03 mars 2009
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
A la demande générale et aussi parce qu'il y a un certain temps qu'aucune recette n'a été postée sur ces pages, ce matin, j'ai décidé de ne pas m'égarer de ne pas vous faire plus attendre et de vous livrer, très vite, mais sous le sceau du secret (c'est si... hummm), mon dernier délice tout bête facile, réalisé deux fois en une semaine tellement c'était bon :
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
- Ingrédients pour 8 parts :
* pour le gâteau : 140 g de beurre 1/2 sel, 35 g de beurre doux, 175 g de sucre, 175 g de farine avec levure incorporée (ou 175 g de farine + 1/2 sachet de levure), 3 oeufs, 1 orange (jus + zeste).
(recette inspirée de la revue REGAL)
* pour le sirop : 200 g de jus d'orange (= 3 oranges) et 100 g de sucre.
* pour la crème : 1/2 l de lait entier, 20 g de crème fraîche, 30 g de maïzena, 60 g de sucre, 50 g de cacao et 30 g de Tanariva Lactée.
- Réalisation :
* Préchauffez le four à 150 ° c (th.5).
* Fouettez le beurre pommade avec le sucre jusqu'à l'obtention d'un mélange crémeux.
* Incorporez les oeufs un par un en fouettant longuement entre chaque ajout.
* Ajoutez la farine, le zeste d'orange puis terminez par le jus d'orange.
* Versez dans un moule en silicone et enfournez pour 40 min.
* Lorsque le gâteau est cuit, le démouler sur grille et l'arroser de la totalité du sirop d'orange chaud (jus d'orange et sucre portés à ébullition). Laissez refroidir à température ambiante.
* Mélangez le cacao, le sucre et la maïzena dans une casserole. Ajoutez le lait et chauffez, en fouettant, jusqu'à épaississement.
* Hors du feu, incorporez le chocolat, ajoutez la crème fraîche, filmez au contact et réservez au frais après refroidissement.
- Verdict : l'association orange/chocolat, même si elle est des plus classiques, se révèle toujours très efficace ! Le gâteau est tout juste imbibé (pas au point d'un baba, cependant) et la crème au chocolat se révèle délicate, légère, comme une touche indispensable pour sublimer les effluves d'oranges.
Cerise sur le gâteau : tout peut se faire la veille ! Il suffit de conserver la crème au frais et le gâteau dans un lieu frais mais pas au froid.
04 août 2008
Et quelques mois plus tard...
La re-voilà !
Que croyez-vous qu'il soit arrivé depuis bientôt trois semaines mois dans ma vie cuisine pour que :
- je ne poste plus aucun billet,
- je ne laisse plus de commentaire sur vos propres posts,
- et, surtout, je ne vous adresse plus, en direct live, via votre messagerie, un petit coucou, de temps à autre ???
Avant de tout vous dire, j'espère que le titre de ce billet ne vous a pas induit en erreur et ne vous a pas laissé penser que....
Non ! Non !!!!
L'heureuse mais rapide arrivée... (non ! Je vous dis !!!) des mois de mai et juin a tout bonnement chamboulé mes bonnes résolutions, voilà tout !
J'avais décidé, contre vents et marées, de prendre du temps pour moi (non, là, ça relevait, et relève toujours, d'ailleurs, de l'utopie !), pour réaliser de succulentes recettes, issues en droite ligne de mon imaginaire débridé (là aussi, le quotidien s'est révélé beaucoup plus terre à terre !), pour, au moins, vous rendre de petites visites virtuelles régulières et vous laisser de gentils, mais sincères, commentaires (ici encore : niet !).
J'avais donc décidé, disais-je, de prendre du temps. Le temps.
Et que s'est-il donc passé ?
Tout simplement : rien ne s'est passé comme je l'avais décidé. Encore une fois...
Pas le temps.
Ou plutôt, oui, du temps, j'en ai eu, comme tout un chacun : 24 heures par jour (86 400 secondes, quand même...) et 7 jours par semaine (604 800 secondes, on n'imagine pas...).
En premier lieu, il y a eu un deux stages ici !
Le premier, le 15 mai, sur le thème "Confiserie", m'a permis, notamment, de retrouver Auré et LaCath et de passer une agréable journée, comme habituellement. Au programme, la confection du nougat m'a bluffée même si je ne suis pas encore prête, psychologiquement s'entend, à coller un chalumeau sur le bol flambant neuf de mon Darky préféré... Et vous les filles, vous avez tenté l'aventure ???
Le second, le 5 juin, sur le thème "Déclinaison autour des fruits rouges", m'a permis de faire la connaissance de l'une des trois soeurs, qui m'a drôlement fait rire avec ses macarons à casquettes ! Mais aussi de Babeth, amie de longue date de Dame Mercotte. Attachante. Comme j'aime... Franche et foncièrement gentille. Ce jour-là, Super Julie nous avait réservé une surprise. Et quelle surprise ! De taille ! Une vraie révolution dans le monde magique des macarons... As-tu refais un essai, Vanille ?
Avec tout cela, je n'ai même pas pu remercier, comme il se devait, ma book-blogueuse, Isabelle, pour m'avoir fait parvenir ces livres :
Mais sache, Isabelle, que j'ai testé quelques recettes. Et que nous avons adoré le résultat ! Ce n'est donc pas terminé... Merci infiniment...
Mais mon temps a été majoritairement bouffé occupé par les éléments connexes drôlement perturbateurs en cette fin d'année scolaire.
Imaginez plutôt :
- un gala de danse, précédé de diverses répétitions sans puis avec costumes, maquillage et coiffure à faire dans l'urgence, en 10 min top chrono, à la sortie de l'école élémentaire et du collège, entre le goûter et le départ "chapeaux de roue" pour l'Espace Malraux !
Malheureusement pour moi, Fille-Première et Fille-Seconde font de la danse dans la même école... Comment ça "malheureusement" allez-vous me dire ? Je devrais plutôt dire que j'ai de la chance : un seul et même gala, au même endroit et le même soir ?!
Effectivement. Mais avant cela, il y a eu : des répétitions au même endroit, certes, mais à des heures différentes (Fille-Prem's faisant du modern jazz et Fille-Seconde du classique), tant pour l'arrivée que le départ... Et puis des coiffures différentes... Des maquillages différents.... Et là, je dis merci à Corinne, Florence et Nadège, les mamans co-voitureuses, grâce à qui ce gala, finalement, ne m'aura laissé qu'un excellent souvenir !
- une représentation théâtrale, précédée de diverses.... Je ne vous le refais pas : vous avez compris ! Et là, je ne retrouve que Fille-Seconde qui semble avoir trouvé sa voie...
- la fête de l'école élémentaire : heureusement, les répétitions se sont faites durant le temps "scolaire" !
Finalement, vous aviez raison, j'en suis maintenant consciente ! J'ai eu de la chance : pas de spectacle à la natation, pas de représentation au Centre Equestre et rien au collège ! Ma vie aurait pu être bien pire !
La fin de l'année scolaire a été assez zen... Comprends pas : où est passé mon temps ?!!! Peut-être dans la confection des gâteaux indispensables à la petite cérémonie clôturant les activités... Allez savoir...
Et puis, il y a eu les Vacances !
Ici :
Mais aussi là :
Merveilleuse Corse. Toujours différente. Reposante. C'était la troisième fois. Ce ne sera certainement pas la dernière... Je vous raconterai plus en détails prochainement.
Et en rentrant, nous avons entendu et continuons à entendre : "alors, ces vacances se sont bien passées ?"
Passées.... Elles le sont...
On tente de reprendre le rythme... Qui garde, malgré tout, un petit air de vacances... Le soleil, les touristes, qui remplacent la clientèle habituelle de l'Homme, et les longues journées, qui se terminent par un petit barbecue improvisé et une salade de tomates parfumées, juste arrosée d''huile d'olive corse et de sel de Guérande, nous le laissent croire, en tous les cas...
En ce mois d'août, je vais, cependant, faire l'impossible pour reprendre une cadence un peu plus régulière pour la bonne tenue de ce blog. Tout doucement... Sans pression.
Je vous propose donc une recette - si on peut parler de recette... - comme je les ai aimées au mois de juin dernier, un :
Roulé pour goûter d'enfants sages, inspiration PH
- Ingrédients :
* 5 oeufs entiers
* 150 g de sucre extra-fin
* 1 sachet de sucre vanillé
* 1/2 sachet de levure chimique
* 45 g de farine fluide
* 105 g de maïzena
* QS de ce que vous voulez pour garnir (confiture Ispahan ici pour moi)
- Réalisation :
* Préchauffez votre four à 200 ° c (th.6/7).
* Chemisez une plaque, type Téfal, de papier cuisson.
* Fouettez les oeufs entiers avec les sucres jusqu'à l'obtention d'une mousse.
* Pendant ce temps (si c'est Darky qui fait le travail...), tamisez ensemble la levure, la maïzena et la farine.
* Incorporez, petit-à-petit, ce mélange à la mousse.
* Versez sur la plaque et enfournez pour 10 min.
* Rincez et essorez un torchon. Saupoudrez-le de sucre.
* Retournez le gâteau sur le torchon, ôtez la feuille de cuisson et roulez délicatement.
* Laissez refroidir (et faites la vaisselle, si nécessaire...).
* Déroulez, garnir de gelée de framboises, de pâte à tartiner ou, comme moi, de confiture Ispahan qu'il fallait terminer en prévision des confitures nouvelles à venir...
- Verdict : demandez donc aux petits (et aux grands...) ce qu'ils en pensent ! Vous savez bien : la vérité sort...
23 avril 2008
Et un peu de chocolat, ça vous dit ?
Enfin, "un peu"... Façon de parler... Là, c'est tout choc !
Le grand choc ! Des maux... des mots ! Pour le poids sur les hanches des photos...
Je le confesse, pour cette recette, point de demi-mesure : on aime, on reste ; on n'aime pas, on passe. Aucun compromis n'est tolérable possible.
Allez, je tente de faire encore plus bref qu'hier, mais bien moins que demain, pour une :
Tarte 100 % chocolat

