomphante, mes petits sachets équitables pour réaliser un vrai chocolat chaud à l'ancienne.
Nous choisissons le Puro (= nature) et me voilà partie : une cuillère à soupe de poudre dans une casserole avec trois cuillères à soupe d'eau. Je touille. J'optiens la pâte indiquée sur la recette. J'ajoute, au jugé, du lait entier et une cuillère à soupe de sucre mascobado pour rester dans l'optique équitable-bio-nature et ajouter une note réglissée à la préparation... Je fouette pour obtenir un joli chocolat mousseux qui va convaincre, forcément, mes testeuses.
Malgré un coup de fouet énergique, pas trop de mousse à l'horizon. Un coup de buse vapeur plus tard, j'optiens ça :


Alors ? La vérité vraie ?
Le chocolat à l'ancienne est... nature. La mousse est légère. Le chocolat est léger. Pas trop sucré. Et puis j'ai bonne conscience !
Pour la canette, attention ! Chaud devant ! C'est chaud-chaud (me suis brûlée le bout de la langue alors que j'avais bien mis en garde mes minettes) :

A mon esprit défendant, c'est bon-bon. Bien que peut-être sûrement plus sucré.
Score final ?
Dans un esprit de conciliation (je reconnais bien ma fille, là !), Fille n° 2 me dit "c'est pas pareil mais les 2 sont bons", quant à Fille n° 1, elle m'assène de son air d'ado-je-sais-tout-mieux d'un ton qui n'admet aucune réplique "franchement, il n'a pas de goût ton chocolat à l'ancienne ! La canette, c'est meilleur !" Comprenez la traduction "le packaging est fun"...
Et vous, qu'en pensez-vous ? Vous laisseriez-vous tenter ? Ou préférez-vous la bonne vieille méthode ?
26 février 2009
3 mois d'absence en photos
Je vous ai laissé quelques jours, purement et simplement, sur ces bonnes paroles : "...En attendant de revenir très vite ...", je le sais, je le sais et fais mon mea culpa !
En écrivant ces mots, je pensais, réellement, revenir très vite sur ces pages témoins de mon quotidien culinaire. Nous étions le 31 décembre et, sans trop y croire cependant, je tentais d'établir la liste des bonnes résolutions que j'allais prendre le soir même !
Mais, une fois de plus, le temps-mon ennemi, mon manque d'organisation chronique, l'abandon quasi instantané de mes pseudos bonnes résolutions et, surtout, d'autres priorités (bien plus urgentes), m'ont fait faiblir et choir dès le 2 janvier !
Enfin, me revoilà ! Et pour de bon, je l'espère... Même si nous sommes déjà le 26 février... Où vous ai-je quitté ?
Ah oui !
Comme je vous le disais ici, j'ai passé un excellent moment au Salon du Chocolat de Grenoble, un certain dimanche de novembre (déjà ???? J'ai l'impression que c'était "hier" et nous étions le 23.. Il y a 3 mois) .
Après un excellent cours sur les cocktails, dispensé par Emmanuel Avond, et un petit détour par le Ristretto Cafe, nous nous sommes rendus sur les lieux du crime de toutes les perditions : le stand de la pâtisserie-chocolaterie Les Ecrins.
Ouvrez grand vos mirettes :

Une splendide pyramide (tournante - ce qui explique un peu le flou involontaire-je-le-jure de cette photo prise avec mon téléphone) de macarons... Et des macarons ici et là et encore là... Sans aucun doute, ici on surfe sur la vague tendance...
Après avoir cédé à la tentation et croqué quelques macarons (aux parfums plutôt basiques mais sans fausse note), nos pas nous ont porté auprès du stand Bouga CacaO.
Là, je commence par croquer une fève de cacao entière, juste torréfiée : tiens, c'est curieux... Plutôt fade. Pas franchement le goût du chocolat tel qu'on en a l'habitude. Mais je veux bien l'imaginer (comme me le conseille le vendeur à l'accent germanique ! Normal, nous parlons d'une société allemande qui commercialise du chocolat équitable en provenance, notamment, d'Equateur) accompagnée d'une tasse de café... Faut voir.
Je cède et achète un paquet de Pepas. Que j'accompagne d'un paquet de Moronas (éclats de fèves de cacao) et de deux paquets de poudres à chocolat chaud : Amazonia (parfumé au Ishpink) et Puro (nature). Faut ce qu'il faut ! L'hiver approchant, il s'agit de prévoir des provisions. Que j'ai oublié dans un coin de mon placard...

