28 février 2008
De l'art du recyclage
A l'issue de mon dernier billet, Fofil m'a vigoureusement encouragée à jeter purement et simplement les colorants alimentaires liquides qui se trouveraient encore dans mes placards.
Et là, je me suis souvenue...
Je ne jetterai pas mes colorants liquides, achetés à moindre coût, en grande surface, je vous l'accorde, pour la simple et bonne raison que, si je cherche bien...
Je vais leur trouver une nouvelle raison d'exister...
Vous ne me croyez pas ?
Vous allez voir !
Quand Fille-Seconde allait à la crèche, il y a quelques années (ce n'est pas si loin que ça, finalement...), les animatrices, débrouillardes et pleines de ressources, m'avaient confié une recette.
Il faut juste que je remette la main dessus... Attendez un peu...
Ah ! La voilà ! Qui a dit que je manque d'organisation ????
Une recette pour occuper les petites mains des enfants en vacances, ça vous dit ? On y va...
- Ingrédients :
* 2 verres (200 g) de farine
* 1/2 verre (50 g) de maïzena
* 1/2 (120 g) de sel fin
* 1 càs (20 g) d'alun de potassium (en pharmacie, en paquet de 250 g)
* 1 càs d'huile
* 2 verres (35 cl) d'eau
* QS de colorants alimentaires
- Réalisation :
* Dans une vieille casserole de type Téfal, mélangez les éléments solides.
* Ajoutez l'eau et l'huile.
* Faites chauffer en tournant sans arrêt avec une cuillère en bois jusqu'à ce que la pâte soit compacte et se détache de la casserole comme de la pâte à choux (5 min environ ! Vous allez avoir un bras super-musclé !).
* Divisez la pâte obtenue en autant de quantités que de colorants. Ajoutez-en quelques gouttes et malaxez, triturez, autant que vous voulez, avec vos mains que vous aurez pris soin de ganter !
* Laissez entièrement refroidir et confiez les pâtons à vos enfants qui s'amuseront avec :
de la pâte à modeler maison !!
Oui, vous avez bien lu.
Ah ! Vous aviez cru que je recyclerai dans une recette de cuisine à réaliser par des enfants ?
Non ! Eux vont simplement et largement en profiter !
Cette pâte, à défaut de se manger, est économique, naturelle, n'est pas toxique et, sous réserve de la placer au réfrigérateur, enveloppée dans du film alimentaire et dans une boîte hermétique, se conservera 3 semaines environ (au-delà, une odeur d'huile rancie va se révéler à vos narines...) !
Bonne journée à vous qui avez, dans vos placards, des fioles de colorants alimentaires liquides dont vous ne saviez trop quoi faire !
Et pour les autres : courez en acheter !
26 février 2008
Macarons party et plus si entente..
Une petite phrase lancée par Mercotte, un jour, m'a menée sur la piste d'une quasi-voisine.
Deux ou trois commentaires échangés plus tard, il apparait évident qu'il faut que l'on se rencontre... en bonne compagnie... pour "comparer" nos macarons !
Rendez-vous est donc pris pour le 23 Février.
Et la pression s'installe chez moi. Elle est là, palpable : ces petites bêtes-là, souvenez-vous, me créent bien des ennuis, soucis, tracas !
Auré la gredine en rajoute : elle participera à un stage chez Mercotte quinze jours avant pour bien fignoler sa technique.
Et Barbinou la traîtresse, elle, macaronne à qui mieux mieux !
Et moi, et moi ?????
J'évite la grippe et autre gastro qui font des dégâts autour de moi, je slalome entre surcharge temporaire (??) de travail et emploi du temps au timing bien serré.
Et je me répète une petite rengaine qui finit par devenir ma devise :
"Le Ridicule Ne Tue Pas, Le Ridicule Ne Tue Pas..."
Et je macaronne... sans trop de stress, finalement.
J-4 : préparation de la confiture Ispahan issue de "Confidences Sucrées" de Julie Andrieu et Pierre Hermé (page 178). Pendant que certaine craque sur le cake carrément chocolat (page 92), moi, j'ai eu un coup de coeur pour cette recette. Il me la faut. Alors... alors...
Recette presque suivie à la lettre. Si ce n'est que j'ai réduit intuitivement la quantité de sucre : 650 g au lieu du kilo prescrit. Et je trouve encore que ma confiture est bien sucrée. Comme Mélinda, on dirait...
Et puis l'eau de rose que j'ai n'est pas si parfumée que ça...
Et je n'ai pas obtenu 10 ou 12 pots comme c'est prévu mais seulement 4... Il faut dire que j'ai largement fait cuire ma confiture : une petite matinée, comme autrefois, dans un bon vieux chaudron - Coucou Tara, es-tu là ??? - alors que PH conseillait de la faire cuire 25 min environ.
Ce n'est pas grave : les macarons, c'est du sucre - pas que mais quand même un peu - et cette confiture y trouvera sa place.
J-3 : journée Passion Curd. On recommence. Mes gourmands ne m'en ont pas laissé un gramme. Sur des pancakes, sur des fonds de pâte sucrée, sur des crêpes... Mes petits pots sont épuisés.

