28 janvier 2008
Devenir fort comme Popeye et à toute vapeur, ça vous tente ?
...Ou comment convaincre Fille-Première et Fille-Seconde que :
"Les épinards, c'est excellent pour la santé, j'ai dit, on ne discute pas !"
Je récapitule pour ceux qui n'auraient pas suivi : l'Homme et moi, nous a-do-rons l'épinard.
Sous toutes ses formes : juste poêlé avec quelques lardons, de l'ail frais, un oeuf mollet et quelques croûtons ; classiquement "béchamélé" avec la même garniture que précédemment ; en crème-douceur avec du Boursin, des dés d'omelette à la ciboulette et au persil ; en quiche, associé à du blanc de poireaux et du saumon...
Mais quand il s'agit d'en servir à nos chères têtes blondes, là, mes les affaires se compliquent : l'une n'aime pas la béchamelle, l'autre n'aime pas plus que celà la crème-douceur !
La seule alliance qui trouve grâce à leurs yeux est celle de la quiche : épinards, poireaux et/ou courgettes avec du saumon frais et/ou fumé !
Mais moi, je m'en lasse !
Stop !
Bien que cette recette (celle de la quiche...) ait rejoint depuis belle lurette notre grimoire familial (qui, soit-dit en passant, s'étoffe jour après jour grâce à mes essais dûment validés), j'avais envie de proposer les épinards frais tout juste trouvés au marché autrement !
Je me suis souvenue d'une recette que j'avais tentée, il y a bien longtemps (en tous les cas, bien avant de connaître le monde convivial de la blogosphère culinaire) et dont j'avais retrouvé une cousine bien proche, tout récemment, chez Mercotte.
Ma recette mariait du saumon frais (des pavés tranchés très fins dans l'épaisseur), des épinards et des blancs de poireaux blanchis, à une une sauce légère au citron. Tiens, d'ailleurs, ça fait longtemps que je n'en ai pas fait....Il va falloir remédier à cet oubli, vous êtes prévenus de ce qui vous attend !
Et, Mercotte, elle, mêlait des blancs de volaille, du foie gras et des épinards frais, à une sauce crémeuse aux morilles.
Pour la cuisson, c'était tout pareil : à la vapeur !
Alors, pour voir innover, j'ai aménagé la recette de Mercotte avec mes fonds de frigo-congélo victuailles et ai testé :
Blancs de volaille aux épinards, sauce crémeuse aux girolles

- Ingrédients (pour 5) :
* 5 escalopes de volaille
* 600 g d'épinards frais
* 150 à 200 g de foie gras crû* Sel, poivre
Pour la sauce (recette originale de Mercotte que j'ai outrageusement modifiée) :
* 2 échalotes
* QS huile d'olive
* 60 g de morilles séchées réhydratées une nuit dans de l'eau chaude 185 g de girolles en pot
* 5 cl de vin blanc de champagne
* 2 càs de porto blanc
* 10 cl de fond de volaille maison réalisé avec 10 cl de jus de macération des champignons et 1 càc de fond Maggi
* 10 20 cl de crème fraîche
- Réalisation :
* Faites blanchir les épinards frais et réservez-les entre 2 torchons (ou papier absorbant).
* Aplatir les escalopes de volaille et, au besoin, les émincer dans le sens de l'épaisseur.
* Coupez cinq morceaux de papier film et déposez dessus : la valeur d'une escalopes de volaille, du sel, du poivre et des épinards.

* Roulez les escalopes dans le papier film et fermez-les comme pour obtenir de gros bonbons bien hermétiques.

