02 mars 2009
Vous me suivez pour un test chocolaté ?
Avant de commencer ce billet, dûment promis et un peu en retard, je tiens à préciser, si par hasard ils/elles repasseraient par ici :
- à mon visiteur suisse, à la recherche de cours de cuisine sur Chambéry et/ou dispensés par Yves Vincent, le chef fort sympathique du Restaurant Le Mont Carmel à BARBERAZ, que le restaurant est désormais fermé. Aux dernières nouvelles, Yves Vincent devait partir exercer ses talents au Portugal. A l'heure actuelle, je ne sais si son projet s'est réalisé, ce que je lui souhaite vivement et ne peut donc fournir plus de renseignement.
- à mes nombreux (bien que tout soit relatif...) visiteurs à la recherche de "paleron cuit au four" et qui arrivent sur ces pages grâce à cette recette, que jamais, au grand jamais, on ne trouvera une telle recette sur ce blog ! Pour moi, il est clair et évident que ce morçeau savoureux de boeuf ne peut être que longuement mijoté, en cocotte (de préférence, en fonte ou dans un mijoteur électrique). Il me semble, jusqu'à preuve du contraire, qu'une cuisson lente, douce et à basse température sera gage de tendreté, de moelleux et de fondant.
Ceci étant dit, je peux me consacrer à mon objet évidence du jour :
Le chocolat et moi, c'est pour la vie.
Déjà, avant... Avant de rencontrer Mercotte et de participer à divers stages à Tain, le chocolat, j'aimais. J'adorais.
Maintenant, comme pour le vin, mon goût s'est affiné et affirmé. Eduqué.
Alors, quand j'ai vu au Salon du Chocolat de Grenoble, chez Bouga CacaO, des poudres de perlimpinpin pour réaliser du chocolat chaud, ni une ni deux, hop, dans mon panier. :

C'est que je suis devenue joueuse et audacieuse. Je m'amuse à tester prendre des risques.
J'avais une excuse : l'hiver approchant, je sentais qu'il me fallait emmagasiner de quoi nous réchauffer après les longues journées sur les pentes enneigées...
Résultat ?
A la fin février, nous n'avons toujours pas mis les pieds sur nos planches.
Une excuse peut-être ?
Mais bien entendu ! Pas une ! Plusieurs ! Et pas des moindres !
Il nous me faut de nombreuses conditions réunies : du soleil (pas de brouillard, je suis myope) + de la bonne neige (souvenir d'une chute dans l'escalier, j'ai une cheville sur qui je ne peux compter) + personne sur les pistes (pour le plaisir de tomber en toute tranquillité) !
Et depuis le début de la saison, chaque dimanche, soit le temps était po...i, soit c'était les vacances (= tout plein de vacanciers).
Mais je me console en me disant que, les vacances, c'est pas extensible, la neige, il y en a un max. pour un moment et, finalement, le ski de printemps c'est le soleil assuré !
Mais je m'égare là... Revenons au chocolat.
Mercredi, en allant travailler, je m'arrête à la boulangerie et je tombe sur ça :

Ben ça alors ! Je ne connaissais pas ! La boulangère non plus, d'ailleurs ! Son mari a goûté le café et l'a trouvé "corsé mais personne n'a testé la boisson chocolatée, vous me direz ?!"... Oh oh oh... Tiens donc ! Mais bien sûr...
Rentrée à la maison, je demande à mon ami Google s'il connaît : je trouve un site en construction pour la marque que j'ai en mains et quelques explications sur le système.
C'est simplement une canette de chocolat auto-chauffante.
Plus de précisions ?
En partant du fond, on a un étage d'eau, un étage d'oxyde de calcium et la boisson au-dessus. On retourne la canette, on décapsule, on appuie sur le fond (l'eau et l'oxyde entrent en contact ce qui produit de la chaleur - CQFD), on secoue 10 secondes et on retourne de nouveau, on décapsule et on déguste !
Pas si vite ! Je veux faire un test. Oui, un test s'impose à mon esprit torturé tortueux. Comparer, c'est ça ! Me rendre compte, par mes propres papilles, si le contenu vaut le contenant.
Parce que j'avoue, je suis un peu dubitative sur la qualité de ce que je vais trouver... De l'eau, du sucre, du lait écrémé, du cacao dégraissé (3,3 %), du lactosérum, du beurre et des arômes, soit un total de 162 Kcal pour 200 ml. Mais encore...
Devant la jeune génération retenue pour le jeu (qui, elle, n'attend qu'une chose : goûter la dernière découverte de leur mère - ah, l'attrait de l'inconnu...), j'exhibe, triomphante, mes petits sachets équitables pour réaliser un vrai chocolat chaud à l'ancienne.
Nous choisissons le Puro (= nature) et me voilà partie : une cuillère à soupe de poudre dans une casserole avec trois cuillères à soupe d'eau. Je touille. J'optiens la pâte indiquée sur la recette. J'ajoute, au jugé, du lait entier et une cuillère à soupe de sucre mascobado pour rester dans l'optique équitable-bio-nature et ajouter une note réglissée à la préparation... Je fouette pour obtenir un joli chocolat mousseux qui va convaincre, forcément, mes testeuses.
Malgré un coup de fouet énergique, pas trop de mousse à l'horizon. Un coup de buse vapeur plus tard, j'optiens ça :


Alors ? La vérité vraie ?
Le chocolat à l'ancienne est... nature. La mousse est légère. Le chocolat est léger. Pas trop sucré. Et puis j'ai bonne conscience !
Pour la canette, attention ! Chaud devant ! C'est chaud-chaud (me suis brûlée le bout de la langue alors que j'avais bien mis en garde mes minettes) :