Il semblerait qu'une recette sans beurre circule depuis quelques temps sur la blogosphère. Je la tenterai... Mais pas aujourd'hui : Pression-Pression tente de tenir Vilain Petit Diable éloigné de moi...
J-2 : séance macarons dès potron-minet. Je décide de ne pas changer une équipe qui gagne et me range à la M.O. (Mercotte Organisation) pour, avant de se lancer :
1°) réunir tous les ingrédients devant soi,
2°) et mettre en place le matériel nécessaire (: 2 bols de Darky, 2 maryses, 2 poches à douille avec leur embout, plaques avec papier cuisson...).
Recette des coques ici !
Tout se passe bien. Une plaque complète de macarons verts. Jolis-jolis. Plus une demi-plaque. Une plaque complète de macarons roses. Mignons à croquer avec leur petit coeur en sucre. Plus une demi-plaque.
Tout se passe trop bien.
J'enfourne la plaque verte. Je suis contente : collerette, coque bien lisse.

La plaque entièrement rose file donc vivre sa vie au fond de mon four et... Horreur et désolation ! La poisse. La malédiction s'abat sur ma cuisine ! Les macarons sont TOUS fendillés... Loupés, ratés...

Je ne me décourage pas et j'enfourne la plaque mi-mi. Que se passe-t-il ? Les macarons verts sont plutôt pas mal (comme leurs petits frères déjà cuits) et les roses se fendillent, ne montent pas... Arrgggghhhh !
J'ai un début d'explication. Une intuition. Mais vite, un petit mail à Mercotte : on est jeudi et je sais qu'elle n'est pas loin de son ordinateur... Réponse quasi-instantanée : mon colorant semble en cause. J'ai utilisé de la poudre pour les verts et du liquide pour les roses. C'est la SEULE chose que j'ai modifiée entre les 2 préparations.
Me voilà donc partie chez Mercotte ... et je rentre munie d'un parfait colorant rose fraise... et puis autres choses encore ! Et d'une envie... Irrépressible !
Le soir même, je me dois (j'en ai reçu l'ordre impérieux !) d'ouvrir "30 Desserts Créatifs pour toutes les occasions" et de préparer une fournée de biscuits moelleux à la cardamone (page 12).
Je m'exécute :

Dans un moule en silicone à cannelés - tiens donc... - et nous nous régalons.
J'en oublie donc ma déconvenue de la journée et file me coucher l'esprit serein : à la place de mes jolis macarons roses à la confiture Ispahan, j'apporterai, chez Barbinou, des biscuits moelleux à la cardamone !
D-Day : Voilà comment, tel le Petit Chaperon Rouge, j'ai réussi à mettre dans mon panier pour Mère-Grand Barbinou et Auré, des biscuits moelleux à la cardamone, des macarons verts à la confiture Ispahan et des macarons verts au Passion Curd :



Partie rapidement (à l'heure à laquelle j'étais censée être chez elle), j'ai filé tout droit : je me suis retrouvée à 10 min de chez Barbinou... Vilain Petit Diable s'était réveillé... Je suis sûre que ça vous arrive aussi : la voiture se dirige toute seule pendant que vous tentez de faire le point sur ce que vous avez bien pu oublier... Je suis donc arrivée avec une petite demi-heure de retard... sans parvenir à trouver ce que j'avais oublié !
Sans conséquence. Auré et Barbinou m'avaient attendue et regardez un peu ce que nous avons dégusté :