Comme le reste de mon escapade grenobloise qui s'est, elle, perdue, dans les méandres de ma mémoire...
Puis, le week-end suivant, je me suis échappée au Salon Saveurs et Terroirs de Chambéry.
Juste pour faire quelques emplettes de curry doux, de poivre long, de pan massala et de cannelle chez La Place aux Epices.
Et puis encore quelques bâtons de réglisse pour la nostalgie et un sachet de fruits secs (fraise, papaye, ananas, kiwis...) destinés à parfumer un futur cake (promis à l'Homme mais toujours en attente...).
En décembre, une petite promenade à Tain, histoire de faire un coucou à Super Julie et d'engranger, une fois de plus, trucs et astuces imparables dont la technique des champignons en meringue et des fonds de tarte parfaits. Et me voilà, une nouvelle fois, diplômée, tout comme Cath et Auré :

Quelques douceurs pour égayer les fêtes avec mise en application des explications drômoises :

Et nous voilà propulsés en janvier avec, à la clé, un stage informatique (="vampire" de temps) et un détour par le Sirha de Lyon : j'en profite pour commander 5KSB52, nom de code de l'intimidant mais sublime petit frère de Darky, dont je vous reparlerai bientôt ; mais pas seulement !
Je me rends, en bonne compagnie, sur le stand de La Tourangelle et goûte et déguste des huiles plus parfumées et incroyables les unes que les autres : d'avocat, j'en suis fan, c'est fait ; celle de pistache ou encore l'huile vierge de noix... Ne désespérez pas, bientôt, c'est promis, la vente en ligne sera possible.
Un détour rapide mais néanmoins gourmand chez Capfruit, où nous découvrons des passionnés du goût et du terroir.
Juste après avoir profité de la Coupe du Monde de Pâtisserie qui verra, le lendemain, la victoire de la France :

Nous filons, en accès V.I.P. (merci Mercotte !), sur le stand Valhrona où différents snacks chocolatés, sucrés mais aussi salés, nous sont proposés :

Puis, un morçeau de doigt en moins (oh, trois fois rien, seulement une fine tranchette) m'éloigne quelques temps de mon clavier et de mes fourneaux. C'était le bout de mon pouce de la main droite : je vous laisse (ou pas, selon votre sensibilité) imaginer mon quotidien...
Février pointe son nez avec les 15 jours de vacances de Fille n° 1 et n° 2 (= plus une seconde à moi) et mars lui emboîte le pas dare-dare !
Voici comment ont filé 3 mois d'une vie... de gourmande !
A demain, c'est dit et promis, pour vous conter un petit test chocolaté avant que Pâques, ses cloches et autres oeufs ne frappent à ma porte !
31 décembre 2008
Juste quelques mots...
... en passant, pour vous présenter mes meilleurs voeux pour 2009 !
Je vous souhaite, pour cette nouvelle année, du bonheur au quotidien, de la joie en permanence, une bonne santé, beaucoup de gaieté, le plein de plaisirs et, plus légèrement, des très nombreuses pauses gourmandes !
En attendant de revenir très vite, je vous laisse avec cette photo prise cet été, en Corse, près de Bastia...