A mon esprit défendant, c'est bon-bon. Bien que peut-être sûrement plus sucré.
Score final ?
Dans un esprit de conciliation (je reconnais bien ma fille, là !), Fille n° 2 me dit "c'est pas pareil mais les 2 sont bons", quant à Fille n° 1, elle m'assène de son air d'ado-je-sais-tout-mieux d'un ton qui n'admet aucune réplique "franchement, il n'a pas de goût ton chocolat à l'ancienne ! La canette, c'est meilleur !" Comprenez la traduction "le packaging est fun"...
Et vous, qu'en pensez-vous ? Vous laisseriez-vous tenter ? Ou préférez-vous la bonne vieille méthode ?
15 août 2008
Primée et... très inspirée !
Il y a déjà bien longtemps, dans un lointain passé, alors que j'étais en pleine phase "pas le temps", une charmante jeune personne m'avait fait l'honneur de me décerner un prix !
Le prix Arte y Pico, créé par Eseya, jeune artiste uruguayenne, créatrice de poupées de tissus et lainages.
Je crois bien que, furetant brièvement chez Sarah (entre l'installation d'une livebox number 2 et celle d'une livebox number 3 que j'espère la dernière !), je lui avais promis de répondre, rapidement, à son invitation...
Pour la célérité, nous repasserons !
Mais, "chose promise, chose due", je m'y colle aujourd'hui !
Pour commencer, je vous rappelle les règles bien que ce soit certainement inutile - ce jeu ayant fait le tour de la culino-blogosphère - :
1/ Vous devez choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs, quelque soit la langue.
2/Chaque prix doit contenir le lien vers le blog de son auteur pour être visité par tous.
3/Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blog qui lui a donné.
4/Le lauréat doit montrer le lien du blog Arte y Pico, afin que chacun connaisse l'origine du prix.
5/Et afficher les règles.
Difficile, difficile... Parce que... Arghh ! Sarah ! Quel dilemme !
Le premier point me pousse dans mes retranchements. Moi qui n'aime pas (mais alors pas du tout) devoir trancher, choisir !
Avant l'ouverture de ce blog, j'en parcourais quelques-uns avec envie, gourmandise, admiration...
Puis, un jour, lasse de tant d'envie et d'admiration gourmandes, mais, cependant, avec beaucoup d'humilité, je me suis lancée !
Et, depuis, je ne me promène plus sur 4 ou 5 blogs, mais sur des dizaines quand ma livebox ne me joue pas des tours de cochon !
Certes, parmi ceux-ci, plusieurs ont ma préférence. Mes références.
Quelques rencontres ont succédé aux discussions virtuelles : avec quelle joie, teintée d'anxiété, j'ai fait la connaissance de Marie-Pierre, Mercotte, Auré, Barbinou, LaCath, Vanille...
Mettre un visage sur un pseudo...
Pouvoir se dire que la relation est choisie. Pas imposée. Ni convenue. Non. Juste choisie. Pour le plaisir de se lire. Régulièrement ou non. Sans contrainte ni obligation. Grâce à une passion commune.
Je ne peux décidément pas faire de choix : chacun des blogs que je lis (et certainement beaucoup d'autres...) mérite ce prix !
Voilà qui est fait... Je crois que ça s'appelle "botter en touche", non ?!
Pour en venir à la recette du jour (parce que c'est pas tout ça, mais certains, que je ne citerai pas, n'attendent pas autre chose), je disais donc que j'avais été, également, inspirée... Et drôlement !
Un jour, par Confidences Sucrées et, le week-end dernier, par Le Larousse des Desserts. Rien que ça... Pierre Hermé sur tous les fronts !
Pour une interprétation, à ma façon, de Sensation Satine constituée de gelées au yaourt, d'orange et de fruit de la passion.
Pour cette version libre, j'ai tenu à conserver l'association des trois saveurs : l'acide, le sucré et le doux.
J'ai donc gardé la gelée de fruit de la passion et ai remplacé la gelée d'orange par une gelée de framboises et la gelée au yaourt par un insert de caramel au beurre salé pour mes ...
Verrines Inspiration Libre :
Pour 8 verrines :
- Ingrédients :
* gelée fruit de la passion : 220 g de jus de fruit, 50 g de jus d'orange, 20 g de jus de citron, 12 cl d'eau minérale, 3 feuilles de gélatine et 60 g de sucre en poudre.
* gelée framboise : 200 g de confiture de framboises, 7 cl de jus de citron, 12 cl d'eau minérale et 3 feuilles de gélatine.
* pour les inserts au caramel : boules creuses à garnir de chez Valrhona et sauce au caramel au beurre salé.
* pour la déco : macarons.
- Réalisation :
* Inserts au caramel : réaliser une sauce au caramel au beurre salé et en garnir les boules Ivoire. Fermer les orifices avec un peu de couverture Ivoire fondue et réserver au frais.
* Gelée fruit de la passion : faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Faire tiédir l'eau minérale. Faire fondre la gélatine, après avoir égoutté les feuilles, dans l'eau. Ajouter les jus de fruits et le sucre. Verser dans des verrines inclinées et laisser prendre 2 heures au réfrigérateur.
Déposer un insert dans chaque verrine quand la gelée fruit de la passion n'est pas encore tout-à-fait prise (ne faites pas comme moi qui ai trop attendu...) :
* Gelée framboise : faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Faire tiédir l'eau minérale. Faire fondre la gélatine, après avoir égoutté les feuilles, dans l'eau. Ajouter la confiture et le jus de citron. Verser dans des verrines inclinées dans l'autre sens et laisser prendre 2 heures au réfrigérateur.
Décorer d'un macaron avant de servir.
- Verdict : j'ai trouvé les sensations attendues : l'acidité légère (grâce au sucre et au jus d'orange) du fruit de la passion, la douceur de la framboise et le sucré grâce à l'insert Ivoire garni de caramel ! Mais, pour tout dire, il faut être fan de texture gélifiée... Peut-être de plus petites verrines...
28 avril 2008
Les cookies diabolique(s)...ment bons du réconfort !
Après une matinée éprouvante, mon "marathon" hebdomadaire, en rentrant à la maison, dans le calme et le silence de ma cuisine (une fois n'est pas coutume, il convient de le souligner : les éléments connexes étant en vacances chez leur grand-mère !) et par une jolie journée de printemps d'été (au mois d'avril ???), une envie subite de réconfort sucré s'est manifestée !
Fatiguée. Epuisée. Cassée. Physiquement. Nerveusement.
Je suis en hypotension (ou hypoglycémie ? Allo, Docteur ? C'est grave...) !
Mais avant d'entrer dans un état de léthargie bienfaiteur et régénérant, je me dois de combler mon manque de... ma gourmandise grâce à des...
Cookies aux pépites de chocolat et caramel au beurre