Vous savez ce que j'avais oublié ? Je vous le donne en 1000 ! Le comble !
Mon A.P.N. !
Pour de sublimes photos et de magnifiques billets (je me rattrape bien, hein, les filles ?), je vous invite donc à vous rendre ici ou là.
Enfin, un grand merci à Barbinou de nous avoir si gentiment accueillies.
Edit du 27 Février :
1/ Oui, oui !!! Je suis bien allée me promener jusqu'à l'antre de Mercotte ! Ja-lou-ses ! Je vous sens envieuses... Il faut dire que nous habitons à 10 petites minutes à peine l'une de l'autre et que Mercotte est d'une disponibilité et d'une gentillesse à toute épreuve ! Je sais que je prêche une évidence pour ceux qui ont eu la chance de participer à ses week-ends gourmands. Dont je ne fais malheureusement pas partie... Mais mon tour viendra !
2/ Pour ceux qui m'ont demandé la recette de la confiture Ispahan directement en bal perso, je vais vous la communiquer. Je pense que PH et Christine Ferber n'y verront aucun inconvénient ni aucune atteinte à leurs droits d'auteurs puisque j'ai osé modifier la recette initiale et que je cite les créateurs de cette fabuleuse douceur :
- Ingrédients (de la recette originale en noir et de ma recette en lavande) :
* 1,100 kg de framboises fraîches surgelées
* 300 g de litchis frais
* 1 kg 650 g de sucre cristallisé pour confiture
* 2 cl d'eau de rose
* 2 cl de jus de citron
* 1 càc d'alcool de rose
* 1 càc d'arome de rose
- Réalisation :
* Enlevez la peau et les noyaux des litchis, coupez la chair en petits morceaux (travaillez au-dessus d'un saladier afin de recueillir tout le jus qui s'échappe).
* Dans un chaudron en cuivre, faites confire les framboises, les litchis, le sucre et le jus de citron. Portez à ébullition en mélangeant délicatement. Maintenez l'ébullition sur feu vif 5 à 10 min.
* Ecumez. Ajoutez l'eau de rose et redonnez un tour de bouillon.
* Vérifiez la consistance en faisant le test de la cuillère dans l'assiette (pour moi, ce test n'a été probant qu'au bout de 3 heures...).
* Versez la confiture bouillante dans des pots stérélisés et retournez jusqu'à refroidissement.
Ma confiture n'étant pas assez "typée" à mon goût, j'ai ajouté l'alcool et l'arôme de rose pour obtenir un résultat...Divin ! Et je pense que la durée de la cuisson est due à l'utilisation de framboises surgelées qui ont rendu plus de jus que des framboises fraîches. Dommage que la saison des litchis ne coïncide pas avec celle des framboises du jardin...
20 février 2008
Mousse de saumons aux lentilles corail
Aujourd'hui, point trop d'idées pour vous proposer une entrée en matière rigolote, vécue, agréable à lire...
Je suis en panne d'inspiration. En panne d'écriture.
Et pourtant, la lentille corail, objet de toute mon attention depuis qu'elle et moi sommes devenues amies, vous inspire : ici ou encore là, je l'ai retrouvée.
Elle me tentait la bougresse... Elle me narguait même dans son paquet... Je ne parle ni de Willow ni de Marie-Thé, bien sûr, mais de la lentille corail ! Quoique...
Plus pour longtemps : je l'ai acoquinée à du saumon, frais et fumé, pour obtenir de jolies et bien savoureuses :
Mousse de saumons à la crème de lentilles corail

- Ingrédients :
* 400 g de saumon frais (2 pavés pour moi)
* 100 g de saumon fumé
* 4 blancs d'oeufs
* 15 cl de lait concentré non sucré
* poivre
* 200 g de lentilles corail
* 1/4 de cube de bouillon de volaille
* 25 cl d'eau
* QS de cumin en poudre
* sel
* 10 cl de lait concentré non sucré
* 1 échalote
* 1 càs d'huile d'olive
- Réalisation :
* Mixez ensemble les pavés de saumon, le saumon fumé et les blancs d'oeufs.
* Ajoutez le poivre et le lait concentré non sucré et réfrigérez.
* Faites cuire les lentilles dans 3 fois leur volume d'eau.
* Égouttez, rafraîchissez et réservez.
* Dans une poêle, faites suer l'échalote hachée menue dans l'huile d'olive. Ajoutez les lentilles, l'eau, le cumin, le cube de bouillon de volaille, salez et faites réduire.
* Préchauffez votre four à 180 ° C (th.6).
* Versez, dans des ramequins beurrés, 2 càs de farce de saumon, creusez une cavité et déposez 1 bonne càs de lentilles et recouvrez de farce. Égalisez la surface et déposez une noisette de beurre. Enfournez pour 30 à 40 min au bain-marie (avec un papier d'alu au-dessus que vous enlèverez aux 2/3 de la cuisson pour coloration).
* Au moment de servir, réservez 2 càs de lentilles pour la déco et mixez le reste avec le lait concentré non sucré.
* Pour le service : 2 càs de crème de lentilles au fond d'une assiette chaude, une mousse de saumons et quelques lentilles par-dessus.