* Faites cuire dans un cuit-vapeur 12 à 15 min.
* Pendant ce temps, préparez la sauce : égouttez et rincez les champignons tout en récupérant et en filtrant le jus de macération.
* Faites suer les échalotes hachées (grâce à l'un de mes gadgets : j'ai nommé le hachoir Zyliss !!!) dans l'huile d'olive.
* Ajoutez les champignons, le champagne et le porto.
* Diluez le fond de volaille dans le jus de macération filtré et versez dans la casserole. Faites réduire de moitié.
* Ajoutez la crème et laissez réduire.
* Servez, sur des assiettes chaudes, les rouleaux découpés en biseaux, avec du riz et la sauce crémeuse aux champignons.
- Verdict :
Fille-Première : "oh non ! Maman ! Encore un de tes trucs bizarres ?!"
Moi : "goûte avant de ronchonner !"
Fille-Seconde "j'aime pô la crème..."
Moi : "mais goûte toi aussi avant de dire que tu n'aimes pas !"
Fille-Première "c'est bon ! Hummm...."
Moi : pas peu fière, je m'abstiens de tout commentaire....
Fille-Seconde "c'est vrai, c'est bon !"
Moi : "et en plus, vous allez devenir fortes comme Popeye !"

J'ai préparé des rouleaux individuels (comme quand je faisais ma recette au saumon : j'aimais bien la présentation...) et je n'ai pas mis le foie gras : j'en avais au congélateur mais, d'une part, je n'avais pas le temps de le faire décongeler et, d'autre part, ma progéniture ne l'aime que mi-cuit en terrine ! Fines-bouches, vous ne trouvez pas ?...
Et j'ai utilisé :
- du champagne : une bouteille entamée la semaine dernière et oubliée dans le frigo menaçait de mal finir...
- des champignons en bocaux : honte à moi ! Mais, là encore, pas le temps de réhydrater des morilles...
- le double de crème fraîche : que voulez-vous ? Quand on est gourmand...
Bref, la recette initiale a été quelque peu malmenée, bousculée, aménagée et transformée mais, au final, nous nous sommes régalés et c'est bien là l'essentiel !
22 janvier 2008
Dans la série "Ouhhh, la copieuse"... #2
Cette fois, j'ai trouvé de quoi satisfaire mon envie de sucrerie chez Mamina !
Recette aussitôt vue, aussitôt (ou presque) réalisée.
Et sans en changer (ou presque, mais vous commencez à me connaître...) une ligne.
Donc, la recette initiale et originelle se trouve ici.
J'ai seulement remplacé le praliné par de la pralinoise (que j'avais en stock) et la gélatine par de l'agar-agar (que j'ai intégré dès le début de l'opération "crème". Même si je n'ai pas fait bouillir la préparation, l'agar-agar a bel et bien rempli sa mission de cohésion).
Ah ! Aussi : j'ai réalisé des bouchées pour le confort de la dégustation mais certainement pas pour le confort de l'apprentie pâtissière que je suis : quel labeur de découper les feuilles de filo à l'emporte-pièce de 40 !
Je vous présente donc les :
Croustillants pralinés by Mamina (version Bige)

C'était top, Mamina : on a a-do-ré !!!
21 janvier 2008
Carré pas VG du tout !
Pour se mettre en forme, je vous propose une devinette, un petit "koikesse" :

Allez, bonne âme, je vous donne un indice : il s'agit de l'un de mes cadeaux de Noël qui a, bien entendu, un rapport avec la cuisine (avouez-le, Père Noël, cette année, ça a été facile pour vous de me faire plaisir, sans que ça paraisse être un appel du pied ?!...).
Vous trouvez ?
Vous avez une vague idée ?
Je ne vous fais pas plus languir (et, surtout, je ne fais pas plus surchauffer vos méninges...) : il s'agit d'un appareil à réaliser "des vinaigrettes, sauces, coulis et autres marinades" dit la notice !
Mais ce n'est pas n'importe quel appareil... Non, non !! Il s'agit du Flavour Shaker mis au point par Jamie Oliver himself !!! Oui, oui !!!
A l'intérieur, vous pouvez voir la bille en céramique qui broie, écrase et réduit en miettes les ingrédients pour mieux libérer les saveurs et parfums...
Il est joli, mon shaker tout neuf, vous ne trouvez pas ?
Un peu gadget aussi, non ?
Enfin, c'est un peu l'idée dont je m'en faisais avant... avant... de me décider à le tester pour, enfin, ne plus avoir tous les 2 jours des remarques acerbes sur son état : "tout neuf"... "pas encore essayé"... "c'est bien la peine qu'il se casse la tête, le Père Noël..." !
M'en servir, d'accord. Mais pour quoi faire ?
Ma vinaigrette, j'ai mes petites habitudes... Pas envie d'en changer.
Des sauces ? J'essaye, quand même, de ne pas en faire tous les jours...
Des coulis ? Ben, tout pareil... Et puis ce n'est pas vraiment la saison des fruits rouges ou bien juteux qui se prêteraient à un coulis manuel !
Alors ?
Alors ce sera marinade ! Et comme je n'en fais qu'une fois tous les 36 du mois ans, je décide de préparer une marinade pour... (je te dis "bonne journée, Lolotte" : à partir d'ici ce n'est plus pour toi !!!)... un joli carré de porc spécialement préparé pour moi par mon charcutier préféré :