- Ingrédients (pour 46 cookies - 3 plaques type Téfal) :
* 55 g de beurre 1/2 sel
* 55 g de beurre doux
* 125 g de sucre extra-fin
* 75 g de sucre roux
* 1 gros oeuf
* 200 g de farine
* 5 g de levure chimique
* 1 pincée de bicarbonate de sodium
* 1 càc d'extrait de vanille
* 90 g de pépites au caramel au beurre
* 60 g de pépites de chocolat
- Réalisation :
* Faites préchauffer votre four à 170 ° c (th.5/6).
* Dans le bol de votre robot ou un saladier, coupez en petits morceaux les beurres et laissez-les ramollir.
* Ajoutez les sucres, la vanille et l'oeuf et fouettez jusqu'à obtenir une consistance crémeuse.
* Ajoutez, petit-à-petit, la farine, la levure et le bicarbonate tamisés ensemble.
* Incorporez les pépites.
* Façonnez de petites noix et déposez-les, en les aplatissant légèrement, sur des plaques recouvertes de papier cuisson.
* Enfournez pour environ 10 min.
Laissez refroidir tiédir et régalez-vous !
- Verdict : Ces cookies ne sont pas forcément très moelleux, plutôt croquants et croustillants, mais ils fondent en bouche ! Un vrai moment de bonheur... A savourer accompagnés, bien entendu, d'un café "Vilcabamba" (Vallée de la Longévité, dans la Cordillière des Andes) ou, pourquoi pas, pour rester dans le ton, d'un thé vert au chocolat.

A peine 15 min de préparation, 10 min de cuisson (3 x 10, d'accord...) et me voilà toute requinquée, prête à affronter... mon maillot-de-bain (là, je crois que c'est désespérément fichu !) la seconde partie de ma journée !
22 avril 2008
Vous les aimiez au citron, vous allez les adorer aux fruits rouges
Chose promise, chose due !
Pour faire bref, aujourd'hui - une fois n'est pas coutume (c'était un peu longuet, hier, non ?!) -, je vous propose une recette tirée de mon petit livre fétiche du moment : Muffins, Originaux et Authentiques, by Marc Grossman.
A la suite de mon premier essai, j'ai voulu, à la deuxième tentative, modifier un peu les proportions pour espérer encore pouvoir entrer dans mon maillot de bain cet été pouvoir changer de gourmandises chaque jour sans gâcher la production de la journée précédente.
Car, comme chacun sait "qui est toujours/trop souvent nourri des mêmes plats, toujours/souvent rechigne" !
Donc, voici les proportions qui, selon moi, conviennent parfaitement à une famille composée de 2 adultes et 2 enfants, normalement gourmande.
Considérant également que ce qui se conçoit bien s'exprime clairement, je précise que je ne cherche certainement pas à m'octroyer la maternité des recettes qui sont et demeurent, dans mon esprit, l'entière propriété de Bob.
Ceci étant dit, je peux donc, sans, je l'espère, attenter à ses droits d'auteur, vous dévoiler une petite merveille à essayer de toute urgence, je vous l'assure !
Muffins aux fruits rouges

- Ingrédients (pour 8 muffins et 8 mini-moules) :
* 80 g de beurre doux
* 60 g de farine
* 50 g de sucre roux
* 1/2 càc de cannelle en poudre
* 200 g de farine
* 2 càc de levure chimique
* 90 g de sucre extra-fin
* 180 ml de crème fraîche
* 25 ml d'huile de tournesol
* 20 ml d'huile d'argan
* 2 oeufs
* 1 càc d'extrait de vanille
* 250 g de myrtilles ou 180 g de fraises et 80 g de rhubarbe

- Réalisation :
* Préparez la garniture "streusel" (4 premiers ingrédients de la liste) : mélangez le beurre mou, la farine, le sucre roux et la cannelle. Réservez au frais.
* Mélangez les ingrédients "secs" ensemble (3 suivants de la liste) : la farine, la levure et le sucre extra-fin.
* Mélangez les ingrédients "liquides" (4 suivants de la liste) : la crème fraîche, les huiles, les oeufs et la vanille.
* Pour les muffins aux fraises et rhubarbe, incorporez-les, après les avoir détaillées en cubes, aux ingrédients secs.
* Regroupez les 2 préparations sans trop travailler la pâte.
* Remplissez les moules aux 3/4.
* Pour les muffins aux myrtilles, ajoutez-les à ce moment-là, en appuyant un peu avec le doigt afin de les répartir harmonieusement.
* Terminez en répartissant la garniture "streusel" sur la pâte.
* Enfournez pour 20 min dans un four préchauffé à 220 ° c.