(recette inspirée de Les Meilleurs Desserts - MaraboutChef)
- Ingrédients pour 8 parts :
* pour la pâte : 180 g de farine, 25 g de cacao non sucré, 55 g de sucre glace, 100 g de beurre doux, 50 g de beurre demi-sel, 2 jaunes d'oeufs et 1 càs d'eau froide.
* pour la garniture : 4 jaunes d'oeufs, 2 oeufs entiers, 50 g de sucre extra-fin, 8 cl de crème fraîche, 300 g de chocolat au lait (pour l'occasion, j'ai voulu tester le chocolat au lait suprême 38 % de Weiss - ne pas frapper - je l'ai avoué...), 1 càc d'extrait de vanille.
* pour la déco : QS de cacao non sucré et quelques fraises.
- Réalisation :
* Préparez la pâte en confiant tous les ingrédients secs à la pale redoutable de Darky. Ajoutez le beurre. Puis les jaunes d'oeufs et l'eau. Façonnez une boule et réfrigérez pour une 1/2 heure.
* Préparez la garniture : confiez les jaunes d'oeufs, les oeufs entiers et le sucre au fouet de Darky jusqu'à obtenir une jolie mousse. Pendant ce temps, faites fondre le chocolat. Incorporez au mélange mousseux, le chocolat, la crème et la vanille.
* Abaissez la pâte entre deux feuilles de papier cuisson et garnissez-en un moule à tarte. Retour à la case réfrigérateur pour une nouvelle 1/2 heure.
* Préchauffez le four à 180 ° c (th.6). Enfournez la pâte pour 15 min, non sans avoir déposé, au-dessus, des billes de cuisson. Au bout de ce temps, ôtez les billes, le papier et poursuivez la cuisson pendant 10 min.
* Ramenez ensuite le four à 160 ° c (th.5). Versez la garniture sur le fond de tarte et enfournez pour 30 min.
* Laissez refroidir à température ambiante et décorez, avant de servir, en saupoudrant de cacao, en ajoutant des fraises...
- Verdict : selon mon évaluation d'hier (famille normalement gourmande), cette tarte était prévue pour au moins 2 repas... Que nenni... 1 repas et 1 tout-petit goûter... Et je vous conseille de passer un petit peu cette tarte au frais, avant de la déguster, pour obtenir un vrai dessert 100 % gourmand.
11 avril 2008
Compotée épicée fraises-rhubarbe au mascarpone vanillé sur son lit de gavottes
Si cela ne vous est pas encore apparu comme une évidence, je vous l'affirme : la météo du jour conditionne en ce moment, mon humeur de bouledogue les 15 à 16 heures à suivre !
Si, à mon lever, le soleil brille-brille-brille... je devine que le soleil me réchauffera de ses doux rayons (ben oui, quoi ! A 4 ou 5 h, il n'est pas encore levé, lui !), je suis na-tu-rel-le-ment de bonne humeur, pleine d'entrain et rien, ni personne, ne pourra gâcher ma journée.
En revanche (private joke à l'attention de Stéphane), si je devine un ciel noir, un horizon plombé, une fraîcheur assassine en ouvrant mes volets... C'est pas gagné pour l'éternelle optimiste que je suis ! La journée sera lonnnnnggggguuuueeee et interrrrrmmmmminaaaableeeeee (même pas vrai !). Je n'ai qu'une envie : être vite à demain ! Et, pour ça, en général, je suis exaucée, pas de souci !
Je vous l'ai dit : je suis heureusement dotée d'un naturel optimiste !
Grâce, notamment, à mon ami très cher : j'ai nommé l'élément réconciliateur, qui peut varier d'un jour sur l'autre, d'ailleurs !
Un jour, ce sera le chat, qui, très aimablement, sera parvenu à engloutir sa ration de croquettes sans en mettre de partout.
Un autre jour, ce seront les éléments connexes fréquemment perturbateurs (= Fille-Première et Fille-Seconde, je vous le rappelle) qui se souviendront que la cuisine est pourvue d'un lave-vaisselle et que l'ouvrir pour y déposer, avec délicatesse, la tasse de son petit déj, c'est pas très compliqué et franchement agréable pour une maman pressée...
Et encore un autre jour, ce sera l'Homme qui me dira, dès potron-minet "aujourd'hui, je m'occupe de tout ! Prends du temps pour écrire tes billets en retard..." Non ! Là, je délire ! Recentrons-nous !
Et encore un autre jour, disais-je, ce sera ma sorcière factrice bien-aimée qui sonnera pour me livrer un paquet surprise !
Instantanément, ma journée sera ensoleillée donc embellie !
Un grand merci à toi Méli ! Le jeudi, Super Julie m'a fait baver d'envie époustouflée en dégainant, plus vite que son ombre, son redoutable thermosonde et, le vendredi... Dring ! Dring !