Le carré (pas mon charcutier !)
Qui s'est transformé en :
Carré de porc au four

- Ingrédients (pour 4 gros gros gourmands ou 6 appétits moyens) :
* 1 carré de 1,400 kg coupé dans la côte première ou dans l'échine
* 2 càs de sauce soja
* 2 càc de sucre
* 4 gousses d'ail épluchées
* sel, poivre
* l'équivalent de 3 càc d'huile d'olive (que j'ai pschi-pschittée)
- Réalisation (plus facile, y-a-pas, je vous promets !!!) :
* Préchauffez votre four à 210 ° c (th.7).
* Mettez tous les ingrédients dans le shaker et secouez.
* Tartinez au pinceau la marinade sur votre carré.
* Enfournez pour 1/2 h tout en retournant le carré toutes les 8 min environ pour qu'il soit bien coloré sous toutes ses faces.
* A ce moment-là, réduisez la température du four à 180 ° c (th.6).
* Abandonnez-le pour 1 h supplémentaire (s'il prend trop de couleur, n'hésitez pas à le couvrir d'un papier aluminium) tout en le retournant de temps en temps.
* Epluchez des pommes-de-terre et coupez-les en 6 ou 8 dans le sens de la longueur.
* Sortez le plat du four, répartissez les pommes de terre sur le fond, sel, poivre, du romarin (que j'ai oublié...), et reposez le carré au-dessus.
* Et c'est reparti pour 1 h de cuisson.
- Verdict : à 4 (dont 2 enfants), nous n'avons laissé qu'une côte à ce carré ! C'était... fondant ! Regardez :

Et pas sec du tout comme je le craignais avec une cuisson sans ajout d'aucun liquide et aussi longue au four(2 h 1/2 quand même...) !
Et pas gras du tout (ne me dites pas que la viande et les pommes de terre sont grasses avec la valeur de 3 càc d'huile d'olive, je ne vous croirai pas !).
Et ... A refaire ! Grâce à mon nouvel ami, j'ai nommé "Shaker Jamie" !
Par contre, vous ne trouvez pas, vous, qu'il commence à y avoir foule dans ma cuisine ?
20 janvier 2008
On mange quand-quoi ?
Il y a des soirs où...
la flemme me prend,
la faim ne me tenaille pas plus que ça,
il est tard,
le repas n'a pas été prévu à l'avance...
Et, comme par hasard, ces soirs-là, j'entends :
j'ai faim, on mange quand ?
c'était pas bon à la cantine à midi, j'ai faim...
on mange quoi ?
j'ai pas faim, j'ai sommeil !
je veux Jeannot...(lapin en peluche qui suit Fille-Seconde depuis sa naissance)
Bref, ces soirs-là (et ils sont de plus en plus nombreux, allez comprendre !!!), en bonne (?) mère et tendre (vous en doutiez ?) épouse, il faut faire fonctionner ses méninges à vitesse supersonique pour composer un repas substantiel et qui fera l'unanimité (ben oui : en plus de tout, je n'ai pas envie de me battre contre des moulins à vent de jouer à Don Quichotte pour convaincre les éléments connexes du bien-fondé d'ingurgiter de savourer ma crème d'épinards au Boursin, par exemple...).
Alors, ces soirs-là, je dégaine ma botte secrète (= mon frigo spécial Restes Et Oubliés) :
Quiches faciles

