05 mars 2009
Un, voire deux petits jeux pour temps pluvieux
Tout d'abord un petit koikessedonc pour s'échauffer les neurones :

Les fleurs, c'est OK, tout le monde les connaît ! Mais le contenu de ma verrine ? Qui peut me dire de quoi il s'agit ?
Et, pour suivre, une petite devinette tirée d'un Cahier de Révision de Cuisine, écrit par Marie Joly, paru chez City-Editions :
Le mystère du macaron
1 homme (une femme, si vous préférez) prépare 5 types de macarons pour ses invités, en tenant compte de leurs goûts. L'1 d'eux aime la confiture, 1 autre l'anis, 1 autre la noix de coco, le 4ème le chocolat et le 5ème la crème.
Nous savons ceci de chacun des invités :
- Jemaa adore la crème,
- Marine et Pierre aiment la noix de coco, mais ils sont les seuls à l'aimer.
- Serge n'aime ni le chocolat ni la confiture.
- Jemaa et Cyril n'apprécient pas le chocolat.
Quel sera le macaron attribué à chacun des invités ?
Allez, vous avez bien fait travailler vos méninges, reposez-vous maintenant !
Demain viendra l'heure des réponses mais aussi d'une recette de quatre heures gourmand...
03 mars 2009
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
A la demande générale et aussi parce qu'il y a un certain temps qu'aucune recette n'a été postée sur ces pages, ce matin, j'ai décidé de ne pas m'égarer de ne pas vous faire plus attendre et de vous livrer, très vite, mais sous le sceau du secret (c'est si... hummm), mon dernier délice tout bête facile, réalisé deux fois en une semaine tellement c'était bon :
Gâteau moelleux à l'orange, crème simplette au chocolat
- Ingrédients pour 8 parts :
* pour le gâteau : 140 g de beurre 1/2 sel, 35 g de beurre doux, 175 g de sucre, 175 g de farine avec levure incorporée (ou 175 g de farine + 1/2 sachet de levure), 3 oeufs, 1 orange (jus + zeste).
(recette inspirée de la revue REGAL)
* pour le sirop : 200 g de jus d'orange (= 3 oranges) et 100 g de sucre.
* pour la crème : 1/2 l de lait entier, 20 g de crème fraîche, 30 g de maïzena, 60 g de sucre, 50 g de cacao et 30 g de Tanariva Lactée.
- Réalisation :
* Préchauffez le four à 150 ° c (th.5).
* Fouettez le beurre pommade avec le sucre jusqu'à l'obtention d'un mélange crémeux.
* Incorporez les oeufs un par un en fouettant longuement entre chaque ajout.
* Ajoutez la farine, le zeste d'orange puis terminez par le jus d'orange.
* Versez dans un moule en silicone et enfournez pour 40 min.
* Lorsque le gâteau est cuit, le démouler sur grille et l'arroser de la totalité du sirop d'orange chaud (jus d'orange et sucre portés à ébullition). Laissez refroidir à température ambiante.
* Mélangez le cacao, le sucre et la maïzena dans une casserole. Ajoutez le lait et chauffez, en fouettant, jusqu'à épaississement.
* Hors du feu, incorporez le chocolat, ajoutez la crème fraîche, filmez au contact et réservez au frais après refroidissement.
- Verdict : l'association orange/chocolat, même si elle est des plus classiques, se révèle toujours très efficace ! Le gâteau est tout juste imbibé (pas au point d'un baba, cependant) et la crème au chocolat se révèle délicate, légère, comme une touche indispensable pour sublimer les effluves d'oranges.
Cerise sur le gâteau : tout peut se faire la veille ! Il suffit de conserver la crème au frais et le gâteau dans un lieu frais mais pas au froid.
02 mars 2009
Vous me suivez pour un test chocolaté ?
Avant de commencer ce billet, dûment promis et un peu en retard, je tiens à préciser, si par hasard ils/elles repasseraient par ici :
- à mon visiteur suisse, à la recherche de cours de cuisine sur Chambéry et/ou dispensés par Yves Vincent, le chef fort sympathique du Restaurant Le Mont Carmel à BARBERAZ, que le restaurant est désormais fermé. Aux dernières nouvelles, Yves Vincent devait partir exercer ses talents au Portugal. A l'heure actuelle, je ne sais si son projet s'est réalisé, ce que je lui souhaite vivement et ne peut donc fournir plus de renseignement.
- à mes nombreux (bien que tout soit relatif...) visiteurs à la recherche de "paleron cuit au four" et qui arrivent sur ces pages grâce à cette recette, que jamais, au grand jamais, on ne trouvera une telle recette sur ce blog ! Pour moi, il est clair et évident que ce morçeau savoureux de boeuf ne peut être que longuement mijoté, en cocotte (de préférence, en fonte ou dans un mijoteur électrique). Il me semble, jusqu'à preuve du contraire, qu'une cuisson lente, douce et à basse température sera gage de tendreté, de moelleux et de fondant.
Ceci étant dit, je peux me consacrer à mon objet évidence du jour :
Le chocolat et moi, c'est pour la vie.
Déjà, avant... Avant de rencontrer Mercotte et de participer à divers stages à Tain, le chocolat, j'aimais. J'adorais.
Maintenant, comme pour le vin, mon goût s'est affiné et affirmé. Eduqué.
Alors, quand j'ai vu au Salon du Chocolat de Grenoble, chez Bouga CacaO, des poudres de perlimpinpin pour réaliser du chocolat chaud, ni une ni deux, hop, dans mon panier. :