J'en ai un moi aussi ! Vous vous en doutez, Méli m'a gâtée au centuple.
Bon, je vous l'accorde, je n'ai pas encore testé les macarons à la meringue italienne (je sais, je sais : je disais qu'il me manquait l'outil in-dis-pen-sa-ble ! Et maintenant, je l'ai... Y-a qu'à !), mais je me suis amusée à vouloir éblouir l'assemblée !
Comment ? En tentant de maîtriser l'épreuve du tempérage du chocolat ! Ben tiens ! Rien de moins !
Vous vous souvenez, un jour, j'ai voulu jouer dans la cour des grands et tenter les sablés bretons au tiramisu ! Et je m'étais arrêtée à la décoration de base. Certes, élégante, mais...
Cette recette, que je parviens - étonnamment - à réussir pas trop mal - d'accord, la modestie ne m'étouffe pas sur ce coup-là - je l'ai, bien entendu, faite et refaite depuis, à l'envie !
Pourquoi ?
J'ai la sensation que c'est fa-ci-le !!!
J'apprécie.
Elle en jette !
Je vous coupe tout-de-suite : que celle qui n'a pas cherché à obtenir un "c'est toi qui l'a fait ?!" (mi-admiratif/mi-soupçonneux, avouons-le...) en réalisant un petit plat ou un fabuleux dessert me jette la première pierre !
Parce que la petite phrase magique, qui fait un bien fou à l'égo illumine votre journée, est généralement suivie d'un "que c'est beau !", "que c'est bon !", "hummmmmm...."
Pour s'entendre dire ça, que ne ferait-on pas, confessez-le ?!
Et bien moi, j'ai juste voulu "en jeter" encore un peu plus en fignolant ma déco.
Bien entendu, j'ai omis de prendre des photos des tartelettes (prévues pour faire de l'esbroufe chez des amis qui nous avaient invités... : là, je nous "grille", nous ne serons plus invités nulle part !) mais j'ai réussi à tirer le portrait aux petites verrines préparées, avec la récup. (= "le pas gâcher" de Mercotte), pour la maison :

Et vous, qu'en pensez-vous ?
Allez, je vous livre le déroulé pas forcément académique du tout mais qui fonctionne, alors... : dans un plat adapté, versez 75 g de pistoles de chocolat saveur cappucino et faites à peine fondre, en plusieurs fois 10 secondes, au micro-ondes...
Là, j'en entends hurler plus d'une ! Mais non ! Il suffit de doser le temps : mieux vaut peu et recommencer que trop et jeter !
Entre chaque étape, mélangez à la maryse et vérifiez la température (ici, je m'en suis tenue à 28°c - je ne me trompe pas, hein, Super Julie ????).
Lorsque le chocolat est entièrement fondu, étalez-le en fine couche sur une feuille de papier guitare (dixit Mercotte) et, quand le chocolat est pris, découpez des formes.
Simple, non ?
Comme je suis en pleine période "Qui en Jette" et "Bon Plan pour Contrer le Grand Retour de l'Hiver", indispensable pour conserver, vaille que vaille, un semblant de bonne humeur, je me suis laissée emporter par une envie irrépressible de fraises, de rhubarbe, de vanille... - de printemps, quoi ! - pour réaliser une :
Compotée épicée de fraises et rhubarbe au mascarpone vanillé sur son lit de gavottes

- Ingrédients (pour 6) :
* 500 g de rhubarbe
* 250 g de fraises
* 30 g de sucre en poudre
* 1 pointe de couteau de cardamone
* 1 pointe de couteau de gingembre en poudre
* 150 g de mascarpone
* 10 cl de lait
* 1/2 gousse de vanille
* 1,5 feuille de gélatine
* 20 cl de crème fraîche
* 20 g + 20 g de sucre glace
* 1 paquet de gavotte chocolat noir
- Réalisation :
* Lavez la rhubarbe, enlevez un maximum de fils et coupez-la en morçeaux. Faites-la compoter avec le sucre en poudre, à feu doux, 10 à 15 min environ. Ajoutez les fraises, après en avoir réservé 6 jolies, les épices et faites réduire environ 10 min.