- Ingrédients :
* 1 restant de pâte magique aux petits-suisses
* 2 tranches de jambon blanc
* 2 oeufs
* 10 cl de crème
* QS de tomme de montagne
* Sel, poivre
- Réalisation :
* Préchauffez votre four à 200 °c (th.6/7).
* Étalez la pâte, garnissez-en un moule à mini-pizzas.
* Faites pré-cuire à blanc le temps d'émincer les tranches de jambon, de battre les oeufs avec le sel, le poivre et la crème.
* Répartissez le jambon sur la pâte, versez l'appareil à quiche, découpez à l'économe quelques tranches de tomme, déposez-les sur les quiches (3 par quiche) et enfournez pour 15 min.
- Verdict : servies avec une salade verte (ça y est : j'ai enfin retrouvé sur les étals la "Castelfranco", l'une de nos préférées...), plus personne n'avait "pas faim" ou "sommeil" d'un coup-d'un seul... J'ai donc supposé que c'était pas mal... Mais ça n'engage que moi !

Et pendant que les quiches cuisent, vous allez même vous payer le luxe de proposer un petit dessert maison en remplacement du yaourt nature qui accompagne, en général, les repas vite-faits !
Pannequets de crêpes à la compote de fruits et caramel au beurre salé

- Ingrédients :
* 2 pommes
* 2 poires
* 20 g de beurre
* 1 bol de pâte à crêpes (faite au "pif" feeling avec de la farine, un oeuf, une pointe de sucre, un peu de lait et une lichette de beurre fondu pour zapper l'étape "repos", n'est-ce pas Tara ?!)
* le reste d'un pot de caramel au beurre salé (fini le pot Marie-Thé !!! Encore merci !!!)
- Réalisation :
* Épluchez les fruits dans le sens de la hauteur (comme je vous l'ai dit précédemment, vos fruits ne s'oxyderont pas et conserveront une belle coloration - pourquoi ? je n'en sais rien, mais ça marche, alors... s'il faut que je réfléchisse en plus...Rappelez-vous : la flemme m'a prise !)
* Découpez-les en lamelles et poêlez-les (poêlélé...poê-léhléh...) avec le beurre à couvert.
* Lorsque les fruits sont tendres, ajoutez le caramel et réservez.
* Faites cuire les crêpes (en exhumant votre crêpière du fin fond du placard à casseroles - mais oui, pas l'électrique, pas la peine, la vraie...), garnissez-les de fruits, rabattez les bords et servez chaud.
- Verdict : devinez un peu ?! Les éléments connexes avaient tous retrouvé joie, bonne humeur, pêche et forme...
Et même si ce repas n'était pas franchement équilibré (vraisemblablement trop de protéines...), il a satisfait aux conditions impérieuses et cumulatives de rassasier et de plaire à l'unanimité. Que demande le Peuple ?
19 janvier 2008
Douceur encore...
Depuis quelques jours, il fait froid, il pleut, le ciel est gris et, bien que nous n'ayons pas de neige (si ce n'est sur les hauteurs, mais, là, il en faut !) au point de nous empêcher d'aller au travail (hein, Lolotte ?!...), il me fallait une soupe pour me réchauffer, me donner du courage, des vitamines, bref, pour me requinquer le moral !
J'en profite : Fille-Première et Fille-Seconde étant chez leur grand-mère pour la soirée, je vais pouvoir innover avec un ingrédient que nous adorons, l'Homme et moi, j'ai nommé :
l'Epinard
Alors, m'inspirant d'une pub aperçue je ne sais où pour la célèbre marque K...r, ce sera :
Crème d'épinard au Boursin, dés d'omelette à la ciboulette et au persil