- Verdict : hop ! Défi réussi encore une fois ! Fille-première et Fille-seconde, qui n'aiment que les lentilles vertes et qu'en léger accompagnement de diots, se sont régalées ! Et moi, j'ai eu bonne conscience : la lentille corail est très riche en éléments nutritifs et particulièrement en protéines. Elle apporte également des fibres et des sels minéraux dont du fer (source Wikipédia).
18 février 2008
Je m'entête, je m'obstine.. pour du rouge passion !
Tout d'abord, il y a eu Mercotte, que je lis, en toute discrétion, depuis au moins ... oh oui, au moins tout ça... Bien avant d'ouvrir ce blog...
Et puis Marie-Pierre, l'une des toutes premières à me laisser un commentaire très encourageant à la création de ce blog, la première également que j'ai rencontrée ;
Et encore Auré, ma charmante voisine, dont j'ai découvert le blog il y a un peu moins d'un an et dont j'ai également eu le plaisir de faire la connaissance ;
Et, enfin, il y a eu Barbinou, la petite dernière de la bande, ma toute proche voisine, dont la rencontre est programmée pour la fin de semaine !
Alors, pourquoi pas moi ?
A quel sujet ?
Oh ! Pardon... J'ai oublié de vous dire... Enfin, vous vous en doutez un peu, non ?
Soyons joueuses, je vous propose une petite devinette : Mercotte en est la reine incontestée, hors concours ; Marie-Pierre, la championne toutes catégories ; Auré, la plus forte pour en réaliser des pièces montées et Barbinou, la plus douée pour en faire des coeurs !!!
Vous avez trouvé ?
Je parlais des macarons, bien sûr !!
Et comme cette histoire de macarons commençait à tourner au vinaigre à virer à la passion dans ma cuisine, il me fallait des macarons assortis !
Ce fut donc des :
Macarons rouge passion