* Faites ramollir la gélatine dans de l'eau froide. Pendant ce temps, faites bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en 2. Faites dissoudre la gélatine essorée dans le lait chaud et réservez.
* Fouettez le mascarpone avec 20 g de sucre glace. Ajoutez le lait à la vanille débarrassée de la gousse. Mélangez vigoureusement.
* Montez la crème en chantilly, ajoutez 20 g de sucre glace à la fin et incorporez-la délicatement au mascarpone vanillé.
- Montage :

Dans le fond de chaque verre, émiettez 3 gavottes, pochez la crème au mascarpone, déposez de la compote épicée, encore un peu de crème et terminez par une fraise, un brin de menthe, un triangle de chocolat...

- Verdict : voilà qui m'a mise d'excellente humeur ! Et la prochaine fois, plus raisonnablement (l'été n'est pas loin, je veux le croire !!!), je tenterai l'inverse : une épaisseur de compote, une de crème et une autre de compote !

15 février 2008
Crème de coco à l'agar-agar, ananas et bananes rôtis
Femme au foyer qui ne fait rien de ses 10 doigts, comme toutes les F.A.F. d'ailleurs, c'est bien connu, j'ai eu une pensée émue pour vous toutes qui :
* chaque matin, partez affronter votre travail "d'extérieur", d'un pas leste, dans la brume et la bise, sous la pluie ou la neige, mais douillettement emmitouflée et encagoulée ;
* chaque jour, à chaque moment de répit ou pause, réfléchissez, longuement, à la composition de votre repas équilibré/qui plaira à tous, du soir ou du lendemain ;
* chaque soir, rentrez de votre travail "d'extérieur", fourbue et lessivée mais, malgré tout, prête à commencer votre travail "d'intérieur"...
Je vous imagine que trop bien : j'ai aussi vécu cette vie...
Votre patron/chef a été particulièrement odieux/tyrannique, votre douce/tendre (mais tellement absente) moitié n'est pas encore rentrée, vos enfants se chamaillent/hurlent crient, les devoirs sont moitié faits/à faire, le lave-vaisselle n'est pas vidé et une lessive vous attend, de pied ferme, pour être étendue/repassée...
Quant au repas ?!
Là, c'est l'hallali !
Rien n'est prévu (et pourtant vous y avez pensé à chaque pause, chaque... cf ci-dessus !)...
Telle une biche aux abois, vous êtes cernée de toutes parts, et n'avez envie que de calme, de silence et de douceur...
Le calme et le silence, je ne sais comment les obtenir... par contre, la douceur, j'ai une petite idée...
Crème de coco à l'agar-agar, ananas et bananes rôtis

Recette originale extraite de Guide Cuisine de 03/2008
- Ingrédients :
* 30 cl de lait de coco
* 25 cl de lait concentré non sucré
* 60 g de sucre
* 1 sachet de sucre vanillé
* 1 càc rase d'agar-agar
* 2 bananes
* QS d'ananas frais coupé en petits morceaux
* 20 g de beurre
* 3 càs de noix de coco râpée
* 1 càc de miel
- Réalisation :
* Dans une casserole, faites chauffer les laits, les sucres et l'agar-agar.
* Ajoutez, hors du feu, 2 càs de noix de coco râpée.
* Laissez tiédir et versez dans des ramequins ou des verres.
* Abandonnez au réfrigérateur pour 2 heures.
* Au moment de servir, poêlez les bananes coupées en lamelles et l'ananas avec le miel dans le beurre.
* Démoulez les crèmes froides, ajoutez les fruits chauds et saupoudrez de noix de coco râpée.
- Verdict : le contraste chaud/froid est sublime. Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes...
02 février 2008
Quand 2 continents se rencontrent dans ma cuisine
Ce billet aurait mérité d'être écrit et publié depuis longtemps...
En fait, depuis le mois de décembre 2007, quand ma gentille factrice m'a apporté :
Un colis somptueux et tellement personnalisé venu tout droit du Canada, par bateau,
Un colis, Finistère-ment ultra gourmand,
Et un autre colis, surprise celui-ci et rempli de curiosités, arrivé des USA, par les airs !

Ma factrice m'a d'ailleurs demandé si j'avais une grande famille pour recevoir, à une régularité de métronome, un colis tous les 4 jours, et venant de si loin en plus, ma bonne dame ...
Mais non, mais non ! J'ai seulement lié amitié avec des personnes terriblement généreuses. Que je ne connais d'ailleurs même pas en vrai, en chair et en os... Mais là n'est pas le plus important.
Le plus important, c'est cette gentillesse complètement désintéressée. Faire plaisir aux autres juste pour le plaisir de faire plaisir. Faire découvrir de nouveaux produits. Echanger des clins d'oeil, des astuces, des tours de main. Quelle richesse !
Et c'est toute cette richesse de la blogosphère qui s'est, d'un coup, retrouvée, pour faire plus amplement connaissance, dans ma cuisine !
Merci encore à Carotte, à Lolotte et à Marie-Thé (qui vit, elle aussi, si loin de chez moi) pour ces purs moments de joie que vous avez (dé)livrés dans mon petit coin de Savoie !
Connaissant un peu plus les produits que m'a fait parvenir Marie-Thé, je les ai utilisés très rapidement, ici ou là.
Carotte m'a gâtée en m'envoyant, notamment, des canneberges séchées natures mais aussi parfumées à l'orange et à la pomme (j'étais loin d'imaginer qu'elles existaient parfumées !).
Lolotte m'a comblée en me faisant, notamment, parvenir des mûres séchées et un livre-clin d'oeil : Cobblers & Crumbles by Maxine Clark !

Et là... là... L'envie de tester une recette de cobbler, dessert dont je n'avais jamais entendu parler, et puis celle, aussi, d'utiliser les mûres et canneberges parfumées d'une façon plus gourmande qu'en me contentant de les déguster, l'une après l'autre, en piochant dans les paquets...