- Ingrédients (pour 4) :
* 330 g d'épinards frais
* 2 pommes de terre (230 g épluchées)
* 10 cl de crème fraîche
* 1/2 Boursin Aïl et Fines Herbes (70 g)
* 1 cube de bouillon de volaille
* 1 lichette de beurre
* 3 oeufs
* 1 poignée de ciboulette
* 1 poignée de persil
* 1 lichette d'huile d'olive
* Sel et poivre
- Réalisation :
* Épluchez les pommes de terre, coupez-les en petits cubes et faites-les cuire avec le cube de bouillon de volaille et 1 litre d'eau.
* Pendant ce temps, lavez les épinards, ôtez les tiges trop épaisses, séchez bien et poêlez, à couvert, avec l'huile d'olive.
* Lorsque les épinards sont tendres, ajoutez-les aux pommes de terre et poursuivez la cuisson pendant environ 10 min.
* Préparez l'omelette : battez les oeufs, salez, poivrez et ajoutez la ciboulette ciselée ainsi que le persil finement haché. Faites cuire dans une poêle où vous aurez fait fondre le beurre. Retournez-la dans la poêle tout en stoppant la cuisson de manière à obtenir une omelette assez cuite mais pas caoutchouteuse.
* Mixez les légumes, ajoutez la crème fraîche, le Boursin et ajustez l'assaisonnement. Si tout se passe bien, la quantité d'eau de cuisson restante doit être suffisante pour obtenir une jolie crème (on ne gaspille pas les vitamines).
* Découpez l'omelette en petits dés (pour le confort de la dégustation ce sera mieux que des lamelles mais à vous de voir...) que vous déposerez harmonieusement sur chaque assiette de crème d'épinards.

- Verdict : une douceur incomparable... Que vous pouvez servir accompagnée de petits croûtons... Et qui a largement rempli sa mission : nous revigorer en nous donnant bonne conscience ! Une vraie crème, je vous dis...
17 janvier 2008
Une série de douceurs...
... pour démarrer l'année nouvelle !
J'ai vu fleurir, ici ou là, le jeu du Top 10 des meilleures recettes de l'année 2007.
Mes essais culinaires n'étant pas toujours à la hauteur de mes espérances, pourtant bien modestes, je ne crois pas disposer d'un Top 10 perso suffisamment étoffé à publier...
Et vous dire que j'ai été captivée par l'imagination, l'audace, la créativité dont mes amies blogueuses font preuve serait mentir : je suis, à chaque nouvelle découverte, un peu plus abasourdie, sans voix, muette d'admiration (qui a dit "chic, des vacances ?"... J'entends tout, vous le savez bien !) et presque d'envie... Mais comment n'y ai-je pas pensé ?
Aussi, je me suis mise en tête amusée à vous proposer quelques uns de mes essais pas complètement ratés pour débuter 2008 sous de gourmands bons auspices :
Sablés façon Tiramisu

La recette originale, empruntée à Mercotte, n'a subi, pour ma deuxième tentative, aucune modification : et cette fois, c'était vraiment... Top ! Il en est resté (?) et ils étaient encore presque meilleurs le lendemain : le sablé était toujours croquant et la crème était diaboliquement délicieusement encore plus parfumée...
Mousse au Chocolat

- Ingrédients :
* 200 g de chocolat noir
* 20 g de beurre
* 10 cl de crème
* 6 oeufs
* 1 pincée de sel
* 60 g de sucre
- Réalisation :
* Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes ou au bain-marie.
* Pendant ce temps, fouettez les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à blanchiement.
* Ajoutez la crème au chocolat fondu et versez ce mélange dans les jaunes blanchis.
* Fouettez les blancs en neige avec la pincée de sel.
* Incorporez délicatement les blancs à l'appareil oeufs-chocolat et réservez au frais.
- Verdict : j'ai testé d'autres recettes et, finalement, on me réclame, à chaque fois, la traditionnelle... Alors... Pourquoi vouloir modifier nos habitudes ?
Mini-tatins aux poires et caramel au beurre salé