Pour la recette des coques, cette fois-ci, point de synthèse de diverses recettes glanées ici ou là ! Filez chez Mercotte ! Son récap. du début de l'année, je l'ai tout-de-suite téléchargé-imprimé et il est déjà tout tâché-tout froissé... C'est une mine !
Comme je suis feignasse quelque fois craignais un énième semi échec, j'ai voulu du simple : sans meringue italienne, sans croûtage et... sans ganache, pour faire bonne mesure !!!
- Ingrédients :
* 110 de blancs d'oeufs vieillis
* 220 g de sucre glace
* 125 g de poudre d'amandes
* 30 g de sucre en poudre
* 1/2 càc de colorant en poudre rouge
* 1 pincée de sel et 1 trait de citron vert
- Réalisation des coques :
* Préchauffez le four à 150 ° C (th.5) avec 2 plaques.
* Mixez le sucre glace et la poudre d'amandes, ajoutez le colorant en poudre et tamisez le tant pour tant.
* Montez les blancs en neige avec le sel et le citron et ajoutez, quasiment en fin de parcours, le sucre en poudre pour serrer les blancs.
* Incorporez le tant pour tant, en deux fois, aux blancs en neige et mélangez à la maryse jusqu'à obtenir "un appareil lisse et brillant, qui fait le ruban sans être liquide, juste souple" a dit Mercotte...
* Avec une poche à douille, dressez les macarons, en quinconce, sur deux plaques recouvertes de papier cuisson (oui, oui, ça marche !!!).
* Et enfournez, pour 14 min, sur les deux plaques chaudes. Au bout de 7 min, tournez les plaques.
* Laissez tranquillement refroidir les coques... Elles se décolleront toutes seules, comme des grandes.
Je les ai conservées dans une boîte à vide d'air et les ai garnies, le lendemain, de passion curd.
La recette de base du curd est ici ! J'ai juste remplacé le jus de citron par la même quantité de jus de fruits de la passion !
- Ingrédients :
* 1 dl de jus de fruits de la passion (= 7 jolis fruits dont j'ai passé la pulpe au tamis)
* 1 trait de jus de citron vert (facultatif - j'aime bien sa petite pointe d'acidité)
* 120 g de sucre
* 4 oeufs
* 80 g de beurre
- Réalisation du Passion Curd :
* Faites tiédir le jus de fruits de la passion et le sucre.
* Ajoutez, hors du feu, le beurre et touillez jusqu'à ce qu'il fonde.
* Fouettez les oeufs en omelette et incorporez-les à la préparation précédente.
* Faites épaissir au bain-marie, sans cesser de remuer au fouet, pendant environ 15 minutes.
* Réservez au frais. Cette quantité est, bien sûr, trop importante pour garnir les macarons, mais, je vous fais confiance : tartelettes meringuées, crêpes, pancakes, petite brioche du matin... Toute récup. sera bonne à prendre !
- Verdict : Yeeesssss ! J'y suis !!! Une coque bien lisse, une jolie petite collerette, une belle couleur bien franche ! Et, comme je suis en pleine période de contrastes, j'ai particulièrement apprécié la petite touche d'acidité du curd avec la douceur des coques...
Finalement, qu'on se le dise, ça a du bon l'entêtement et l'obstination !
16 février 2008
A mon tour d'être taguée !
Un nouveau tag circule sur la toile ces temps-ci et Barbinou, ma voisine, m'a fait la crasse gentillesse de me transmettre le bébé !
Alors, allons-y :
Piqûre de rappel : le règlement :
- mettre le lien de la personne qui vous a taguée (c'est fait)
- mettre le règlement sur votre blog (c'est en cours)
- mentionner 6 choses, habitudes, tics non importants sur vous (ça va venir)
- taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien (rhalala...)
- avertir directement sur leur blog les personnes taguées (oui, oui...)
1ent - je me lève (très) tôt chaque matin et fais ainsi concurrence à Mercotte pour commenter vos billets (n'est-ce pas Auré ?) : ce doit être le climat savoyard qui s'y prête...
2ent - j'ai une attirance particulière irraisonnée pour les ustensiles de cuisine gadgets culinaires qui ne me servent, en général, qu'une ou deux fois (le temps de les essayer, en fait...)
3ent - je carbure au café, le matin, et aux thés, à toutes heures (j'ai d'ailleurs une collection assez singulière de pots remplis de cafés et de thés dans ma cuisine : je ne sais pas résister à l'inconnu, il faut que je goûte)
4ent - je suis tête de mule obstinée : quand je ne réussis pas quelquechose, en général, j'insiste, je persiste jusqu'à parvenir au résultat espéré... après ? je passe à autre chose ! (en ce moment, mon sujet de travail : les macarons !)
5ent - je ne regarde jamais la télé (je me demande d'ailleurs, chaque année, pourquoi je paye encore cette fichue redevance...)
6ent - j'ai une collection invraisemblable importante de livres et magazines de cuisine : je suis conservatrice et ai encore dans ma bibliothèque 5 ou 6 classeurs remplis de recettes glanées depuis... mes 15 ans !
Voilà, voilà : c'est fait et l'exercice n'a finalement pas été si difficile que ça !
Point 4 : taguer 6 personnes ! Merci Auré, Marie-Pierre, Tara, Carotte, Marie-Thé et Sarah de prendre le relais, si ça vous dit et si vous avez le temps !
Point 5 : j'y file...
15 février 2008
Crème de coco à l'agar-agar, ananas et bananes rôtis
Femme au foyer qui ne fait rien de ses 10 doigts, comme toutes les F.A.F. d'ailleurs, c'est bien connu, j'ai eu une pensée émue pour vous toutes qui :
* chaque matin, partez affronter votre travail "d'extérieur", d'un pas leste, dans la brume et la bise, sous la pluie ou la neige, mais douillettement emmitouflée et encagoulée ;
* chaque jour, à chaque moment de répit ou pause, réfléchissez, longuement, à la composition de votre repas équilibré/qui plaira à tous, du soir ou du lendemain ;
* chaque soir, rentrez de votre travail "d'extérieur", fourbue et lessivée mais, malgré tout, prête à commencer votre travail "d'intérieur"...
Je vous imagine que trop bien : j'ai aussi vécu cette vie...
Votre patron/chef a été particulièrement odieux/tyrannique, votre douce/tendre (mais tellement absente) moitié n'est pas encore rentrée, vos enfants se chamaillent/hurlent crient, les devoirs sont moitié faits/à faire, le lave-vaisselle n'est pas vidé et une lessive vous attend, de pied ferme, pour être étendue/repassée...
Quant au repas ?!
Là, c'est l'hallali !
Rien n'est prévu (et pourtant vous y avez pensé à chaque pause, chaque... cf ci-dessus !)...
Telle une biche aux abois, vous êtes cernée de toutes parts, et n'avez envie que de calme, de silence et de douceur...
Le calme et le silence, je ne sais comment les obtenir... par contre, la douceur, j'ai une petite idée...
Crème de coco à l'agar-agar, ananas et bananes rôtis