24 novembre 2008
Quand on en oublie les fondamentaux...
Je n'apprendrai rien à personne aux rares personnes qui me font encore l'amitié et le plaisir de venir se perdre sur ces pages, malgré mon absence devenue chronique : la ma vie est une perpétuelle course contre le temps !
Ces heures journées semaines mois qui filent, malgré moi...
Que j'en oublie de répondre aux appels lancés ici ou encore là...
Stop ! Assez (peu... tout bien pesé !) philosophé sur la fuite du temps !
Je me ressaisie, répertorie et regroupe mes pensées, parvient, tant bien que mal (et plutôt mal, je le confesse...) à m'organiser et...
Me revoilà !!
En grande(s) forme(s) (ben oui, à force de courir les stages et autres salons, je prends quelques kilos de pur sucre...), hier matin (dimanche donc, si vous suivez...), j'ai décidé de me rendre au Salon du Chocolat, organisé à Grenoble, à la Halle Clémenceau.
Et pas que pour mon petit plaisir personnel et égoïste - comme lors du Salon du Chocolat, organisé le 4 octobre à Aix-les-Bains, au Casino Grand Cercle ! - pour lequel j'avais tout dévoré en solitaire je ne vous avais rien raconté mais que vous aviez pu découvrir, en partie, ici ...
Non, non ! Cette fois, je suis partie avec la ferme intention de revenir, chargée, comme une mule, de chocolats divers avec, dans mon panier, un joli reportage bien ficelé et joliment illustré juste pour toi, ami-lecteur !
Et c'est là que...
Comme ici, trop stressée pressée, j'en ai oublié l'essentiel, le fondamental, l'arme indispensable de tout (même tout petit-riquiqui...) blogueur culinaire qui se respecte, j'ai nommé mon appareil-photos !!!!
Et ?
Même pas grave !!!
Mon "tout-joli-nouveau-bijou (à écran tactile, s'il vous plaît...) prend même des photos", me rappelle Fille Number One ! Elle est pas belle la vie ?
Plus aucune excuse : j'ai réussi à trouver une place indécente pour me garer (à... 30 mètres de l'entrée !), je passe par la porte V.I.P. (réservée à ceusses qui ont des invitations... mais il manquait le tapis rouge...), il n'y a pas trop de monde (forcément, à 12h30...) et je me sens pleine d'énergie pour tester mon tjnb (cf 3 lignes au-dessus...).
Après avoir constaté que cette salle-ci est "immense" (ce qui signifie "espace" pour faire le tour des stands, telles des abeilles sur un pot de miel, à l'heure H.), je propose un premier tour de piste pour s'échauffer les pupilles : je tente de repérer les stands qu'il ne faut pas manquer malgré l'oubli-bis de mes lunettes de myope !
Je note qu'à 13h30 a lieu une démonstration de cocktails à base de chocolat... Je reviens ! Il est tout juste 12h50. Et la progéniture a faim..
Nous filons donc nous sustenter à la mini-cafétéria pour stopper dans l'oeuf une tentative de rébellion de la génération 2. Là, mettant à profit le temps d'attttttteeeeeennnnttttteeee, nous expliquons à Fille Numéro Deux la différence entre se nourrir pour vivre et prendre plaisir à se nourrir ! No more comment !
Nous revoilà devant le podium à 13h29. La démonstration commence. Les places assises aux rangs utiles (c'est-à-dire les 3 premiers) sont prises d'assaut. Là encore : même pas grave ! Je vous le dis, je suis zen... Je suis en mission.
Je ne veux pas louper une miette de ce que nous explique Emmanuel Avond, formateur à l'Institut des Métiers et des Techniques de Grenoble :