Le Canada et les USA se sont donc alliés à la France, dans ma cuisine, pour tester, après diverses modifications (mais si peu...) un :
Cranberry and Apple Cobbler

- Ingrédients (entre parenthèses, les quantités US) :
* 200 g de canneberges et de mûres séchées (1 lb.fresh or frozen cranberries or 7 oz.dried cranberries)
* 450 g de pommes à cuire (1 lb.)
* le zeste et le jus d'une orange non traitée
* pinch of ground cloves (j'aime pas ! Pas mis !)
* 60 g de beurre froid (1/2 stick)
* 300 g de farine avec levure incorporée (1 3/4 cups)
* 60 g de sucre (1/4 cup)
* 15 cl de lait (2/3 cup) plus un peu pour le glaçage
- Réalisation :
* Préchauffer le four à 220 ° c (425 ° F).
* Prélevez le zeste de l'orange, pressez le jus et versez le tout dans une casserole avec les canneberges, les mûres et les pommes pelées et découpées en fins quartiers.
* Faites doucement pocher pendant environ 10 à 15 min. Réservez.
* Préparez le cobbler topping : mélangez (merci Darky !) le beurre froid coupé en petits morçeaux, la farine et le sel jusqu'à ce que vous obteniez une fine poudre sablée.
* Ajoutez le sucre puis le lait.
Vous devez obtenir une pâte souple, un peu collante.
* Sur un plan de travail fariné, étendez la pâte sur 1/2 cm d'épaisseur et coupez des cercles, au moyen d'un emporte-pièce.
* Versez les fruits et le sirop dans un plat à four rond et disposez les cercles de pâte par-dessus, en conservant une "cheminée" au centre.
* "Brossez" (disait le livre et j'ai conservé la formule...) le dessus des cercles de pâte avec le lait.
* Enfournez et cuire pendant environ 15 min jusqu'à obtenir une jolie coloration de pâte.

- Verdict : c'est sympathique. Drôlement bien plus consistant en bouche que le crumble qui réunit tous les suffrages à chaque essai.
Je craignais que le cobbler topping soit un peu ... pouf-pouf ! Eh bien non ! Drôlement moelleux. Du genre "scone" en moins sec (Ne criez pas tous à la folie ! J'avoue et fais mon mea culpa : je n'ai peut-être certainement pas goûté aux meilleurs scones du monde pour comparer ! Suis-je pardonnée ?!).
Les fruits, quant à eux, étaient diaboliquement parfumés et moelleux, parfaitement réhydratés. La petite pointe d'acidité des canneberges et des mûres était doucement mais sûrement mise en valeur par l'ajout de l'orange.

Un petit délice doux, sucré, acidulé, frais et vitaminé que j'ai égoïstement terminé au petit déjeuner le lendemain matin en pensant à Carotte et à Lolotte ...
Et que je dédie à Madeleine...
17 janvier 2008
Une série de douceurs...
... pour démarrer l'année nouvelle !
J'ai vu fleurir, ici ou là, le jeu du Top 10 des meilleures recettes de l'année 2007.
Mes essais culinaires n'étant pas toujours à la hauteur de mes espérances, pourtant bien modestes, je ne crois pas disposer d'un Top 10 perso suffisamment étoffé à publier...
Et vous dire que j'ai été captivée par l'imagination, l'audace, la créativité dont mes amies blogueuses font preuve serait mentir : je suis, à chaque nouvelle découverte, un peu plus abasourdie, sans voix, muette d'admiration (qui a dit "chic, des vacances ?"... J'entends tout, vous le savez bien !) et presque d'envie... Mais comment n'y ai-je pas pensé ?
Aussi, je me suis mise en tête amusée à vous proposer quelques uns de mes essais pas complètement ratés pour débuter 2008 sous de gourmands bons auspices :
Sablés façon Tiramisu

La recette originale, empruntée à Mercotte, n'a subi, pour ma deuxième tentative, aucune modification : et cette fois, c'était vraiment... Top ! Il en est resté (?) et ils étaient encore presque meilleurs le lendemain : le sablé était toujours croquant et la crème était diaboliquement délicieusement encore plus parfumée...
Mousse au Chocolat

- Ingrédients :
* 200 g de chocolat noir
* 20 g de beurre
* 10 cl de crème
* 6 oeufs
* 1 pincée de sel
* 60 g de sucre
- Réalisation :
* Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes ou au bain-marie.
* Pendant ce temps, fouettez les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à blanchiement.
* Ajoutez la crème au chocolat fondu et versez ce mélange dans les jaunes blanchis.
* Fouettez les blancs en neige avec la pincée de sel.
* Incorporez délicatement les blancs à l'appareil oeufs-chocolat et réservez au frais.
- Verdict : j'ai testé d'autres recettes et, finalement, on me réclame, à chaque fois, la traditionnelle... Alors... Pourquoi vouloir modifier nos habitudes ?
Mini-tatins aux poires et caramel au beurre salé

- Ingrédients :
* 1 dose de pâte "magique" (réalisée avec 3 petits-suisses - 180 g - 180 g de farine et 90 g de beurre)
* 3 poires
* 30 g de beurre
* QS de caramel au beurre salé
- Réalisation :
* Epluchez les poires dans la hauteur (afin de limiter l'oxydation - si, si : ça marche !) et découpez-les en petits cubes.
* Faites les cuire dans une poêle avec le beurre.
* Déposez un peu de caramel au beurre salé dans les empreintes d'un moule en silicone, puis, un peu de poires et, enfin, un petit disque de pâte.



* Enfournez, dans un four préchauffé à 180 ° c (th.6), pendant 10 min. environ.