- Verdict : on les aime, on les adore, on ne s'en lasse pas ! Merci Bob !
Enfin, pour être tout-à-fait honnête, je vous livre, en bonus, deux petites précisions "ne faites surtout pas comme moi" issues de mon expérimentation :
* pour les muffins aux myrtilles : ne zappez pas l'étape "appuyez légèrement avec votre doigt"...

* et pour les muffins aux fraises et à la rhubarbe : inutile de vouloir vous amuser à utiliser vos jolis moules en forme de fleurs puisque ces muffins sont appelés à être présentés à l'endroit (n'oubliez pas la garniture "streusel" sur le dessus) !

29 mars 2008
Les muffins de Bob
Vous connaissez toutes et tous les petits recueils de recettes édités par Marabout ?!
Il y a, notamment, dans ma bibliothèque : Croquez Monsieur ! de Philippe Conticini ; Cheesecake de Keda Black ; Gâteaux Magiques de Nadjette Guidoum ... et puis d'autres...
Et, depuis quelques jours, il y a aussi : Muffins de Marc Grossman alias Bob !
Et depuis, je le feuillette selon la méthode dûment testée et approuvée par moi seule Tara et moi, j'entends par là : je pars de la page 63 et j'arrive à la page 2 et hop, un tour en sens inverse ! Et hop, dans tous les sens !
Et hop ! Je ne sais plus où donner de la tête ! Je sens que je tiens une mine entre les mains. Pour 7,90 euros, franchement, pas de quoi fouetter un chat ! Et puis j'aime cette collection : une recette, une photo. La plupart du temps tentatrice...
Mais pas à ce point, j'avoue ! Jamais je n'ai encore testé les croques de Philippe Conticini pas plus que les cheesecakes de Keda Black ni les gâteaux magiques de Nadjette Guidoum...
Allez, je me calme. Je m'assieds fébrilement tranquillement devant une bonne tasse de café et je commence à lire la page 5 : les conseils de Bob !
Et puis la page 6 : qu'est ce qu'un bon muffin ?
Bon, ça va : deux pages lues pour tenter de cerner le problème, c'est encore dans mes possibilités spatio-temporelles !
Maintenant, lequel choisir : le 100 % choco ? Le myrtille extra moelleux ? Le "ça colle aux doigts" ?
Un coup d'oeil à droite : ma corbeille de fruits m'a lancé quelques ondes... Trois poires Williams s'ennuient ferme et ne vont d'ailleurs plus l'être (fermes) pour longtemps !
Ce sera donc la page 12 qui aura les honneurs du jour :
Muffins au citron, graines de pavot et poires fondantes

- Ingrédients pour 12 muffins (dit la recette... Avec ces quantités, j'ai obtenu 12 muffins et 38 bouchées !!! ) :
* 320 g de farine
* 3 càs de graines de pavot
* 1 càc de sel
* 3 càc de levure chimique
* le zeste de 1,5 citron 1 citron vert
* 150 g de sucre
* 125 g de beurre doux
* 2 oeufs
* 40 ml de jus de citron
* 210 ml de yaourt à la grecque de préférence Velouté de Danone
* 200 g de poire épluchée et épépinée en morçeaux (soit 2,5 poires Williams)* QS de jus de citron pour éviter l'oxydation des poires.
Et pour glaçage :
. 60 g de sucre glace
. 2 càs de jus de citron
- Réalisation :
* Préchauffez le four à 190 ° c (th.6).
* Préparez le glaçage : mélangez le sucre glace et le jus de citron.
Première parenthèse : prévoyez une bonne double dose !
* Mélangez les ingrédients secs (farine, graines de pavot, levure et sel) avec le zeste de citron.
Seconde parenthèse : grâce à la râpe Microplane, que je me suis récemment offerte,
je suis la reine des zestes ! Heu-reu-se !
* Crémez le beurre et le sucre.
* Montez les blancs en neige.
* Ajoutez les jaunes à l'appareil, puis le yaourt, le jus de citron et, enfin, les blancs en neige.
* Incorporez, petit-à-petit, le mélange sec puis les poires.
* Répartir la pâte obtenue dans vos moules et enfournez pour 25 min.
* Nappez les muffins encore tièdes de glaçage.

- Verdict : Enfer et damnation ! Me voilà conquise ! Les bouchées n'ont vraiment fait qu'une bouchée ! La prochaine fois, cependant, je mettrai un peu plus de poires et encore plus de glaçage pour un résultat encore plus gourmand.... Et le secret de bons muffins, j'ai enfin compris, est là : ne pas trop travailler le mélange !