Recette originale extraite de Guide Cuisine de 03/2008
- Ingrédients :
* 30 cl de lait de coco
* 25 cl de lait concentré non sucré
* 60 g de sucre
* 1 sachet de sucre vanillé
* 1 càc rase d'agar-agar
* 2 bananes
* QS d'ananas frais coupé en petits morceaux
* 20 g de beurre
* 3 càs de noix de coco râpée
* 1 càc de miel
- Réalisation :
* Dans une casserole, faites chauffer les laits, les sucres et l'agar-agar.
* Ajoutez, hors du feu, 2 càs de noix de coco râpée.
* Laissez tiédir et versez dans des ramequins ou des verres.
* Abandonnez au réfrigérateur pour 2 heures.
* Au moment de servir, poêlez les bananes coupées en lamelles et l'ananas avec le miel dans le beurre.
* Démoulez les crèmes froides, ajoutez les fruits chauds et saupoudrez de noix de coco râpée.
- Verdict : le contraste chaud/froid est sublime. Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes...
14 février 2008
Pot-au-feu aux légumes oubliés
En général, quand je fais mes courses, je cours, je me dépêche... j'ai toujours quelquechose d'urgent à faire... ensuite !
Et, pour une fois, l'autre jour, j'ai pris le temps.
Le temps de fouiner parmi les étals d'une grande surface de fruits et légumes, alors que, d'habitude, j'aime bien mieux faire mes achats de saison au marché, de préférence auprès des producteurs.
Mais quelle bonne idée j'ai eu là!
J'ai trouvé, outre des combavas, du gingembre frais, un superbe ananas, des patates douces, pour des tests à venir..., des pommes Délisdor, des fruits de la passion et des litchis, une barquette toute prête (enfin, il me fallait, quand même, sortir mon économe et éplucher...), composée d'1,200 kg de légumes d'antan.
Dans mon cabas, il y avait donc :
- des carottes, des poireaux, un oignon jaune, un petit bouquet garni, des navets violets mais aussi :
- des carottes violettes (qui virent un peu au rouge foncé après épluchage),
- des carottes blanches (plutôt ivoires ou jaunes, d'ailleurs...),
- des navets Boule d'Or (d'un joli jaune),
- des rutabagas,
- des topinambours,
- et des panais.
En bref, tout ce qu'il me fallait pour préparer un :
Pot-au-feu aux légumes oubliés

- Ingrédients :
* 1,200 kg de légumes d'antan,
* 1,400 kg de plat de côte de boeuf (pour contenter l'appétit carnassier de l'Homme),
* 1,5 cubes de bouillon de boeuf
* Sel et poivre
- Réalisation (faciiiiillllleeee !) :
* Dans un grand faitout, faites cuire la viande et l'oignon coupé en 4, plus le bouquet garni et le cube de bouillon avec une grande quantité d'eau sans saler.
* Au bout de 2 heures, épluchez et ajoutez les légumes.
* Poursuivez la cuisson pendant 3/4 d'heure.
* Et régalez-vous !
- Verdict : le but premier de la manoeuvre était, je l'avoue, de mettre, par toutes petites touches, ces légumes, que je n'ai pas l'habitude de cuisiner, au menu de Fille-Première et Fille-Seconde.
Totale réussite de ce côté-là ! 1/4 de panais, autant de rutabaga, presqu'autant de topinambour... ont composé de superbes assiettes attrayantes (dont vous n'aurez pas de photos... pas pensé...) car... mes filles sont curieuses... et ont donc goûté à tout sans rechigner !
Mission accomplie une fois de plus !
06 février 2008
Me voici de retour !
APN en bandoulière et crayon coincé derrière l'oreille, je suis partie par un froid dimanche matin de février à la conquête de l'Eldorado ou du Graal.
Ou plutôt de mon Eldorado ou de mon Graal.
L'histoire commence le jour où j'ai pris connaissance du programme des cours de cuisine du 1er trimestre 2008, organisés par Maxime SIEYES, le tout jeune chef-propriétaire du Restaurant LE BISTROT, à CHAMBERY.
Ce jour-là, je n'ai pas pu m'empêcher de penser : "cet atelier du 3 février, il est pour moi ! J'irai..."
Et voilà comment, par un froid dimanche matin de février...
Chose promise, chose due : je vais vous raconter ma matinée après vous avoir mis l'eau à la bouche hier matin par un bref mais efficace billet, si j'en juge l'effet produit (voir le petit plus en fin de page)...
Ce matin-là, donc, rendez-vous était pris pour un atelier-macarons !
Maxime, qui organise habituellement des matinées consacrées à la réalisation d'un menu complet, a souhaité nous faire profiter, cette fois-ci, sur les encouragements (insistants et persistants ?!) de sa charmante épouse, Christelle, de son savoir-faire de pâtissier, métier à la base de sa formation.
De plus, comme l'a écrit Mercotte dans son commentaire sur mon dernier billet, il semblerait que les macarons soient "top tendance" ! Mais c'est un peu à cause grâce à qui, hein, je vous le demande ?!
Nous étions donc 6 à nous être réunis en cuisine pour, enfin, enfin... tout savoir, tout voir, tout goûter et, surtout, tout réussir de retour à la maison !
Il y avait Chantal, accompagnée de Delphine, Samuel, Lucy, une charmante jeune personne (toutes mes excuses, j'ai oublié de lui demander son prénom !) dont vous pourrez lire les impressions dans l'édition Savoie du Dauphiné Libéré de vendredi prochain et moi !
Dès le café, préambule récurrent des matinées au Bistrot, j'ai prévenu : j'avais prévu de nombreuses questions... Parce qu'avant de me rendre chez Maxime, souvenez-vous, j'avais commis quelques essais, avant et après avoir tenté de faire une synthèse cohérente des méthodes de chacun...
J'avais donc de nombreuses interrogations en stock pour savoir s'il était indispensable d'utiliser des blancs vieillis, quels étaient les avantages de la meringue italienne, quel type de colorant utiliser, quel couverture utiliser à défaut de Valrhona...
Petite parenthèse à destination de Maxime et de mes co-équipiers du jour : je vous prie de bien vouloir m'excuser pour avoir posé autant de questions. Mais je pense que, même si une technique (pour les macarons ou tout autres choses, d'ailleurs) est maîtrisée (et ce qui est loin d'être mon cas ici...), toute chose étant perfectible, il est indispensable de toujours remettre le travail sur l'ouvrage pour chercher à atteindre le point "encore mieux" et ne jamais se contenter du point "c'est bien comme ça"... Simple question de philosophie de vie qui m'amène, bien souvent, à paraître pénible ou agaçante d'où mes plus sincères excuses !
Ceci étant dit, j'ai obtenu des réponses à mes questions !
Qu'on se le dise :
- Maxime, pour le confort de l'atelier, ne nous a pas mis au pied du mur de la meringue italienne qui nécessite, je vous le rappelle, l'utilisation d'un thermosonde qui ne figure pas dans l'inventaire ménager de la pâtissière-lambda que je suis (je file chez Ikéa dès que j'ai 2 heures devant moi, c'est-à-dire....). Il nous a cependant bluffé par l'utilisation de son thermomètre-laser (pour mesurer la température du miel) :