* Attendez 5 min et démoulez sur une grille.
- Verdict : vous me croyez si je vous dis qu'il en est resté et que ces mini-tatins sont presqu'encore plus savoureuses le lendemain ?!
Macarons au chocolat

En tapant allègrement sur mon clavier, je me rends compte que ma première deuxième tentative pour réaliser des macarons aurait mérité un billet à elle seule !
Quelle aventure ! Et quelle organisation...
Compte à rebours :
J - 7 : consulter et rassembler tout ce qui a été écrit sur les macarons ! En premier lieu, faire une synthèse du livre de la Reine des Macarons : "30 desserts créatifs pour toutes les occasions", de ses nombreux billets traitant du sujet et... de l'un des livres que le Père Noël m'a apporté : "Leçon de macarons" par Sébastien Serveau !
Quel labeur : avec ou sans meringue italienne ? Et la garniture : confiture, ganache simple ou montée ?
Allez, on fait "facile" : sans meringue italienne mais avec ganache montée !
J - 4 : Nous mettre, psychologiquement, en condition : me persuader et convaincre "mon Darky" que nous formons une grande équipe qui va s'attaquer à l'Himalaya l'Everest - restons dans le coin - et, peut-être sûrement, parvenir au sommet avec un peu de bonne volonté de part et d'autre et, surtout, beaucoup de chance (mais, ça, je ne le dis pas à haute voix) !
J - 2 : Penser à faire vieillir les blancs ! Pour ceux qui suivent, c'est l'Etape ! Pour les autres, allez faire un tour chez Mercotte et vous comprendrez...
J - 1 : Rassurer les éléments connexes perturbateurs : "Tu es sûre que les oeufs doivent rester dehors ?" m'a dit d'un air soupçonneux l'Homme en voyant ma boîte de blancs d'oeufs posée sur le plan de travail, donc hors du frigo, un soir... Et pourtant ce n'était pas faute de lui avoir dit, redit et répété que Mercotte avait écrit que...
D-Day : On y est : plus moyen de reculer ! On y va. Pour l'occasion et pour me rassurer, je ressors l'Ancêtre (mon vieux Masterchef qui m'accompagnait depuis... bientôt 14 ans... Un bail...) : j'en ai besoin pour mixer finement la poudre d'amandes et le sucre glace ! Je le connais : il ne va pas me faire faux-bond.
Et alors là... Un grand moment...
Stress : tous les éléments connexes sont rassemblés autour du plan de travail, comme au spectacle ! Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir un ilôt central ? Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir faire des macarons pendant les vacances ? Mais...
L'Ancêtre assure, comme toujours. Il me donnerait presque des regrets de l'avoir un peu vite remplacé, remisé... mais pas si loin, finalement... Allez, pas de nostalgie : pas le temps et c'est pas le moment !
Darky est un ange : les blancs montent (j'ai tout-de-même pensé à la pincée de sel et à la goutte de citron psychologiques...). J'ajoute le sucre.
Tout va bien : comme sur l'une des photos de la Leçon de... les blancs sont collés au fouet !
J'incorpore le sucre et la poudre d'amandes. Je mélange. Je maîtrise.
Et là ? ...
Ben là, je ne sais pas expliquer ce qui s'est passé... D'un coup, le Vilain Petit Diable qui sommeille en moi s'est réveillé et s'en est donné à coeur joie... faisant taire le Gentil Ange Gardien qui, jusqu'à présent, veillait sur moi...
Délire incontrôlé : on partage la préparation en deux, dans l'un des contenants, on ajoute du cacao non sucré et, dans l'autre, du colorant rouge... Aïe ! Une cuillère à café, rien que ça... C'est bien connu : le rouge risque de donner un rendu pâlichon à la cuisson...


Et "pas trop énergique, le macaronnage", me souffle Gentil Ange Gardien (ou serait-ce Vilain Petit Diable ?)... Il (Vilain Petit Diable...) m'avait joué un drôle de tour à notre essai précédent : le fouet s'était emballé et la pâte, au lieu d'être souple, était devenue toute liquide...
Vilain Petit Diable tente de reprendre la main : il me semble que Marie-Pierre met du papier journal plié sous ses feuilles de cuisson... Vite : l'Homme attrape un journal, le plie, le déplie, le replie dans l'autre sens, essaie d'ajuster l'arme aux plaques, me demande "au fait, quelle épaisseur, combien de feuilles?"... On laisse tomber !
Je sors les poches à douilles : il m'en faut deux... Forcément... Avec 2 couleurs... Mais où ai-je rangé les douilles de la seconde ? "Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qui m'a pris d'avoir des idées à... d'innover à la dernière minute ?" De vouloir changer l'ordre des choses ?
Gentil Ange Gardien reprend le dessus : je retrouve, dans un éclair de lucidité, de calme, les douilles... Pas franchement les bonnes mais ça ira... Tempérage de... la tension ambiante...
Etape pochage réussie. En quinconce pour bien faire circuler l'air.
Yes ! On oublie les 2 plaques pour faire croûter.
Et ? On fait la vaisselle... Ce n'est pas du luxe. Mais dans le calme (les éléments connexes se sont tous éclipsés, volatilisés, envolés... choisissez... d'un seul coup !), ça va mieux !
Une partie dans le lave-vaiselle, l'autre lavée, séchée et rangée avec mes mimines. Juste le temps (30 min pour la plaque chocolat - 50 min pour la plaque rouge) pour obtenir des coques qui ne collent pas sous la pression de mon doigt.
L'heure de vérité pour mon four : va-t-il réduire à néants, en quelques minutes (12 - selon Sébastien Serveau - 13 selon Mercotte) nos efforts communs à l'Ancêtre, Darky, les éléments connexes et moi ?
Ben non ! Même pas ! Gentil Four, grâce à Chaleur Tournante, me propose de sublimes (enfin, c'est ce que j'en pense...) coques avec de jolies collerettes, qui se décollent en douceur :