Sur ce, je vous laisse : j'ai une bouchée à finir quelques myrtilles qui m'attendent... page 10 ou page 56 ?
26 février 2008
Macarons party et plus si entente..
Une petite phrase lancée par Mercotte, un jour, m'a menée sur la piste d'une quasi-voisine.
Deux ou trois commentaires échangés plus tard, il apparait évident qu'il faut que l'on se rencontre... en bonne compagnie... pour "comparer" nos macarons !
Rendez-vous est donc pris pour le 23 Février.
Et la pression s'installe chez moi. Elle est là, palpable : ces petites bêtes-là, souvenez-vous, me créent bien des ennuis, soucis, tracas !
Auré la gredine en rajoute : elle participera à un stage chez Mercotte quinze jours avant pour bien fignoler sa technique.
Et Barbinou la traîtresse, elle, macaronne à qui mieux mieux !
Et moi, et moi ?????
J'évite la grippe et autre gastro qui font des dégâts autour de moi, je slalome entre surcharge temporaire (??) de travail et emploi du temps au timing bien serré.
Et je me répète une petite rengaine qui finit par devenir ma devise :
"Le Ridicule Ne Tue Pas, Le Ridicule Ne Tue Pas..."
Et je macaronne... sans trop de stress, finalement.
J-4 : préparation de la confiture Ispahan issue de "Confidences Sucrées" de Julie Andrieu et Pierre Hermé (page 178). Pendant que certaine craque sur le cake carrément chocolat (page 92), moi, j'ai eu un coup de coeur pour cette recette. Il me la faut. Alors... alors...
Recette presque suivie à la lettre. Si ce n'est que j'ai réduit intuitivement la quantité de sucre : 650 g au lieu du kilo prescrit. Et je trouve encore que ma confiture est bien sucrée. Comme Mélinda, on dirait...
Et puis l'eau de rose que j'ai n'est pas si parfumée que ça...
Et je n'ai pas obtenu 10 ou 12 pots comme c'est prévu mais seulement 4... Il faut dire que j'ai largement fait cuire ma confiture : une petite matinée, comme autrefois, dans un bon vieux chaudron - Coucou Tara, es-tu là ??? - alors que PH conseillait de la faire cuire 25 min environ.
Ce n'est pas grave : les macarons, c'est du sucre - pas que mais quand même un peu - et cette confiture y trouvera sa place.
J-3 : journée Passion Curd. On recommence. Mes gourmands ne m'en ont pas laissé un gramme. Sur des pancakes, sur des fonds de pâte sucrée, sur des crêpes... Mes petits pots sont épuisés.

Il semblerait qu'une recette sans beurre circule depuis quelques temps sur la blogosphère. Je la tenterai... Mais pas aujourd'hui : Pression-Pression tente de tenir Vilain Petit Diable éloigné de moi...
J-2 : séance macarons dès potron-minet. Je décide de ne pas changer une équipe qui gagne et me range à la M.O. (Mercotte Organisation) pour, avant de se lancer :
1°) réunir tous les ingrédients devant soi,
2°) et mettre en place le matériel nécessaire (: 2 bols de Darky, 2 maryses, 2 poches à douille avec leur embout, plaques avec papier cuisson...).
Recette des coques ici !
Tout se passe bien. Une plaque complète de macarons verts. Jolis-jolis. Plus une demi-plaque. Une plaque complète de macarons roses. Mignons à croquer avec leur petit coeur en sucre. Plus une demi-plaque.
Tout se passe trop bien.
J'enfourne la plaque verte. Je suis contente : collerette, coque bien lisse.

La plaque entièrement rose file donc vivre sa vie au fond de mon four et... Horreur et désolation ! La poisse. La malédiction s'abat sur ma cuisine ! Les macarons sont TOUS fendillés... Loupés, ratés...

Je ne me décourage pas et j'enfourne la plaque mi-mi. Que se passe-t-il ? Les macarons verts sont plutôt pas mal (comme leurs petits frères déjà cuits) et les roses se fendillent, ne montent pas... Arrgggghhhh !
J'ai un début d'explication. Une intuition. Mais vite, un petit mail à Mercotte : on est jeudi et je sais qu'elle n'est pas loin de son ordinateur... Réponse quasi-instantanée : mon colorant semble en cause. J'ai utilisé de la poudre pour les verts et du liquide pour les roses. C'est la SEULE chose que j'ai modifiée entre les 2 préparations.
Me voilà donc partie chez Mercotte ... et je rentre munie d'un parfait colorant rose fraise... et puis autres choses encore ! Et d'une envie... Irrépressible !
Le soir même, je me dois (j'en ai reçu l'ordre impérieux !) d'ouvrir "30 Desserts Créatifs pour toutes les occasions" et de préparer une fournée de biscuits moelleux à la cardamone (page 12).
Je m'exécute :

Dans un moule en silicone à cannelés - tiens donc... - et nous nous régalons.
J'en oublie donc ma déconvenue de la journée et file me coucher l'esprit serein : à la place de mes jolis macarons roses à la confiture Ispahan, j'apporterai, chez Barbinou, des biscuits moelleux à la cardamone !
D-Day : Voilà comment, tel le Petit Chaperon Rouge, j'ai réussi à mettre dans mon panier pour Mère-Grand Barbinou et Auré, des biscuits moelleux à la cardamone, des macarons verts à la confiture Ispahan et des macarons verts au Passion Curd :



Partie rapidement (à l'heure à laquelle j'étais censée être chez elle), j'ai filé tout droit : je me suis retrouvée à 10 min de chez Barbinou... Vilain Petit Diable s'était réveillé... Je suis sûre que ça vous arrive aussi : la voiture se dirige toute seule pendant que vous tentez de faire le point sur ce que vous avez bien pu oublier... Je suis donc arrivée avec une petite demi-heure de retard... sans parvenir à trouver ce que j'avais oublié !
Sans conséquence. Auré et Barbinou m'avaient attendue et regardez un peu ce que nous avons dégusté :