C'est que je suis devenue joueuse et audacieuse. Je m'amuse à tester prendre des risques.
J'avais une excuse : l'hiver approchant, je sentais qu'il me fallait emmagasiner de quoi nous réchauffer après les longues journées sur les pentes enneigées...
Résultat ?
A la fin février, nous n'avons toujours pas mis les pieds sur nos planches.
Une excuse peut-être ?
Mais bien entendu ! Pas une ! Plusieurs ! Et pas des moindres !
Il nous me faut de nombreuses conditions réunies : du soleil (pas de brouillard, je suis myope) + de la bonne neige (souvenir d'une chute dans l'escalier, j'ai une cheville sur qui je ne peux compter) + personne sur les pistes (pour le plaisir de tomber en toute tranquillité) !
Et depuis le début de la saison, chaque dimanche, soit le temps était po...i, soit c'était les vacances (= tout plein de vacanciers).
Mais je me console en me disant que, les vacances, c'est pas extensible, la neige, il y en a un max. pour un moment et, finalement, le ski de printemps c'est le soleil assuré !
Mais je m'égare là... Revenons au chocolat.
Mercredi, en allant travailler, je m'arrête à la boulangerie et je tombe sur ça :

Ben ça alors ! Je ne connaissais pas ! La boulangère non plus, d'ailleurs ! Son mari a goûté le café et l'a trouvé "corsé mais personne n'a testé la boisson chocolatée, vous me direz ?!"... Oh oh oh... Tiens donc ! Mais bien sûr...
Rentrée à la maison, je demande à mon ami Google s'il connaît : je trouve un site en construction pour la marque que j'ai en mains et quelques explications sur le système.
C'est simplement une canette de chocolat auto-chauffante.
Plus de précisions ?
En partant du fond, on a un étage d'eau, un étage d'oxyde de calcium et la boisson au-dessus. On retourne la canette, on décapsule, on appuie sur le fond (l'eau et l'oxyde entrent en contact ce qui produit de la chaleur - CQFD), on secoue 10 secondes et on retourne de nouveau, on décapsule et on déguste !
Pas si vite ! Je veux faire un test. Oui, un test s'impose à mon esprit torturé tortueux. Comparer, c'est ça ! Me rendre compte, par mes propres papilles, si le contenu vaut le contenant.
Parce que j'avoue, je suis un peu dubitative sur la qualité de ce que je vais trouver... De l'eau, du sucre, du lait écrémé, du cacao dégraissé (3,3 %), du lactosérum, du beurre et des arômes, soit un total de 162 Kcal pour 200 ml. Mais encore...
Devant la jeune génération retenue pour le jeu (qui, elle, n'attend qu'une chose : goûter la dernière découverte de leur mère - ah, l'attrait de l'inconnu...), j'exhibe, triomphante, mes petits sachets équitables pour réaliser un vrai chocolat chaud à l'ancienne.
Nous choisissons le Puro (= nature) et me voilà partie : une cuillère à soupe de poudre dans une casserole avec trois cuillères à soupe d'eau. Je touille. J'optiens la pâte indiquée sur la recette. J'ajoute, au jugé, du lait entier et une cuillère à soupe de sucre mascobado pour rester dans l'optique équitable-bio-nature et ajouter une note réglissée à la préparation... Je fouette pour obtenir un joli chocolat mousseux qui va convaincre, forcément, mes testeuses.
Malgré un coup de fouet énergique, pas trop de mousse à l'horizon. Un coup de buse vapeur plus tard, j'optiens ça :


Alors ? La vérité vraie ?
Le chocolat à l'ancienne est... nature. La mousse est légère. Le chocolat est léger. Pas trop sucré. Et puis j'ai bonne conscience !
Pour la canette, attention ! Chaud devant ! C'est chaud-chaud (me suis brûlée le bout de la langue alors que j'avais bien mis en garde mes minettes) :

A mon esprit défendant, c'est bon-bon. Bien que peut-être sûrement plus sucré.
Score final ?
Dans un esprit de conciliation (je reconnais bien ma fille, là !), Fille n° 2 me dit "c'est pas pareil mais les 2 sont bons", quant à Fille n° 1, elle m'assène de son air d'ado-je-sais-tout-mieux d'un ton qui n'admet aucune réplique "franchement, il n'a pas de goût ton chocolat à l'ancienne ! La canette, c'est meilleur !" Comprenez la traduction "le packaging est fun"...
Et vous, qu'en pensez-vous ? Vous laisseriez-vous tenter ? Ou préférez-vous la bonne vieille méthode ?