Je stocke les coques jusqu'à demain matin. Allons-y pour la ganache.
Pas trop mal...
J + 1 : grâce à Darky, je monte ma crème en chantilly plus vite qu'il ne faut pour l'écrire. Etape réussie.
Assemblage des coques : réussie.
- Verdict : Je vous concède que mes macarons n'ont pas encore "tout d'un grand" mais je travaille à m'améliorer ! Ils sont bon mais pas trop jolis ! Il reste des pointes... Pas aussi lisses que prévus... Tant pis : ils sont sublimes sous les dentitions testeuses... Je recommencerai...
Merci à Mercotte, the One, bien sûr, qui m'a gentiment et fermement encouragée à persévérer... mais aussi au Père Noël qui m'a très très très ... gentiment livré mon Dark Vador !
Je vous avoue que, ce dernier, je l'ai regardé du coin de l'oeil pendant deux bonnes semaines avant d'oser m'en approcher à moins d'un mètre de peur que... quoi d'ailleurs ?!
Et puis aussi grâce à l'une de mes Mères Noël qui a très judicieusement glissé dans le colis qui m'était destiné un pot de caramel au beurre salé (mais dis-moi, Marie-Thé, tu savais que le caramel au beurre salé et moi c'était une grande et belle histoire ?...).
04 décembre 2007
Entremet Vanille de Tahiti aux Fruits des Iles
Pour ceux qui me lisent, depuis le tout début de ce blog, vous savez que j'ai participé à de nombreux cours de cuisine.
J'adore apprendre et tester de nouvelles techniques de cuisson, de découpage...
J'ai la chance d'habiter près de chez une blogueuse pleine de talents (mais ses ateliers sont horriblement courus - donc horriblement complets...).
Alors, pour me consoler de n'être que sur liste d'attente..., je parcours les restaurants du coin et leurs cuisines !
Grâce à Maxime, je n'ai (presque) plus peur d'hara-kirirer un homard et plus aucune angoisse (vraiment !) dans mes face-à-face avec la poche à douille !
Mais j'ai suivi également des cours au Restaurant Le Mont-Carmel près de Chambéry.
Le chef, Yves Vincent, est talentueux tout en étant très discret. Précis. Organisé. Minutieux. Inventif.
J'ai beaucoup appris dans ses cuisines. Et ce n'était pas du superflu, loin de là...
Après avoir testé une recette de Mercotte, pour accompagner le café, lors du réveillon du 24 décembre prochain, j'ai ressorti mon cahier à spirales, grimoire garant des recettes du Mont Carmel mais aussi, et surtout, des trucs et astuces généreusement livrés par le chef Yves Vincent, lors de ces fabuleux moments de partage qu'étaient ses cours.
En le feuilletant, j'ai lu une recette que je n'ai jamais refaite à la maison... Je me suis souvenue du parfum de la vanille, de la tendresse du biscuit, de la saveur des fruits...
Il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie... Alors voici un...
Entremet vanille de Tahiti aux Fruits des Iles

- Ingrédients (pour 20 pièces) :
@ pour le biscuit :
* 6 jaunes d'oeuf
* 100 g de sucre
* 100 g de farine
* 50 g de fécule ou de maïzena
* 6 blancs d'oeuf
* 60 g de sucre
* 100 g de beurre fondu
@ pour le sirop :
* 300 g d'eau
* 300 g de sucre
* 1/2 gousse de vanille
@ pour les fruits :
* 1 ananas
* 2 mangues
* 1 à 2 càs de sucre
* 1 noix de beurre
* 1 rasade de rhum blanc (facultatif - j'ai oublié...)
@ pour la crème :
* 1 l de lait
* 1 gousse de vanille
* 100 g de sucre
* 5 g d'agar-agar
* 20 cl de crème fraîche
@ pour le nappage :
* 6 fruits de la passion
* 2 càs de gelée de groseilles
* 1/2 càc rase d'agar-agar
- Réalisation :
* Commencez par le biscuit. Préchauffez le four à 160 ° c (th.5/6). Faites fondre le beurre. Fouettez ensemble les jaunes d'oeuf et le sucre. Ajoutez la farine et la fécule tamisées. Montez les blancs en neige et les incorporer à la préparation. Ajoutez le beurre fondu refroidi. Versez sur une plaque antiadhésive, garnie d'un papier cuisson (quand même, dans le doute...) et enfournez pour 12 à 16 min selon votre four. Sortir le biscuit du four et le démouler chaud sur une grille recouverte d'un torchon.
* Préparez les fruits : épluchez les fruits, coupez-les en cubes et faites-les poêler dans le beurre. Ajoutez le sucre pour les caraméliser, puis le rhum et réservez au frais.
* Préparez le sirop : faites bouillir l'eau, le sucre, la gousse de vanille coupée en 2 et les noyaux des mangues. Laissez infuser.
* Préparez la crème : faites bouillir le lait avec le sucre et la gousse de vanille coupée en 2. Laissez infuser.
Si vous utilisez de l'agar-agar, ajoutez-le au lait sucré et vanillé. Si vous utilisez de la gélatine, faites-la tremper 1/4 d'h dans de l'eau froide, égouttez et faites-la dissoudre dans le liquide chaud.
* Préparez le nappage : faites chauffer le contenu des fruits de la passion avec la gelée de groseilles et l'agar-agar. Filtrez au chinois et laissez refroidir.
* Assemblage : découpez les fonds de biscuits avec un emporte-pièce de 60 et entourez-les d'un rhodoïd que vous maintiendrez avec un morçeau de scotch. Versez sur les fonds le sirop refroidi. Répartissez les fruits refroidis. Montez la crème en chantilly et ajoutez-la au lait vanillé refroidi. Au moyen d'une poche à douille, garnissez les fonds de cette crème. Enfin, terminez par le nappage aux fruits de la passion.
* Oubliez dans votre réfrigérateur au moins 1 nuit !
Vous pouvez servir avec un physallis chocolaté, une feuille de menthe, un cordon de coulis de framboise...

Et régalez-vous.
17 octobre 2007
Un petit "Comme-Je-l'Aime"
Mais que se cache sous ce titre pour le moins ... romantique ?

Pour aujourd'hui, ce sera ... crumble ! Comment ça, encore ?! Vous l'aurez compris : j'adore les crumbles !
Lolotte m'a suggéré de fonder un club... qui, pour l'instant, ne réunirait que 2 personnes... Celui des fondus de crumbles ! Vous en êtes, vous aussi ?... Rejoignez-nous, ce sera avec plaisir !
Celui-ci est tout ce qu'il y a de plus simple, facile à réaliser avec vos fonds de placards et/ou frigo (ou presque...), bref, un ...
Crumble "Comme-Je-l'Aime"