Vous savez ce que j'avais oublié ? Je vous le donne en 1000 ! Le comble !
Mon A.P.N. !
Pour de sublimes photos et de magnifiques billets (je me rattrape bien, hein, les filles ?), je vous invite donc à vous rendre ici ou là.
Enfin, un grand merci à Barbinou de nous avoir si gentiment accueillies.
Edit du 27 Février :
1/ Oui, oui !!! Je suis bien allée me promener jusqu'à l'antre de Mercotte ! Ja-lou-ses ! Je vous sens envieuses... Il faut dire que nous habitons à 10 petites minutes à peine l'une de l'autre et que Mercotte est d'une disponibilité et d'une gentillesse à toute épreuve ! Je sais que je prêche une évidence pour ceux qui ont eu la chance de participer à ses week-ends gourmands. Dont je ne fais malheureusement pas partie... Mais mon tour viendra !
2/ Pour ceux qui m'ont demandé la recette de la confiture Ispahan directement en bal perso, je vais vous la communiquer. Je pense que PH et Christine Ferber n'y verront aucun inconvénient ni aucune atteinte à leurs droits d'auteurs puisque j'ai osé modifier la recette initiale et que je cite les créateurs de cette fabuleuse douceur :
- Ingrédients (de la recette originale en noir et de ma recette en lavande) :
* 1,100 kg de framboises fraîches surgelées
* 300 g de litchis frais
* 1 kg 650 g de sucre cristallisé pour confiture
* 2 cl d'eau de rose
* 2 cl de jus de citron
* 1 càc d'alcool de rose
* 1 càc d'arome de rose
- Réalisation :
* Enlevez la peau et les noyaux des litchis, coupez la chair en petits morceaux (travaillez au-dessus d'un saladier afin de recueillir tout le jus qui s'échappe).
* Dans un chaudron en cuivre, faites confire les framboises, les litchis, le sucre et le jus de citron. Portez à ébullition en mélangeant délicatement. Maintenez l'ébullition sur feu vif 5 à 10 min.
* Ecumez. Ajoutez l'eau de rose et redonnez un tour de bouillon.
* Vérifiez la consistance en faisant le test de la cuillère dans l'assiette (pour moi, ce test n'a été probant qu'au bout de 3 heures...).
* Versez la confiture bouillante dans des pots stérélisés et retournez jusqu'à refroidissement.
Ma confiture n'étant pas assez "typée" à mon goût, j'ai ajouté l'alcool et l'arôme de rose pour obtenir un résultat...Divin ! Et je pense que la durée de la cuisson est due à l'utilisation de framboises surgelées qui ont rendu plus de jus que des framboises fraîches. Dommage que la saison des litchis ne coïncide pas avec celle des framboises du jardin...
18 février 2008
Je m'entête, je m'obstine.. pour du rouge passion !
Tout d'abord, il y a eu Mercotte, que je lis, en toute discrétion, depuis au moins ... oh oui, au moins tout ça... Bien avant d'ouvrir ce blog...
Et puis Marie-Pierre, l'une des toutes premières à me laisser un commentaire très encourageant à la création de ce blog, la première également que j'ai rencontrée ;
Et encore Auré, ma charmante voisine, dont j'ai découvert le blog il y a un peu moins d'un an et dont j'ai également eu le plaisir de faire la connaissance ;
Et, enfin, il y a eu Barbinou, la petite dernière de la bande, ma toute proche voisine, dont la rencontre est programmée pour la fin de semaine !
Alors, pourquoi pas moi ?
A quel sujet ?
Oh ! Pardon... J'ai oublié de vous dire... Enfin, vous vous en doutez un peu, non ?
Soyons joueuses, je vous propose une petite devinette : Mercotte en est la reine incontestée, hors concours ; Marie-Pierre, la championne toutes catégories ; Auré, la plus forte pour en réaliser des pièces montées et Barbinou, la plus douée pour en faire des coeurs !!!
Vous avez trouvé ?
Je parlais des macarons, bien sûr !!
Et comme cette histoire de macarons commençait à tourner au vinaigre à virer à la passion dans ma cuisine, il me fallait des macarons assortis !
Ce fut donc des :
Macarons rouge passion

Pour la recette des coques, cette fois-ci, point de synthèse de diverses recettes glanées ici ou là ! Filez chez Mercotte ! Son récap. du début de l'année, je l'ai tout-de-suite téléchargé-imprimé et il est déjà tout tâché-tout froissé... C'est une mine !
Comme je suis feignasse quelque fois craignais un énième semi échec, j'ai voulu du simple : sans meringue italienne, sans croûtage et... sans ganache, pour faire bonne mesure !!!
- Ingrédients :
* 110 de blancs d'oeufs vieillis
* 220 g de sucre glace
* 125 g de poudre d'amandes
* 30 g de sucre en poudre
* 1/2 càc de colorant en poudre rouge
* 1 pincée de sel et 1 trait de citron vert
- Réalisation des coques :
* Préchauffez le four à 150 ° C (th.5) avec 2 plaques.
* Mixez le sucre glace et la poudre d'amandes, ajoutez le colorant en poudre et tamisez le tant pour tant.
* Montez les blancs en neige avec le sel et le citron et ajoutez, quasiment en fin de parcours, le sucre en poudre pour serrer les blancs.
* Incorporez le tant pour tant, en deux fois, aux blancs en neige et mélangez à la maryse jusqu'à obtenir "un appareil lisse et brillant, qui fait le ruban sans être liquide, juste souple" a dit Mercotte...
* Avec une poche à douille, dressez les macarons, en quinconce, sur deux plaques recouvertes de papier cuisson (oui, oui, ça marche !!!).
* Et enfournez, pour 14 min, sur les deux plaques chaudes. Au bout de 7 min, tournez les plaques.
* Laissez tranquillement refroidir les coques... Elles se décolleront toutes seules, comme des grandes.
Je les ai conservées dans une boîte à vide d'air et les ai garnies, le lendemain, de passion curd.
La recette de base du curd est ici ! J'ai juste remplacé le jus de citron par la même quantité de jus de fruits de la passion !
- Ingrédients :
* 1 dl de jus de fruits de la passion (= 7 jolis fruits dont j'ai passé la pulpe au tamis)
* 1 trait de jus de citron vert (facultatif - j'aime bien sa petite pointe d'acidité)
* 120 g de sucre
* 4 oeufs
* 80 g de beurre
- Réalisation du Passion Curd :
* Faites tiédir le jus de fruits de la passion et le sucre.
* Ajoutez, hors du feu, le beurre et touillez jusqu'à ce qu'il fonde.
* Fouettez les oeufs en omelette et incorporez-les à la préparation précédente.
* Faites épaissir au bain-marie, sans cesser de remuer au fouet, pendant environ 15 minutes.
* Réservez au frais. Cette quantité est, bien sûr, trop importante pour garnir les macarons, mais, je vous fais confiance : tartelettes meringuées, crêpes, pancakes, petite brioche du matin... Toute récup. sera bonne à prendre !
- Verdict : Yeeesssss ! J'y suis !!! Une coque bien lisse, une jolie petite collerette, une belle couleur bien franche ! Et, comme je suis en pleine période de contrastes, j'ai particulièrement apprécié la petite touche d'acidité du curd avec la douceur des coques...
Finalement, qu'on se le dise, ça a du bon l'entêtement et l'obstination !
24 novembre 2007
Pour patienter en douceur en attendant le Père Noël...
En feuilletant une revue chez ma coiffeuse, je tombe (comme souvent, mais rassurez-vous, pas de bleu et aucune blessure importante à signaler dans ces cas-là) sur une petite recette... dont vous allez me donner des nouvelles !
Comme à l'accoutumée, je n'ai pas enregistré la source (j'ai parcouru tellement de magazines ce jour-là...) ; par contre, j'ai noté et la recette (d'accord, en vitesse, mais j'ai relevé l'essentiel...), et d'où elle provient...
Il s'agit de gourmandises extraites du livre de Sébastien Gaudard, Agitateur de Goût !
Et savez-vous pourquoi cette recette m'a fait de l'oeil ?