Et le rythme est soutenu... tout comme moi par mon équipe : Filles Numéros Un et Deux se proposent d'aller chercher les verrines pour goûter à ces doux breuvages réalisés en direct live et l'Homme me dicte les proportions affichées sur l'écran mal placé derrière Emmanuel Avond, pendant que j'enregistre mentalement les conseils de ce tout jeune professeur. C'est fou le nombre de choses qu'une femme décidée peut faire simultanément...
En une demi-heure, il nous propose quatres cocktails de sa création : chocolat-banane, chocolat à la brésilienne, choco-cointreau et chocolat chaud à l'ancienne dont les recettes devraient être mises en ligne, prochainement, sur le site du Salon.
Grâce à nos minettes futées, qui se faufilent angéliquement entre les grands gourmands, nous goûtons à chacun de ces elixirs avec une nette préférence - bien qu'un peu trop sucré à mon goût mais il suffit de supprimer le sirop de chocolat dixit Emmanuel Avond - pour le chocolat à la brésilienne : un café brésilien agrémenté de sirops de chocolat et vanille et de crème fraîche !
Du bon chocolat en pistoles, j'ai ! De la crème fraîche ? Facile ! Du sirop de vanille ? Je dois pouvoir en trouver...
Quant au café du Brésil, je sais de manière certaine où m'en procurer et, d'ailleurs, Emmanuel Avond me conseille d'aller, pour cela, trouver Jocelyn, à quelques encablures stands de là.
Françoise et Jocelyn sont les dynamiques gérants du Ristretto-Cafe, torréfacteur installé à La Chapelle-Blanche en Savoie.