- Ingrédients (pour 5 gourmands) :
* 60 g de beurre
* 60 g de beurre salé
* 60 g de flocons de riz
* 60 g de poudre d'amandes
* 60 g de sucre rapadura
* 120 g de farine
* 1 grosse càs de sirop de Liège (merci Sarah !)
* et 3 pommes soit 700 g épluchées
Et avant tout, une petite parenthèse dont je deviens coutumière !
Pour réaliser ce crumble, j'ai utilisé 3 pommes qui m'ont donné 700 g de chair épluchée !
Je vous dévoile un secret (quitte à faire, une fois de plus, des jaloux et envieux...suivez mon regard...) : la plus grosse des 3 (celle dont j'ai pris la photo là, au-dessus !) pesait tout-de-même 482 g ...
Qu'en pensez-vous ? Bien entendu, elle arrive en droite ligne d'un certain verger familial...
Je commence à me poser des questions quant à la taille des fruits et légumes qui poussent dans ce coin de montagne savoyarde... Parce qu'il faut que je vous dise que j'ai, en ma possession, des spécimens d'autres variétés (des châtaignes pour ne citer qu'elles...) qui semblent avoir explosé littéralement les courbes de croissance ordinaires...
Comment se fait-ce ? Agriculture raisonnée, tendant vers la biodynamie, respectueuse de l'environnement, sans ajout d'aucun pesticide ni engrais...
Peut-être l'amour et les soins qui leur sont prodigués au quotidien...
Parenthèse close ! Je vous laisse réfléchir et tirer vos conclusions...
- Réalisation :
* Comme d'hab, épluchez vos fruits, coupez les quarts en 3 lamelles et recoupez celles-ci en cubes.
* Faites fondre le beurre salé dans une poêle et mettez vos pommes à compoter mais sans trop, tout-de-même... Il serait heureux qu'il vous reste des morçeaux.
* Pendant ce temps, préparez l'appareil à crumble : mélangez les ingrédients secs (sucre, farine, flocons de riz et poudre d'amandes).
* Incorporez le beurre et malaxez jusqu'à obtenir une pâte granuleuse.
* Ajoutez le sirop de Liège sur les pommes et laissez fondre.
* Versez vos pommes dans des moules individuels (toujours à crème brûlée pour moi !) et recouvrez de crumble.
* Passez au four (15 à 20 minutes à 180 ° c - th.6).
- Verdict : j'avais volontairement mis peu de sucre dans la pâte à crumble pour contrebalancer un possible effet boomerang du sirop de Liège ... Et bien non ! Ce sirop donne un petit goût "caramel" qui s'est fort bien accordé avec le beurre salé et les pommes... J'ai bien aimé mais mes gourmands auraient préféré un peu plus de sucre , mes pommes étant légèrement acides... Comme jes les aime, décidemment...
Pour Lolotte et pour Sarah : ma prochaine utilisation du sirop de Liège sera salée ! A suivre...
27 septembre 2007
THE gâteau au chocolat customisé aux framboises
Comment vous faites, vous, quand vous disposez seulement d'une demi-heure pour préparer un repas conséquent pour votre petite famille et que vos chères têtes blondes vous réclament "un petit gâteau au chocolat pour le dessert" ?
Donnez-moi vos trucs, je suis preneuse !!! Parce que le soir, dans l'urgence, on dirait que mes réflexes sont déjà au repos et qu'ils m'ont lâchement mais sûrement laissé tomber...
Et c'est exactement ce qui est arrivé l'autre soir, dans ma chaumière perdue au fin fond de nos belles montagnes savoyardes presque couvertes de neige (là, j'exagère un peu... mais il fait si froid...) !
Bon.
Il faut réfléchir vite, dans ces cas-là. Soit passer pour la rabat-joie de service et promettre (ouh la menteuse...) un très bon gâteau pour le lendemain, soit céder... à la tentation... et surtout mettre en application l'adage que l'on s'évertue à transmettre aux générations futures "ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même".
Il faut donc s'organiser, telle Mercotte.
En échange d'un gâteau au chocolat, je négocie que l'une, Fille-Seconde, mette la table et que l'autre, Fille-Première, m'aide !
Voilà déjà un pas de fait vers le maître-mot "organisation".
Après avoir imaginé, une fraction d'un quart de seconde (mais c'est déjà trop !), ouvrir l'ordinateur portable (qui trône désormais de manière continue dans ma cuisine ...), pour trouver, chez vous, une recette vite-faite-facile-et-délicieuse-ça-va-de-soi...
Je me tourne et aperçois, moi, la myope de service, que j'ai abandonné le "Elle à table" du mois de septembre sur la table basse du salon...
Un millionième de seconde plus tard, je l'ai entre les mains : mes neurones se sont souvenus avoir vu dans ce numéro 53 une recette que j'avais cochée pour un jour, une heure, un moment ... de disponibilité...
Et, en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, j'ai MA recette !!!
Enfin, la base... Parce que vous me connaissez... Les R.E.O. sont légion en ce moment dans mon réfrigérateur et quelques framboises du jardin, rescapées de la pluie diluvienne de ces 2 derniers jours, m'appellent au secours...
Donc, juste un coup d'oeil pour me remémorer le déroulé et voilà ...
THE gâteau au chocolat customisé aux framboises fraîches

- Ingrédients (pour 4) :
* 125 g de chocolat noir
* 4 oeufs
* 70 g de sucre extra-fin
* 50 g de beurre
* 1 pincée de sel
* 1 grosse poignée de framboises
- Réalisation :
* Faites préchauffer votre four à 180 °c (th.6) ce qui vous prendra 10 sec.
* Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes (1 min 30).
* Séparez les blancs des jaunes d'oeufs (1 min 30).
* Fouettez les jaunes avec le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent (5 min).
* Ajoutez la pincée de sel aux blancs et montez-les en neige (3 min).
* Incorporez les jaunes battus aux blancs en soulevant délicatement (comme pour une mousse au chocolat - 4 min).
* Ajoutez le chocolat fondu et mélangez délicatement (4 min).
* Beurrez et farinez (éventuellement) un moule à manqué (3 min).
* Versez votre préparation, déposez vos framboises sur le dessus (3 min) et enfournez pour 25 min.
* Démoulez chaud sur un plat et ... mettez-vous tranquillement à table le temps du refroidissement !
- Verdict : THE gâteau au chocolat à l'unanimité !!! Et chacun y est allé de sa version à faire (parce qu'il est à refaire, c'est un fait acquis !) avec des poires, de la mangue, tout nature avec une crème anglaise... Et tout ça pour 25 minutes de préparation grand maximum...
Elle est pas belle la vie ?