Parce que Chambéry - en Savoie - se targue d'être la capitale de ...?
Non, je ne vous parle ni de tartiflette, ni de fondue, ni de Beaufort (c'est pas Chambéry, ça, c'est la montagne...).
Bon, d'accord, capitale de la Chambéryzette, chère à Mercotte... Vous en trouverez d'ailleurs certainement sur le Salon Saveurs et Terroirs qui a lieu ce week-end...
Mais encore ?
Des crozets, ces petites pâtes carrées, et des couteaux Opinel ? Oui.
Et... ?
De la truffe en chocolat, inventée en décembre 1895 par Louis Dufour, un pâtissier chambérien, excusez du peu !!! Vous trouverez plus d'infos ici !
Bref, la truffe et Chambéry, c'est une belle et longue histoire... Bien qu'oubliée de tous...
Et quand j'ai vu cette déclinaison d'une de mes gourmandises préférées, je me suis dit qu'il était absolument impératif que je les goûte !
Allez, je ne vous fais pas plus piaffer d'impatience, il s'agit de :
Truffes au Thé Vert Matcha

- Ingrédients (pour une trentaine de mini-truffes - je n'ai pas compté - j'ai beaucoup goûté...) :
* 90 g de crème fraîche
* 3 g de thé vert Matcha + 2 càc pour l'enrobage
* 30 g de miel
* 110 g de chocolat 61 % + 50 g de chocolat blanc
* 13 g de beurre
* 4 càs de sucre glace
- Réalisation :
* Faites chauffer la crème et ajoutez les 3 g de thé, puis le miel et le chocolat.
* Ajoutez le beurre et mélangez bien.
* Réservez 2 h au frais.
* Mettez de jolis gants et façonnez alors de petites boules puis replacez le tout au réfrigérateur pour 1 heure.
* Faites fondre le chocolat blanc et roulez les truffes bien froides, de votre main droite gantée, dans le chocolat fondu revenu à température ambiante.
* Puis roulez-les dans le mélange composé des 2 càc de thé et du sucre glace et ôtez-les de ce mélange avec votre main gauche gantée pour enlever l'excédent de couverture.
* Placez une nuit au frais avant de déguster, du bout des doigts et sans les gants !

- Verdict : avant toute chose, je tiens à m'excuser publiquement de n'avoir pas gardé en mémoire de quel magazine il s'agissait.
Ensuite, j'ai relevé la recette rapidement et peut-être certainement incorrectement. Mes excuses donc à Sébastien Gaudard.
Mais, même s'il ne s'agit pas de la recette originale, celle-ci vaut réellement le détour... pour patienter encore un petit mois...
Have a ...