- nous n'avons travaillé que des colorants en poudre additionnés d'eau, donc liquides !
- il est in-dis-pen-sa-ble de faire vieillir les blancs et de tamiser (voire de torréfier au four à 90° C) le mélange sucre glace/poudre d'amandes pour obtenir une texture ultra-fine et bien sèche, finement aérée au moyen d'un fouet à main.
- à défaut de couvertures de renom, on peut en trouver des substituts acceptables... notamment chez Arnaud S.A.S., Rue des Epinettes à BARBY.

- un croûtage des coques est enfin, franchement, préférable pour obtenir de jolies collerettes.

Sur ces bases, Maxime a réalisé, sous nos yeux éblouis, des macarons à la pistache, au miel, au pain d'épices, à la framboise et, mes préférés, au cassis (dont la jolie coloration violette n'a, pourtant, pas voulu "tenir" à la cuisson...).
Les petits plus "techniques" de cette formation : ajouter à la pâte de pistache, pour la réalisation de la ganache du même nom, un peu de Kirsch ; mixer du pain d'épice, du beurre et de la crème fraîche pour obtenir la ganache pain d'épices ; prévoir d'incorporer un mélange de couvertures noir et lait à la pulpe de cassis pour la ganache cassis !

Le petit plus : la visite impromptue et surprise de Mercotte, venue, en voisine, faire un petit tour de cuisine !
Me voici donc fin prête pour retenter l'aventure dans ma cuisine !
03 février 2008
Tous au Bistrot !
Juste un petit mot pour vous dire que, ce matin, je serai là :

Pour un atelier-macarons !
Bien entendu, je pars, APN en bandoulière et crayon vissé derrière l'oreille, pour vous rapporter un petit reportage !
A suivre donc !
02 février 2008
Quand 2 continents se rencontrent dans ma cuisine
Ce billet aurait mérité d'être écrit et publié depuis longtemps...
En fait, depuis le mois de décembre 2007, quand ma gentille factrice m'a apporté :
Un colis somptueux et tellement personnalisé venu tout droit du Canada, par bateau,
Un colis, Finistère-ment ultra gourmand,
Et un autre colis, surprise celui-ci et rempli de curiosités, arrivé des USA, par les airs !