- Ingrédients :
* 1 dose de pâte "magique" (réalisée avec 3 petits-suisses - 180 g - 180 g de farine et 90 g de beurre)
* 3 poires
* 30 g de beurre
* QS de caramel au beurre salé
- Réalisation :
* Epluchez les poires dans la hauteur (afin de limiter l'oxydation - si, si : ça marche !) et découpez-les en petits cubes.
* Faites les cuire dans une poêle avec le beurre.
* Déposez un peu de caramel au beurre salé dans les empreintes d'un moule en silicone, puis, un peu de poires et, enfin, un petit disque de pâte.



* Enfournez, dans un four préchauffé à 180 ° c (th.6), pendant 10 min. environ.

* Attendez 5 min et démoulez sur une grille.
- Verdict : vous me croyez si je vous dis qu'il en est resté et que ces mini-tatins sont presqu'encore plus savoureuses le lendemain ?!
Macarons au chocolat

En tapant allègrement sur mon clavier, je me rends compte que ma première deuxième tentative pour réaliser des macarons aurait mérité un billet à elle seule !
Quelle aventure ! Et quelle organisation...
Compte à rebours :
J - 7 : consulter et rassembler tout ce qui a été écrit sur les macarons ! En premier lieu, faire une synthèse du livre de la Reine des Macarons : "30 desserts créatifs pour toutes les occasions", de ses nombreux billets traitant du sujet et... de l'un des livres que le Père Noël m'a apporté : "Leçon de macarons" par Sébastien Serveau !
Quel labeur : avec ou sans meringue italienne ? Et la garniture : confiture, ganache simple ou montée ?
Allez, on fait "facile" : sans meringue italienne mais avec ganache montée !
J - 4 : Nous mettre, psychologiquement, en condition : me persuader et convaincre "mon Darky" que nous formons une grande équipe qui va s'attaquer à l'Himalaya l'Everest - restons dans le coin - et, peut-être sûrement, parvenir au sommet avec un peu de bonne volonté de part et d'autre et, surtout, beaucoup de chance (mais, ça, je ne le dis pas à haute voix) !
J - 2 : Penser à faire vieillir les blancs ! Pour ceux qui suivent, c'est l'Etape ! Pour les autres, allez faire un tour chez Mercotte et vous comprendrez...
J - 1 : Rassurer les éléments connexes perturbateurs : "Tu es sûre que les oeufs doivent rester dehors ?" m'a dit d'un air soupçonneux l'Homme en voyant ma boîte de blancs d'oeufs posée sur le plan de travail, donc hors du frigo, un soir... Et pourtant ce n'était pas faute de lui avoir dit, redit et répété que Mercotte avait écrit que...
D-Day : On y est : plus moyen de reculer ! On y va. Pour l'occasion et pour me rassurer, je ressors l'Ancêtre (mon vieux Masterchef qui m'accompagnait depuis... bientôt 14 ans... Un bail...) : j'en ai besoin pour mixer finement la poudre d'amandes et le sucre glace ! Je le connais : il ne va pas me faire faux-bond.
Et alors là... Un grand moment...
Stress : tous les éléments connexes sont rassemblés autour du plan de travail, comme au spectacle ! Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir un ilôt central ? Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir faire des macarons pendant les vacances ? Mais...
L'Ancêtre assure, comme toujours. Il me donnerait presque des regrets de l'avoir un peu vite remplacé, remisé... mais pas si loin, finalement... Allez, pas de nostalgie : pas le temps et c'est pas le moment !
Darky est un ange : les blancs montent (j'ai tout-de-même pensé à la pincée de sel et à la goutte de citron psychologiques...). J'ajoute le sucre.
Tout va bien : comme sur l'une des photos de la Leçon de... les blancs sont collés au fouet !
J'incorpore le sucre et la poudre d'amandes. Je mélange. Je maîtrise.
Et là ? ...
Ben là, je ne sais pas expliquer ce qui s'est passé... D'un coup, le Vilain Petit Diable qui sommeille en moi s'est réveillé et s'en est donné à coeur joie... faisant taire le Gentil Ange Gardien qui, jusqu'à présent, veillait sur moi...
Délire incontrôlé : on partage la préparation en deux, dans l'un des contenants, on ajoute du cacao non sucré et, dans l'autre, du colorant rouge... Aïe ! Une cuillère à café, rien que ça... C'est bien connu : le rouge risque de donner un rendu pâlichon à la cuisson...