Vous pourrez retrouver Françoise et Jocelyn sur les marchés d'Uriage-les-Bains, Moutiers, La Rochette, Albertville et Saint Jean de Maurienne mais vous pourrez aussi commander en ligne sur leur site.
Mes habitudes me portent vers les cafés du Pérou (attention : confidence du patron, rupture de stock prévue !), du Guatemala et le Gourmet.
Pour un café plus exceptionnel, que vous réserverez aux connaisseurs ou aux occasions (les fêtes arrivent...), laissez-vous tenter par mon dernier coup de coeur : le café d'Australie, Skybury Plantation (nord du pays).
Avant de rencontrer Françoise et Jocelyn, je n'aurais jamais imaginé que l'Australie produise du café... Ben oui ! Comme ils vous l'expliqueront, la production est 20 000 fois inférieure à celle du Brésil, justement... et se consomme plutôt localement.
Plutôt que de longs discours, rendez-leur une visite... En fouinant sur leur site, vous découvrirez également une multitude de thés, dont mon dernier chou-chou, le Saint Pétersbourg aux arômes de pamplemousse et une foule d'accessoires !
Pour ma part, je vous souhaite une excellente soirée et vous dis "à bientôt, si vous le voulez bien, pour la suite de nos aventures chocolatées"...
15 août 2008
Primée et... très inspirée !
Il y a déjà bien longtemps, dans un lointain passé, alors que j'étais en pleine phase "pas le temps", une charmante jeune personne m'avait fait l'honneur de me décerner un prix !
Le prix Arte y Pico, créé par Eseya, jeune artiste uruguayenne, créatrice de poupées de tissus et lainages.
Je crois bien que, furetant brièvement chez Sarah (entre l'installation d'une livebox number 2 et celle d'une livebox number 3 que j'espère la dernière !), je lui avais promis de répondre, rapidement, à son invitation...
Pour la célérité, nous repasserons !
Mais, "chose promise, chose due", je m'y colle aujourd'hui !
Pour commencer, je vous rappelle les règles bien que ce soit certainement inutile - ce jeu ayant fait le tour de la culino-blogosphère - :
1/ Vous devez choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs, quelque soit la langue.
2/Chaque prix doit contenir le lien vers le blog de son auteur pour être visité par tous.
3/Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blog qui lui a donné.
4/Le lauréat doit montrer le lien du blog Arte y Pico, afin que chacun connaisse l'origine du prix.
5/Et afficher les règles.
Difficile, difficile... Parce que... Arghh ! Sarah ! Quel dilemme !
Le premier point me pousse dans mes retranchements. Moi qui n'aime pas (mais alors pas du tout) devoir trancher, choisir !
Avant l'ouverture de ce blog, j'en parcourais quelques-uns avec envie, gourmandise, admiration...
Puis, un jour, lasse de tant d'envie et d'admiration gourmandes, mais, cependant, avec beaucoup d'humilité, je me suis lancée !
Et, depuis, je ne me promène plus sur 4 ou 5 blogs, mais sur des dizaines quand ma livebox ne me joue pas des tours de cochon !
Certes, parmi ceux-ci, plusieurs ont ma préférence. Mes références.
Quelques rencontres ont succédé aux discussions virtuelles : avec quelle joie, teintée d'anxiété, j'ai fait la connaissance de Marie-Pierre, Mercotte, Auré, Barbinou, LaCath, Vanille...
Mettre un visage sur un pseudo...
Pouvoir se dire que la relation est choisie. Pas imposée. Ni convenue. Non. Juste choisie. Pour le plaisir de se lire. Régulièrement ou non. Sans contrainte ni obligation. Grâce à une passion commune.
Je ne peux décidément pas faire de choix : chacun des blogs que je lis (et certainement beaucoup d'autres...) mérite ce prix !
Voilà qui est fait... Je crois que ça s'appelle "botter en touche", non ?!
Pour en venir à la recette du jour (parce que c'est pas tout ça, mais certains, que je ne citerai pas, n'attendent pas autre chose), je disais donc que j'avais été, également, inspirée... Et drôlement !
Un jour, par Confidences Sucrées et, le week-end dernier, par Le Larousse des Desserts. Rien que ça... Pierre Hermé sur tous les fronts !
Pour une interprétation, à ma façon, de Sensation Satine constituée de gelées au yaourt, d'orange et de fruit de la passion.
Pour cette version libre, j'ai tenu à conserver l'association des trois saveurs : l'acide, le sucré et le doux.
J'ai donc gardé la gelée de fruit de la passion et ai remplacé la gelée d'orange par une gelée de framboises et la gelée au yaourt par un insert de caramel au beurre salé pour mes ...
Verrines Inspiration Libre :
Pour 8 verrines :
- Ingrédients :
* gelée fruit de la passion : 220 g de jus de fruit, 50 g de jus d'orange, 20 g de jus de citron, 12 cl d'eau minérale, 3 feuilles de gélatine et 60 g de sucre en poudre.
* gelée framboise : 200 g de confiture de framboises, 7 cl de jus de citron, 12 cl d'eau minérale et 3 feuilles de gélatine.
* pour les inserts au caramel : boules creuses à garnir de chez Valrhona et sauce au caramel au beurre salé.
* pour la déco : macarons.
- Réalisation :
* Inserts au caramel : réaliser une sauce au caramel au beurre salé et en garnir les boules Ivoire. Fermer les orifices avec un peu de couverture Ivoire fondue et réserver au frais.
* Gelée fruit de la passion : faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Faire tiédir l'eau minérale. Faire fondre la gélatine, après avoir égoutté les feuilles, dans l'eau. Ajouter les jus de fruits et le sucre. Verser dans des verrines inclinées et laisser prendre 2 heures au réfrigérateur.
Déposer un insert dans chaque verrine quand la gelée fruit de la passion n'est pas encore tout-à-fait prise (ne faites pas comme moi qui ai trop attendu...) :
* Gelée framboise : faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Faire tiédir l'eau minérale. Faire fondre la gélatine, après avoir égoutté les feuilles, dans l'eau. Ajouter la confiture et le jus de citron. Verser dans des verrines inclinées dans l'autre sens et laisser prendre 2 heures au réfrigérateur.
Décorer d'un macaron avant de servir.
- Verdict : j'ai trouvé les sensations attendues : l'acidité légère (grâce au sucre et au jus d'orange) du fruit de la passion, la douceur de la framboise et le sucré grâce à l'insert Ivoire garni de caramel ! Mais, pour tout dire, il faut être fan de texture gélifiée... Peut-être de plus petites verrines...