03 novembre 2007
Un biome des zones semi-arides de la planète
Non, non ! Je ne divague pas... Il a beau être excessivement tôt en ce samedi matin : j'ai les idées claires et précises !
C'est juste que je ne veux pas que l'on (une grande société) m'accuse de plagiat... Quoique....
Vous allez juger par vous-même :
Dans des temps reculés (en tous les cas, bien avant que sa génitrice ne tienne ce blog...), Fille-première ne jurait que par les gâteaux Sa..ne (cf définition donnée par le titre selon Wikipédia !) pour son petit déj' et son goûter...
Mère attentive à l'équilibre alimentaire de sa poulette, je m'étais mis en tête de concurrencer Mr Br....rd.
Je n'avais rien contre son "Original au chocolat", mais je m'imaginais être capable de prouver à ma progéniture qu'elle avait une maman sur laquelle on pouvait compter... du genre "Zorro des Cantines" : qui sauve les générations futures de la malbouffe grâce à une alimentation maison saine, équilibrée, dont la base serait la somme de produits frais+de saison+de proximité...
J'avais donc réalisé une petite compil' des gâteaux marbrés trouvés dans mes bouquins de cuisine mais aussi sur le net.
Et recopié, avec application et bonne volonté, plusieurs recettes en me disant qu'il fallait que je les teste toutes pour parvenir à trouver THE recipe !
Et puis le temps a passé... De l'eau a coulé sous le pont de l'A.....e, près de chez moi... La neige est venue... puis est repartie... Et avec elle, mes bonnes résolutions...
Je n'ai jamais testé ces recettes (enfin, juste une dans un élan de ténacité vite avorté : mon gâteau n'était pas bon - du genre "étouffe-chrétien"...) et les ai oubliées !
Et puis, l'autre jour, Fille-seconde a été invitée par une cop's pour jouer un après-midi ! Dans ces cas-là, il est bien élevé de bon ton d'apporter un goûter réalisé à 4 mains !
La maman de la cop's sait que je tiens ce blog. Elle cuisine elle-même (il faut d'ailleurs que je teste son moelleux au chocolat...). J'avais donc la pression...
C'était sans compter sur l'Homme qui me sert de mari mais aussi d'employeur... Il avait besoin de mon aide... Comme par hasard, juste quand je réfléchissais pour savoir quel gâteau nous allions bien pouvoir préparer... Y-a des jours comme ça...
Alors, en retard (1 h pour trouver, préparer et cuire un gâteau top chrono), j'ai fouillé frénétiquement mon tiroir à bazar à recettes à faire et suis retombée sur ma compil' !
Je pioche presqu'au hasard une des recettes et hop ce sera :
Le Véritable Marbré

- Ingrédients :
* 120 g de beurre
* 120 g de sucre extra-fin
* 1 sachet de sucre vanillé
* 2 oeufs
* 190 g de farine avec levure incorporée tamisée
* 10 cl de lait
* 15 g de cacao
- Réalisation :
* Battre le beurre ramolli et les sucres ensemble jusqu'à obtenir une crème blanche.
* Ajoutez les oeufs un par un et bien battre entre les adjonctions.
* Ajoutez la farine tamisée puis, petit-à-petit, le lait (attention aux éclaboussures).
* Prélevez une partie de la pâte et ajoutez le cacao.
* Versez dans un moule à cake en alternant les pâtes et mélangez avec une brochette en bois pour faire des vagues.
* Enfournez pour 50 min dans un four préchauffé à 170 ° c (th.5-6).

- Verdict : je l'ai refait pour vous montrer que j'ai trouvé THE recipe ! Il a le goût et la texture exacte de celui que je n'achèterai plus... Demandez donc à Fille-première... Pour le fun, regardez la différence :

On compare ?
Enfin, je m'excuse de ne pouvoir citer ma source : à l'époque, j'étais étourdie (comment ça, je le suis toujours ?????), je ne notais pas la provenance... En fait, je ne pensais pas en faire profiter la planète entière (?! ben oui, j'y crois...). Si la personne qui a mis au point cette recette me lit, ce sera avec le plus grand plaisir que je la féliciterai publiquement et ajouterai son nom à ce billet !
27 octobre 2007
Carrés tout chocolat aux noisettes et canneberges séchées
Rappelez-vous ...
Je vous avais raconté avoir trouvé, à notre retour de vacances, un colis qui m'attendait bien sagement posé par la main délicate de Coco, sur mon plan de travail ?
Ce colis m'avait été adressé par la très généreuse Carotte.
Il contenait, entre autres gourmandises, des canneberges séchées que je ne trouvais pas dans mes montagnes...
Et puis, j'ai commis un ou deux méfaits avec ces petites douceurs...
Un beau jour, comme dans tout bon conte de fées drame qui se respecte : plus de canneberges en stock !
Mais nous en étions devenus accros... Que faire ? Zorro Bige a la solution : rendre une visite de courtoisie à sa grande surface la plus proche...
Me voilà donc partie en croisade courses, avec le secret espoir de trouver les pépites miraculeuses...
Et ?....
Mr C.......R a enfin décidé d'en proposer dans son rayon fruits secs ! J'en profite pour lui adresser, publiquement, mes plus sincères remerciements : il me facilite la vie en regroupant, en son sein, les produits de base de mon quotidien !
D'ailleurs, j'ai vu qu'il propose désormais un demi-rayon de produits d'entretien bio... Y a du progrès...
Me voilà revenue de bataille mes emplettes, triomphante et munie de mes précieuses perles rouges...
Alors, ce sera, avec d'amicales pensées pour Carotte, mais aussi pour Lolotte et mon grand frère, fournisseur de noisettes (qui parcourt régulièrement ce blog sans jamais laissé de com's...) :
Carrés tout chocolat aux noisettes et canneberges séchées

- Ingrédients :
* 200 g de chocolat noir
* 150 g de beurre
* 4 oeufs
* 120 g de rapadura
* 10 cl de crème fraîche
* 120 g de farine tamisée
* 100 g de canneberges séchées ou cranberries
* QS de noisettes

- Réalisation :
* Faites préchauffer votre four à 160 ° c (th.5/6).
* Faites fondre le chocolat et le beurre.
* Mélangez les oeufs entiers et le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent.
* Mélangez ces deux appareils ensemble.
* Ajoutez délicatement la farine, les cranberries et les noisettes que vous aurez grossièrement concassées.
* Versez sur une plaque à four et enfournez pour 20 min de cuisson.
* Lorsque le gâteau est tiède, retournez-le sur une planche ou un torchon et découpez de petits carrés.

- Verdict : quel verdict ? C'est tout bonnement sublime... Essayez, vous verrez... Tenez, je vous en offre un morçeau, ça vous dit ?