Ma factrice m'a d'ailleurs demandé si j'avais une grande famille pour recevoir, à une régularité de métronome, un colis tous les 4 jours, et venant de si loin en plus, ma bonne dame ...
Mais non, mais non ! J'ai seulement lié amitié avec des personnes terriblement généreuses. Que je ne connais d'ailleurs même pas en vrai, en chair et en os... Mais là n'est pas le plus important.
Le plus important, c'est cette gentillesse complètement désintéressée. Faire plaisir aux autres juste pour le plaisir de faire plaisir. Faire découvrir de nouveaux produits. Echanger des clins d'oeil, des astuces, des tours de main. Quelle richesse !
Et c'est toute cette richesse de la blogosphère qui s'est, d'un coup, retrouvée, pour faire plus amplement connaissance, dans ma cuisine !
Merci encore à Carotte, à Lolotte et à Marie-Thé (qui vit, elle aussi, si loin de chez moi) pour ces purs moments de joie que vous avez (dé)livrés dans mon petit coin de Savoie !
Connaissant un peu plus les produits que m'a fait parvenir Marie-Thé, je les ai utilisés très rapidement, ici ou là.
Carotte m'a gâtée en m'envoyant, notamment, des canneberges séchées natures mais aussi parfumées à l'orange et à la pomme (j'étais loin d'imaginer qu'elles existaient parfumées !).
Lolotte m'a comblée en me faisant, notamment, parvenir des mûres séchées et un livre-clin d'oeil : Cobblers & Crumbles by Maxine Clark !

Et là... là... L'envie de tester une recette de cobbler, dessert dont je n'avais jamais entendu parler, et puis celle, aussi, d'utiliser les mûres et canneberges parfumées d'une façon plus gourmande qu'en me contentant de les déguster, l'une après l'autre, en piochant dans les paquets...

Le Canada et les USA se sont donc alliés à la France, dans ma cuisine, pour tester, après diverses modifications (mais si peu...) un :
Cranberry and Apple Cobbler

- Ingrédients (entre parenthèses, les quantités US) :
* 200 g de canneberges et de mûres séchées (1 lb.fresh or frozen cranberries or 7 oz.dried cranberries)
* 450 g de pommes à cuire (1 lb.)
* le zeste et le jus d'une orange non traitée
* pinch of ground cloves (j'aime pas ! Pas mis !)
* 60 g de beurre froid (1/2 stick)
* 300 g de farine avec levure incorporée (1 3/4 cups)
* 60 g de sucre (1/4 cup)
* 15 cl de lait (2/3 cup) plus un peu pour le glaçage
- Réalisation :
* Préchauffer le four à 220 ° c (425 ° F).
* Prélevez le zeste de l'orange, pressez le jus et versez le tout dans une casserole avec les canneberges, les mûres et les pommes pelées et découpées en fins quartiers.
* Faites doucement pocher pendant environ 10 à 15 min. Réservez.
* Préparez le cobbler topping : mélangez (merci Darky !) le beurre froid coupé en petits morçeaux, la farine et le sel jusqu'à ce que vous obteniez une fine poudre sablée.
* Ajoutez le sucre puis le lait.
Vous devez obtenir une pâte souple, un peu collante.
* Sur un plan de travail fariné, étendez la pâte sur 1/2 cm d'épaisseur et coupez des cercles, au moyen d'un emporte-pièce.
* Versez les fruits et le sirop dans un plat à four rond et disposez les cercles de pâte par-dessus, en conservant une "cheminée" au centre.
* "Brossez" (disait le livre et j'ai conservé la formule...) le dessus des cercles de pâte avec le lait.
* Enfournez et cuire pendant environ 15 min jusqu'à obtenir une jolie coloration de pâte.

- Verdict : c'est sympathique. Drôlement bien plus consistant en bouche que le crumble qui réunit tous les suffrages à chaque essai.
Je craignais que le cobbler topping soit un peu ... pouf-pouf ! Eh bien non ! Drôlement moelleux. Du genre "scone" en moins sec (Ne criez pas tous à la folie ! J'avoue et fais mon mea culpa : je n'ai peut-être certainement pas goûté aux meilleurs scones du monde pour comparer ! Suis-je pardonnée ?!).
Les fruits, quant à eux, étaient diaboliquement parfumés et moelleux, parfaitement réhydratés. La petite pointe d'acidité des canneberges et des mûres était doucement mais sûrement mise en valeur par l'ajout de l'orange.

Un petit délice doux, sucré, acidulé, frais et vitaminé que j'ai égoïstement terminé au petit déjeuner le lendemain matin en pensant à Carotte et à Lolotte ...
Et que je dédie à Madeleine...