Et "pas trop énergique, le macaronnage", me souffle Gentil Ange Gardien (ou serait-ce Vilain Petit Diable ?)... Il (Vilain Petit Diable...) m'avait joué un drôle de tour à notre essai précédent : le fouet s'était emballé et la pâte, au lieu d'être souple, était devenue toute liquide...
Vilain Petit Diable tente de reprendre la main : il me semble que Marie-Pierre met du papier journal plié sous ses feuilles de cuisson... Vite : l'Homme attrape un journal, le plie, le déplie, le replie dans l'autre sens, essaie d'ajuster l'arme aux plaques, me demande "au fait, quelle épaisseur, combien de feuilles?"... On laisse tomber !
Je sors les poches à douilles : il m'en faut deux... Forcément... Avec 2 couleurs... Mais où ai-je rangé les douilles de la seconde ? "Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qui m'a pris d'avoir des idées à... d'innover à la dernière minute ?" De vouloir changer l'ordre des choses ?
Gentil Ange Gardien reprend le dessus : je retrouve, dans un éclair de lucidité, de calme, les douilles... Pas franchement les bonnes mais ça ira... Tempérage de... la tension ambiante...
Etape pochage réussie. En quinconce pour bien faire circuler l'air.
Yes ! On oublie les 2 plaques pour faire croûter.
Et ? On fait la vaisselle... Ce n'est pas du luxe. Mais dans le calme (les éléments connexes se sont tous éclipsés, volatilisés, envolés... choisissez... d'un seul coup !), ça va mieux !
Une partie dans le lave-vaiselle, l'autre lavée, séchée et rangée avec mes mimines. Juste le temps (30 min pour la plaque chocolat - 50 min pour la plaque rouge) pour obtenir des coques qui ne collent pas sous la pression de mon doigt.
L'heure de vérité pour mon four : va-t-il réduire à néants, en quelques minutes (12 - selon Sébastien Serveau - 13 selon Mercotte) nos efforts communs à l'Ancêtre, Darky, les éléments connexes et moi ?
Ben non ! Même pas ! Gentil Four, grâce à Chaleur Tournante, me propose de sublimes (enfin, c'est ce que j'en pense...) coques avec de jolies collerettes, qui se décollent en douceur :

Je stocke les coques jusqu'à demain matin. Allons-y pour la ganache.
Pas trop mal...
J + 1 : grâce à Darky, je monte ma crème en chantilly plus vite qu'il ne faut pour l'écrire. Etape réussie.
Assemblage des coques : réussie.
- Verdict : Je vous concède que mes macarons n'ont pas encore "tout d'un grand" mais je travaille à m'améliorer ! Ils sont bon mais pas trop jolis ! Il reste des pointes... Pas aussi lisses que prévus... Tant pis : ils sont sublimes sous les dentitions testeuses... Je recommencerai...
Merci à Mercotte, the One, bien sûr, qui m'a gentiment et fermement encouragée à persévérer... mais aussi au Père Noël qui m'a très très très ... gentiment livré mon Dark Vador !
Je vous avoue que, ce dernier, je l'ai regardé du coin de l'oeil pendant deux bonnes semaines avant d'oser m'en approcher à moins d'un mètre de peur que... quoi d'ailleurs ?!
Et puis aussi grâce à l'une de mes Mères Noël qui a très judicieusement glissé dans le colis qui m'était destiné un pot de caramel au beurre salé (mais dis-moi, Marie-Thé, tu savais que le caramel au beurre salé et moi c'était une grande et belle histoire ?...).
